Peut-on construire l’avenir quand on considère les autres animaux comme des meubles?

-…les intellectuels signataires du manifeste aspiraient à la reconnaissance de la capacité des bêtes à ressentir du plaisir ou de la douleur. Mais pour le chef de l’Etat, la question n’a pas lieu d’être. « En France, nous aimons les animaux », a-t-il déclaré remarquant que « beaucoup d’efforts ont été réalisés pour le bien-être animal sans qu’il soit nécessaire de le traduire par une loi ».- (http://www.huffingtonpost.fr/2014/02/21/francois-hollande-animaux_n_4830042.html)

Doit-on considérer que nos facultés de conception et de transformation de la matière nous donnent le droit de mépriser les autres animaux ou nous donnent le devoir de les respecter? La réponse à cette interrogation est-elle une question de morale ou de survie?

Assumer notre actuelle nature de prédateur ne nous oblige pas à infliger milles souffrances aux autres espèces, ne nous oblige pas à les priver du droit de vivre décemment.

La Terre est assez grande et généreuses pour accueillir tous ceux et toutes celles qui respectent ses capacités de production de richesses et d’absorption de déchets.

La Terre ne sera jamais assez grande pour celles et ceux qui souhaitent que chaque jour nous détruisions une part toujours plus grande de sa vie.

Pour que l’humanité survive à elle-même, il lui faut accepter de respecter la vie, simplement.

Face aux dogmes de croissance infinie dans un monde fini, face aux fantasmes de toute-puissance sur la nature, face aux égoïsmes qui nous rongent, l’écologie est un tout, une vision d’un monde inter-dépendant, d’un monde qu’il nous faut partager pour ne pas le détruire, nous détruire.

A ce titre, être écolo implique que l’on partage aussi les ressources disponibles entre-nous. Non pas que l’on partage d’abord entre-nous puis avec les autres animaux mais que l’on partage les ressources avec toutes les formes de vie qui ne menacent pas notre survie : que l’on remplace nos suicidaires soifs de domination et de contrôle par de salutaires envies d’amour et de partage.

Quand dépasserons-nous notre actuelle inclinaison à tout détruire? Ne savons-nous plus vivre?

Ne laissons plus nos égoïsmes détruire notre amour, nos espoirs, notre avenir.

François NICOLAS, Rezé(44)

http://mingata.eu/

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A propos François NICOLAS

Militant écolo, je veux agir pour que nous refusions enfin que la prospérité temporaire des un-e-s se traduise par la mort de faim définitive des autres : « Vivre simplement, pour que les autres puissent simplement vivre. » Aux objectifs de victoires de quelques-un-e-s construites au dépend de multiples défaites des autres (ce que vous appelez compétition, la rage au ventre, les poings serrés), je préfère les objectifs de partage, d’amour et de respect (ce que tu appelles utopie anarchiste, le sourire aux lèvres, la main ouverte).
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2 commentaires pour Peut-on construire l’avenir quand on considère les autres animaux comme des meubles?

  1. A reblogué ceci sur lesindignesduquebecet a ajouté:
    Doit_on considérer les animaux comme des meubles ?

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