Tous les articles par François NICOLAS

Militant écolo, je veux agir pour que nous refusions enfin que la prospérité temporaire des un-e-s se traduise par la mort de faim définitive des autres : « Vivre simplement, pour que les autres puissent simplement vivre. » Aux objectifs de victoires de quelques-un-e-s construites au dépend de multiples défaites des autres (ce que vous appelez compétition, la rage au ventre, les poings serrés), je préfère les objectifs de partage, d’amour et de respect (ce que tu appelles utopie anarchiste, le sourire aux lèvres, la main ouverte).

Interlude stop-motion: recyclage idéologique

DECROISSANCE
« Choisir de vivre simplement pour laisser les autres vivre »
un moyen accessible et EFFICACE
pour LUTTER contre les barbaries,
pour CONSTRUIRE un monde plus juste,
pour REDEVENIR HUMAIN.

(Sur une musique d’Offenbach)

François NICOLAS, Rezé(44)

Retraites, l’évidence économique

Retraites, l’évidence économique.

En toute logique, il faut diminuer le temps de travail, partir plus tôt à la retraite.
Bref, pour sauver notre économie, il faut moins travailler pour mieux partager.
Moins travailler pour vivre bien.

François NICOLAS, Rezé(44)
http://mingata.fr/

Interlude animalier

Tu veux, au nom de l’accumulation des capitaux, suicider la vie sur Terre?
Tu crois qu’un miracle nous sauvera?

Tu crois possible une croissance infinie dans un monde fini?
Tu ne veux pas qu’on partage radicalement les ressources?

Reviens discuter quand tu voudras respecter la vie sur Terre.

DECROISSANCE DU PIB!
C’est-à-dire:
(-) de privatisations,
(+) de services publics,
(-) de travaux pénibles,
(+) d’activités saines,
(-) de répressions,
(+) de libertés,
(-) d’égoïsmes,
(+) de partages,
(-) de biens jetables,
(+) de liens durables.

François NICOLAS, REZÉ(44)

http://mingata.blogs.nouvelobs.com/

Qu’est-ce que… la croissance?

Qu’est-ce que la croissance?


Avant d’évoquer la décroissance, il est utile de réfléchir à ce qu’est la croissance, de prendre un peu de recul sur l’économie qu’elle dessine…


 

Nos dirigeants sont dévoués à la croissance. Ils consacrent toutes les ressources de l’humanité, actuelle et à venir, à l’idée d’une croissance infinie du produit intérieur brut, le P.I.B.

La croissance du P.I.B. ne mesure pas les richesses produites mais la traduction financière de l’activité économique.

La croissance du P.I.B. mesure le coût financier réel ou estimé de nos activités, quelles que soient nos activités.

Produire toujours plus de choses, même inutiles ou néfastes, voilà ce qu’est une politique basée sur la croissance.

A la sortie de la guerre, quand nous devions reconstruire la France, il fallait produire massivement, la croissance du P.I.B pouvait coïncider avec le progrès. Ce n’est plus le cas. Chômage subit, inégalités, soins médicaux inaccessibles, pénuries de logements, égoïsmes, solitudes, violences, on nous dit que c’est la crise.

On nous dit que ce n’est qu’une crise, qu’il nous faut faire des efforts mais, il y a une autre explication. Regardons les choix économiques qu’entraîne la volonté de croissance du P.I.B.

Jeter et fabriquer augmente le P.I.B. alors, nous produisons des biens fragiles qu’on ne répare plus.

Plus vite un bien est démodé, plus vite il faut en fabriquer un autre, plus vite le P.I.B. augmente alors, les propagandes commerciales nous expliquent qu’il est utile de posséder les dernières nouveautés.

Moins il y a d’entraides entre les humains, plus un citoyen est dépendant du système, plus les consommations personnelles augmentent : égoïsmes et solitudes sont bons pour le PIB alors, structurellement, les liens entre les citoyens diminuent.

Comme une société privée doit rémunérer ses actionnaires, quand on privatise un service public, le P.I.B. est augmenté des bénéfices que la société privée doit dégager, alors, toute politique de croissance doit réduire les services publics.

Dans une économie d’offre et de demande, ce qui est abondant est gratuit, donc mauvais pour la croissance du PIB : tout système basé sur la croissance doit favoriser la rareté, priver une part grandissante de la population de biens essentiels, tous les biens et services auparavant gratuits deviennent payants.

Bilan

La croissance voulue par la pensée unique n’est que la croissance infinie du P.I.B. Elle est en contradiction avec le progrès, l’efficacité, la liberté, la générosité du vivant, l’abondance des énergies, le respect de l’avenir.

La croissance infinie du P.I.B. nécessite la création perpétuelle de nouveaux besoins. Ainsi, une économie basée sur une croissance infinie doit maintenir les citoyens dans un état d’insatisfaction permanente.

Loin du « vivre ensemble » une société basée sur la croissance du P.I.B. est une société du « consomme pour toi ».

La croissance n’est pas liée au progrès de l’humanité. Elle est cette « crise » qui nous détruit.

La croissance est cette « crise » qui nous détruit.

Décroissance.

François NICOLAS, Rezé(44)