Un dernier aéroport pour la route? Non, merci.

La consultation sur le transfert n’était pas un référendum mais, comme son nom l’indique, une consultation visant à donner aux promoteurs de ce projet un argument leur permettant, sans risque, de nier l’inutilité de ce projet, leur permettant de masquer leurs refus des engagements de la COP21, leur permettant de ne pas respecter l’obligation de préserver les zones humides, les déresponsabilisant de la destruction inutile de terres agricoles, leur permettant d’accuser les électeurs des dommages qui seront causés par les actions militaires contre les résistants, rendant acceptable les habituels mais néanmoins énormes dépassement de budget à venir…

Bref, au contraire de ce qu’affirme les promoteurs de ce projet scandaleux pour l’avenir, persister dans cette obsession du bétonnage et de la destruction inutile est anti-démocratique.

En effet, nous ne sommes pas en capacité de consulter tous ceux et toutes celles qui souffriront de nos multiples choix en contradiction avec l’avenir: la plupart ne sont pas nées… Si au moins ceci avait un sens, une justification objective louable… Mais non, nous imposons aux générations à venir des sacrifices inutiles : ce projet nuit à l’aéronautique et ne peut profiter qu’aux banques et aux spéculateurs immobiliers. Nous valons mieux que ça.

Prendre des décisions politiques, diriger notre société, ce n’est pas courir après les sondages. La démocratie interdit de confondre un sondage, une consultation avec une décision, un référendum. Les règles officielles de notre démocratie interdisent que les consultations organisées dans ces conditions soit considérées comme des référendums. C’est un déni de démocratie que de prétendre le contraire. C’est une lâcheté de nos dirigeants économiques et politiques que de vouloir cacher leur volonté de hâter la destruction de notre environnement pour augmenter les bénéfices des banques et spéculateurs immobilier, pour alimenter leurs fantasmes d’une croissance infinie dans un monde fini ou pour masquer que notre modèle économique ressemble plus à un suicide collectif qu’à un espoir d’avenir.

En somme, cette histoire de transfert d’aéroport ressemble à un des derniers gaspillages avant l’écroulement…

 

Un dernier pour la route?

NON MERCI!

François NICOLAS, REZE(44)

 

Publicités

A propos François NICOLAS

Militant écolo, je veux agir pour que nous refusions enfin que la prospérité temporaire des un-e-s se traduise par la mort de faim définitive des autres : « Vivre simplement, pour que les autres puissent simplement vivre. » Aux objectifs de victoires de quelques-un-e-s construites au dépend de multiples défaites des autres (ce que vous appelez compétition, la rage au ventre, les poings serrés), je préfère les objectifs de partage, d’amour et de respect (ce que tu appelles utopie anarchiste, le sourire aux lèvres, la main ouverte).
Cet article a été publié dans Décroissance, Démocratie, NDL. Ajoutez ce permalien à vos favoris.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s