L’œuf ou la poule? Construire ou détruire?

En quoi est-ce que répondre aux provocations par la violence c’est résister? N’est-ce justement pas le contraire?

Il y a ceux et celles qui, broyées par notre système, n’aperçoivent d’autres voies que la violence mais, il y a aussi celles et ceux à qui il reste des choix, des possibilités de construire, des possibilités de faire un pas de coté.

Quand on a le choix, répondre aux violences sociales ou répressives par la violence ne consiste-t-il pas à se donner des exutoires ponctuels et, en fin de compte, à rentrer dans les rangs et ne rien changer de ce qui nous déplaît?

Répondre aux violences sociales ou répressives par la violence ne minimise-t-il pas le débat de fond?

Répondre aux violences sociales ou répressives par la violence ne favorise-t-il pas les pouvoirs économiques en place et leurs instrumentalisations des médias, des politiques ou de la justice?

La violence permet aux classes économiques dirigeantes de laisser croire qu’il n’y a aucun espoir en dehors d’un système à leur service. Les provocations et dégradations sont les amies des pouvoirs en place. Elles aident à masquer les débats et interdire les rues, les lieux d’échanges et d’expressions, à la majorité des citoyens.

Débattons, manifestons, soyons nous-même, dialoguons. Si on nous interdit un lieu, une rue, un carrefour, une place, dispersons-nous calmement et allons dans un autre lieu, une autre rue, un autre carrefour, une autre place, résolument.

Reprendre le pouvoir sur nos vies c’est aussi construire à coté, laisser une place à la diversité des expressions, aux dialogues et ne pas se laisser enfermer dans des affrontements fratricides. Reprendre le pouvoir c’est aussi se poser, rêver, dialoguer, proposer et construire.

Reprendre le pouvoir sur nos vie c’est aussi ne se laisser entraîner vers l’affrontement qu’en dernier ressort et, dans tous les autres cas, préférer agir à coté, construire des briques d’un autre monde dont d’autres s’inspireront s’il est enviable.

L’usage de la force use nos forces,

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Publicités

A propos François NICOLAS

Militant écolo, je veux agir pour que nous refusions enfin que la prospérité temporaire des un-e-s se traduise par la mort de faim définitive des autres : « Vivre simplement, pour que les autres puissent simplement vivre. » Aux objectifs de victoires de quelques-un-e-s construites au dépend de multiples défaites des autres (ce que vous appelez compétition, la rage au ventre, les poings serrés), je préfère les objectifs de partage, d’amour et de respect (ce que tu appelles utopie anarchiste, le sourire aux lèvres, la main ouverte).
Cet article a été publié dans Démocratie. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s