Il va nous falloir beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour.

« Loin de leur fureur nationaliste… Refuse toutes formes d’intégrisme… Citoyen du monde… Comme elle est belle la France remplit de toutes ses différences… »:

Aujourd’hui, le premier parti de France est un parti qui exprime clairement son envie d’une autre France, d’une France qui  reviendrait aux principes guerriers du début du vingtième siècle, une France où l’on trierait les humains en fonction du sang de leurs ancêtres, d’une France qui se réclamerait d’une seule et unique religion, d’une France oubliant les droits humains, d’une France refermée sur elle-même,… En somme, d’une France qui détruirait la plupart des avancées démocratiques du siècle dernier.

Il faut ouvrir les yeux, c’est humainement et économiquement un suicide mais ceci n’a rien de choquant.

Sous la pression des égoïsmes des plus riches en devise, nos dirigeants oublient la plus élémentaire humanité en criminalisant les migrants sans autorisation administrative de séjour, en diminuant la solidarité nationale à des minima sociaux, en culpabilisant celles et ceux qui ne trouvent pas ces emplois qui n’existent plus, en bétonnant une part toujours grandissante des terres de France et stérilisant les terres restantes, en n’offrant comme avenir que des rêves de pouvoir et d’argent, en glorifiant la compétitivité financière et les compétitions fratricides alors que, loin des dogmes productivistes, les ressources de la Terre étant limitées, des riches ne peuvent s’enrichir que si des pauvres s’appauvrissent…

Il y a une réelle différence entre gauche et droite. A droite, ce monde de compétition est construit par conviction dogmatique, de bon cœur. A gauche, ce monde est construit par soumission aux puissances économiques, à reculons. Ainsi, ce suicide collectif est plus lent,  moins dramatique à gauche mais il reste un suicide.

Comme gauche et droite ne promettent finalement qu’incertitudes et compétitions, comment en vouloir à ces hommes et ces femmes qui cherchent à se réfugier dans le passé, qui cherchent à se rassurer par de vieilles recettes qu’ils ou elles savent sans avenir mais, au moins, qu’ils ou elles connaissent?

Il est de notre devoir à toutes et à tous de nous armer d’amour, de rappeler les vérités essentielles qui fondent nos civilisations, notre humanité.

Il est de notre devoir à toutes et à tous de dire notre France, de dire la beauté de l’accueil, la beauté de la diversité, la beauté des échanges, la joie de la solidarité, notre volonté de partage, notre amour des femmes et des hommes, notre amour de la vie, notre détermination à préserver l’avenir de toutes et de tous.

Il est de notre devoir que d’expliquer comment nous pouvons toutes et tous vivre bien, sans crainte des autres et comment ceci serait facile, qu’il suffirait d’en finir avec nos compétions fratricides, d’en finir avec la glorifications de l’accumulation de devises et d’objets,  qu’il suffit d’ouvrir les yeux sur nos richesses communes, sur nos possibilités de vivre ensemble et en harmonie si l’on cesse de baser nos économies sur une impossible croissance infinie des revenus financiers et qu’enfin l’on recherche la stabilité, l’équilibre, le partage.

Bref, il va nous falloir beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour, dans nos discours et surtout dans nos actes pour, ensemble, ouvrir les yeux sur le monde tel qu’il peut devenir si nous le décidons et, surtout, pour construire ce monde, vite.

Une France généreuse, douce, équilibrée et pleine d’espoir existe déjà, à nous de l’aider à vaincre les haines nationalistes, les suicides économiques ultra-libéraux ou les aveuglements productivistes.

Alternativement,

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu

 

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A propos François NICOLAS

Militant écolo, je veux agir pour que nous refusions enfin que la prospérité temporaire des un-e-s se traduise par la mort de faim définitive des autres : « Vivre simplement, pour que les autres puissent simplement vivre. » Aux objectifs de victoires de quelques-un-e-s construites au dépend de multiples défaites des autres (ce que vous appelez compétition, la rage au ventre, les poings serrés), je préfère les objectifs de partage, d’amour et de respect (ce que tu appelles utopie anarchiste, le sourire aux lèvres, la main ouverte).
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