Archives pour la catégorie Egalité

ZAD, quelques vidéos

Bonsoir,

La ZAD en quelques vidéos à partager sans modération pour celles et ceux qui n’ont pas eu l’occasion d’affirmer ces dernières semaines, en soutenant sur place les habitants et habitantes de la ZAD, qu’ayant lutté contre l’aéroport et son monde nous sommes encore là et nous serons là pour soutenir celle et ceux qui réinventent les communs, la solidarité, le dialogue, l’humanité, pour celles et ceux qui expérimentent des styles de vie respectueux de l’engagement de Paris sur le climat,…

  • 3 juin (avec une invitation à venir tous les dimanche à 14H, pour aider):

(3 minutes)

  • 20 mai (avec l’intégralité des témoignages de soutien des syndicalistes):

(27 minutes)

  • 12 mai (Zone d’Amour Démesuré,  montage à partir d’images diffusées par Armelle Borel):

(6 minutes)

  • 10 mai (La cycliste, le char et les militaires,  montage à partir d’images diffusées par Armelle Borel):

(2 minutes)

  • 7 mai (une initiation aux actions non-violentes avec le GIGNV):

(27 minutes)

  • 15 avril (mais, vous étiez là, non?)

(5 minutes)

Alter’naïvement,

François NICOLAS, REZE(44), https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44

Ne pas oublier, Le 16 juin, nous sommes tous et toutes attendues à Bure
http://16juin2018.info/2018/04/29/ils-elles-organisent-des-bus-pour-venir-contactez-les-inscrivez-vous-actualisation-en-cours/

Une conférence pour devenir une experte sur Bure, facilement :

(2H)

Bonus de PéPé O (Petit Poney Orange)

  • Ces dangereux champs de patates:

(2 minutes)

  • Une manifestation invisible et silencieuse à la Défense:

(2 minutes)

 

Pari réussi pour la marée populaire à Nantes, le 26 mai 2018

Ce samedi 26 mai 2018, les nantaises et nantaises ont massivement participé à la manifestation organisée par un collectif unitaire composé 26 organisations locales (ATTAC 44, Alternatiba Nantes, Alternative libertaire Nantes, CGT 44, comité 5 mai Nantes, collectif Santé 44, Collectif STOP CETA 44, comité Bure Nantais, DAL 44, EELV 44, Ensemble 44, France Insoumise 44, FSU 44, Gauche Démocratique et Sociale 44, GIGNV , Génération.s 44, Jeunes Générations 44, Jeunes France Insoumise 44, NPA 44, PCF 44,Place au peuple 44, Solidaires 44, SGL 44, Sortir du nucléaire Pays Nantais, Union Démocratique Bretonne, UNEF Nantes) dans le cadre de l’appel national pour une marée populaire.

Ci-dessous, une retranscription vidéo de la manifestation :

Le texte signé par l’ensemble des associations, collectifs, syndicats et partis:

« Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,
Marée populaire le samedi 26 mai

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Le collectif unitaire Nantais portant cette volonté se compose des organisations suivantes :.

Le samedi 26 mai, à Nantes, à partir de 14h30 au miroir d’eau, un collectif unitaire composé 26 organisations locales (association, syndicats et partis politiques) se joignent à l’appel national pour une « marée populaire ».

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets. »

Stop violence

Plus d’infos sur l’opération militaire en cours: http://zad.nadir.org/

Une solution légale se construisait.
Rien ne justifiait de se précipiter.

Mais les personnes de pouvoir ont décidé de détruire et de ravager.
De détruire des habitations, de ravager des lieux d’activités.

Sérieux?

Le pouvoir révèle-t-il la vraie nature des personnes?
Pour agir ainsi de quoi sont-elles les esclaves ?
Quel monde ceci construit-il ?
Quel avenir ceci laisse-t-il à la liberté, l’égalité, la fraternité ?

Face aux violences, aux destructions, aux ordres, au mépris.
Nous avons l’espoir, le courage, les rêves, l’amour, le travail.
Nous avons la camaraderie, le respect, la liberté, la vie.
Nous construirons un monde respectueux des personnes.
Un monde respectant la vie, un monde respectant l’avenir.

STOP VIOLENCE

François – https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44

ZAD, écologie, avenir et propriété privée?

J’entends et je lis des étonnements sur les réticences de certaines personnes habitant la ZAD à accepter l’idée de formaliser nominativement des projets définissant un morcellement de la ZAD.

Ne nous perdons pas dans des considérations de gestion, de référence à un monde qui implacablement conduit l’humanité à sa perte, n’oublions pas qu’une part essentielle des enjeux est là. Il n’y a pas pour l’instant d’autres d’issues connues pour préserver la démocratie en cas de raréfaction des ressources que de cheminer dans un autre sens que l’augmentation constante de la propriété privé, que de cheminer vers l’augmentation du domaine des propriétés d’usage.

Oui, c’est évidement de ceci dont il est question, expérimenter des fluidités dans les propriétés individuelles ou collectives pour que notre civilisation renoue avec les communs, avec cette part de propriété d’usage sans laquelle aucune économie ne peut prospérer durablement.

Si Europe Écologie – Les Verts avait retenu Eva Joly, la candidate anti-corruption, c’est bien parce que nous savions intuitivement que l’abus de propriété privée n’est pas une solution mais un problème et que, du fait par exemple de l’accumulation primaire du capital, la frontière est fine entre propriété et spoliation.

Pour certaines habitantes de la ZAD, signer nominativement, même dans le cadre de projets collectifs, une division de la ZAD entre groupes institutionnalisés dont les intérêts peuvent diverger, pose une question majeure quand on expérimente la démocratie directe et la propriété d’usage. Dans ce cadre, engager un ou plusieurs individus sur des projets distincts changent fondamentalement la donne en introduisant potentiellement une hiérarchie, même quand elle n’est que morale, et des conflits d’intérêts déséquilibrant le poids des usages passés par rapport aux usages futurs, diminuant la fluidité de la propriété d’usage et influençant les négociations constantes entre usagers…

Imaginer une solution satisfaisante revient peut-être à réinventer des communs.

Ceci nécessite du temps puisqu’il faut que toutes, même les plus honnêtement anarchistes, acceptent de formaliser ceci en confiant une part de leurs avenirs à une ou plusieurs personnes morales, une ou plusieurs associations, créées dans ce but.

Ceci nécessite du temps puisque les solutions qu’elles peuvent envisager peuvent nécessiter un savant panachage de propriétés individuelles ou collectives et usages individuels ou collectifs.

Bref, il faut du temps, du dialogue, du débat et ce n’est pas à nous de dire quoi que ce soit, c’est l’histoire des habitantes de la ZAD.

Nous, écolos, nous avons un rôle politique à jouer pour la préservation du bocage, pour dire le besoin de préserver la biodiversité, la richesse de ce territoire, quelles que soient les solutions choisies par le gouvernement avec les habitantes de la ZAD.

Nous, écolos, nous avons aussi un rôle politique à jouer dans la redécouverte des communs. Nos élues doivent parler des communs, nos élues et toutes celles qui ont l’occasion d’être parfois interviewées doivent en profiter pour dire les faits, expliquer comment notre civilisation survit malgré le capitalisme grâce à de multiples expressions des propriétés d’usage et, quand l’accumulation primaire du capital abouti à trop de spoliations,  par des successions de crises économiques ou politiques rebattant plus ou moins les cartes de la propriété.

La mise en évidence du besoin de renouer avec les communs, faisait parti des points portés par Hamon alors, comme nous avons toutes activement participé à sa campagne, nous sommes armées pour ces discours.

A nous de soutenir les habitantes de la ZAD pour qu’elles conservent cette cohérence. A nous de ne pas leur en vouloir si elles cèdent aux pressions de conformité sociale et, remercions-les pour leur résistance.

 

François NICOLAS, REZE(44)

 

Bonne année 2018

Pour bien commencer l’année, tu peux librement partager cette vidéo et signer une pétition pour le droit à un revenu de base inconditionnel supérieur au seuil de pauvreté: https://tinyurl.com/zdxzerd

Plus d’informations: http://www.revenudebase.info/

François (https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44)

Le cadavre sous la neige

Une personne a échappée aux guerriers à qui nous vendons nos armes. Une personne s’est évadée des dictatures qui nous fournissent nos matières premières. Une personne a fuit la misère que nos multinationales imposent dans son pays au nom des accords internationaux de libre échange. Une personne n’est pas morte dans le désert. Une personne n’est pas restée prisonnière d’un camp au Maghreb. Une personne ne s’est pas noyée en Méditerranée.

Nos députées criminalisent cette personne si elle n’a pas d’autorisation administrative de séjour ou d’entrée sur notre territoire.

Sans autorisation administrative, nos policiers lui bloquent l’accès aux frontières, ne lui laissant que le choix de risquer sa vie.

Ainsi, elle affrontera, sans équipement, la haute montage.

http://www.liberation.fr/france/2017/12/17/peut-etre-qu-au-printemps-on-retrouvera-des-corps-sous-la-neige_1617327

Ça ne te révolte pas qu’en notre nom les Alpes puissent se transformer en cimetière?

Les pays riches en devises fortes consomment des matières premières ou des produits manufacturés, extraites ou produits hors de leurs frontières. En effet, via leurs banques centrales et leurs banques, ils équilibrent la masse monétaire avec les richesses échangées : ils sont en mesure de créer l’argent nécessaires à leurs échanges. Ainsi, les apports de population n’entraînent pas de pénurie dans les pays riches. Au contraire, en fortifiant leurs marchés intérieurs et en augmentant la force de travail disponible, les apports de population augmentent les capacités de création monétaire des pays riches en devises, augmentent leur pouvoir sur les autres pays.

Ainsi, il n’y a aucune de réelle justification économique à cet acharnement contre les personnes sans autorisation administrative de séjour.

La militarisation de nos frontières ne se justifie que par le besoin de nos dirigeants politiques ou économiques de nous renfermer sur nous-même, de sorte que nous évitions de remettre en cause ce système qui broie notre humanité, notre raison de vivre, qu’ainsi nous ne contestions pas l’ordre établi, la soumission volontaire à des règles qui, pour répondre au mirage d’une croissance infinie des profits financiers des multinationales et des pouvoirs individuels de quelques individus, détruit toute vie, tout espoir d’avenir.

Ce choix contredit nos aspirations profondes, notre humanité. Alors, pour nous interdire de le remettre en cause, nos gardiennes, qu’elles soient députées, juges ou policières, menacent d’envoyer en prison les françaises qui choisissent d’aider les personnes en difficultés.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/une-de-nos-membres-poursuivie-pour-delit-de-solidarite

Personnellement, je ne rêve pas de cette société inhumaine que le durcissement des frontières construit. Est-ce ton cas ?

Je rêve qu’enfin nous ayons des politiques responsables, des politiques qui ne dresseraient pas les personnes les unes contre les autres, des politiques qui, prenant en compte les changements climatiques, sortiraient progressivement nos pays des compétitions suicidaires et aideraient à la construction d’un monde plus juste, plus désirable, plus durable.

 

Joyeux Noël,

 

François, NICOLAS, REZE(44)

Ces humain.e.s veulent juste vivre

Les migrations massives se font en direction des régions habitables les plus proches des régions sinistrées quittées.

Tout d’abord au sein d’un même pays, puis dans un pays voisin, puis, dans un pays un peu plus lointain, etc…

C’est pourquoi, contrairement aux fantasmes des droites extrêmes, toute la misère du monde ne cherche pas à venir chez nous.

 

Plus nous consacrons d’énergie à lutter contre les migrant.e.s, plus les candidat.e.s à l’immigration redoublent de sacrifices, de volonté, car nous entretenons ainsi le fantasme que nous aurions d’incroyables richesses.

Plus nous gaspillons d’énergie à lutter contre les migrant.e.s, moins les candidat.e.s à l’immigration réalisent que, depuis longtemps, nos pays importent depuis leurs pays les ressources que nous consommons.

 

A l’inverse des affirmations sans fondement des médias et politiques, un assouplissement des frontières et un accueil digne des migrant.e.s, au contraire d’entraîner leur augmentation, pourrait tout autant faciliter la diminution du nombre de personnes forcées de vivre loin des climats, loin des régions, loin de celles et ceux qu’ils ou elles aiment.

En diminuant la captivité des exploité.e.s, un assouplissement des frontières et un accueil digne des migrant.e.s, permettraient de limiter les pouvoirs des dirigeant.e.s politiques ou économiques.

Ne disposant plus des frontières pour garder leurs travailleurs et travailleuses, tous les pays pourrait être contraints de démocratiser leurs régimes ou d’y améliorer le partage des richesses.

Ceci est évidement tout aussi valable pour les pays riches en devises.

Ne serait-ce que par la disparition des clandestins corvéables à merci et par leurs obligations d’augmenter mondialement les salaires, nos dirigeant.e.s économiques, celles et ceux qui profitent réellement des frontières, seraient alors dans l’obligation de diminuer leurs prédations.

En diminuant les contraintes créées par les frontières, nous améliorerons les conditions de travail dans les pays pauvres en devises et, l’économie étant mondialisée, également dans nos pays riches en devises.

Nous devons améliorer la libre circulation des personnes, pour diminuer l’exploitation, la spéculation, la misère, pour renforcer la démocratie, la sûreté, le partage.

Ces humain.e.s veulent juste vivre, accueillons les dignement.

 

François NICOLAS

https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44, https://twitter.com/mingata

L’OPA des multinationales contre notre liberté

Avec cette courte restitution vidéo de l’ensemble des prises de paroles du rassemblement STOP-CETA à Nantes, le 18 novembre 2017, tu devrais commencer à comprendre que l’objectif de ces accords n’est pas du tout de favoriser les échanges. CETA est un moyen d’abbattre, procès par procès, toutes les lois protectrices que nos états pourraient désirer pour protéger l’avenir, la vie, le climat, nos modèles sociaux, nos services publics, notre biodiversité, notre agriculture, nos industries, nos découvertes scientifiques…

Pour agir : www.stop-ceta.fr

SuckeR PuncH

Ce film est à vivre comme un poème, entre « Brazil » et « Alice au pays des Merveilles », matinée de « Vol au dessus d’un nid de coucou ».

Ce matin, mollement décidé à ne rien faire, à me « vider la tête », à m’abrutir sur un film de série Z, façon « l’homme aux deux cerveau » mâtiné de Kung-Fu et de Marvel, j’ai regardé Sucker Punch (Version longue, en V.O., c’est à propos de cette version que j’écris). J’ai été agréablement surpris.

Si tu crois au réalisme avant l’utopie, à la rationalisation avant l’échange, à la norme avant la liberté, passe ton chemin.

Si tu considère que l‘oppression des femmes par les hommes est une réalité à combattre, si tu crois que l’accumulation des capitaux ne peut être le moteur d’une société viable, si tu crois que la liberté de chacune à disposer d’elle-même est un droit non-négociable, regarde-le.

Si tu considères qu’une société se basant sur la domination masculine, les luttes de pouvoir et les privations de liberté est un asile de fous, autorise-toi deux heures de plaisir.

Si tu es féministe, anti-capitaliste, socialiste et libéral.e, si tu n’as pas peur des contradictions, des apparences trompeuses, des phrases et images faciles, si tu crois qu’il n’y a pas qu’une seule et unique vérité, une seule manière de voir, d’entendre, si tu crois qu’il n’est pas nécessaire de tout verbaliser pour penser, si tu acceptes de rêver, d’espérer, de lutter, de laisser tomber tes défenses rationnelles, de t’ouvrir aux autres, si tu acceptes de voir plus loin que tes yeux, de ne pas te focaliser sur tes a priori, si tu crois que chacun.e est sa propre voie mais que seul.e.s nous sommes impuissant.e.s, qu’on ne peut agir qu’ensemble… Ce film pourrait te plaire.

Regarde-le sans rien attendre, sans rien espérer, sans y chercher de longs propos philosophiques. Regarde-le sans jugement, ce film peut te parler de toi, de ta vie, de ton chemin, de ton désir de vivre. Ne sois pas trop critique avec toi-même.

Ce film est à regarder comme on lis un poème, comme on se laisse bercer par le bruit d’une cascade, par le crépitement d’un feu de bois, libre.

Présenté comme une « épopée fantastique », ce film m’a parlé de domination, de servitude volontaire, du sens de la vie, de la vacuité des normes, de l’importance de la liberté, de l’essentiel, de l’indicible.J’écris tout ça, je n’écris rien car, de toutes façons, ce film tu l’aimeras ou ne l’aimeras pas sur un critère simple : si tu aimes ou n’aimes pas les films où il y a un dragon.Ce billet ne concerne que la version longue en V.O. : je ne sais pas du tout si j’aurais apprécié la version courte ou une version doublée.

 

Paix et amour,

 

François NICOLAS, REZE(44), http://www.mingata.eu

 C’est officiel, depuis ce 8 octobre 2017, on peut dire :
François Nicolas a parfois des idées intéressantes mais,
méfions-nous, il aime "Sucker Punch".

Nicolas, à ton tour de répondre « présent! »

Nicolas Hulot​, en mai 2017, à ton appel, en mai, des dizaines d’associations ont répondu « présent » pour la lutte contre les inégalités, la fraude, l’évasion fiscale, l’impunité des banques, des politiques ou des multinationales.

Aujourd’hui, tu es au pouvoir, c’est à ton tour d’agir, d’empêcher le gouvernement de vendre nos libertés individuelles, d’empêcher le gouvernement d’augmenter la précarité des plus exploité.e.s, d’empêcher le gouvernement de favoriser l’enrichissement des plus riches, d’empêcher le gouvernement de poursuivre sa course vers l’anéantissement de toutes nos valeurs humanistes.

Bref, de grâce, soit présent, agit ou au moins parle, explique les bases de l’écologie au gouvernement et, s’il est sourd, utilise ta position pour faire comprendre au plus grand nombre le crime contre l’humanité que constitue toute politique de croissance du PIB dans un monde fini. Rappelle à toutes et tous qu’il n’y a rigoureusement aucun avenir pour l’humanité sur Terre si les plus riches sont autorisé.e.s à utiliser pour leur seul confort nos énergies, nos matières premières richesses et nos forces de travail. Rappelle à toutes et tous que dans un monde aux ressources limitées, ce que l’on consomme en trop condamne à mort celles et ceux qui auraient besoin d’un peu de ressources pour rester en vie. Rappelle à toutes et tous que puisque la Terre n’est pas infinie, la surconsommation condamne l’humanité.

S’il-te-plaît, existe. Refuse de n’être que cette caution morale dont les destructeurs et destructrices d’avenir ont besoin pour continuer à se mentir, continuer à se persuader que leurs avidités, leurs violences, laisse un espoir. Refuse de n’être que cette caution morale qui, parce qu’ils et elles sont humains ou humaines,  les aident à supporter leurs choix suicidaires pour les générations à venir.

S’il-te-plaît, parle-nous de partage des ressources, d’arrêt de la production d’armes nucléaires, de diminution drastique de notre dépendance aux énergie fossiles, du besoin d’en finir avec les compétitions fratricides, de la nécessité de mise en place rapide d’impôts réellement redistributifs, de la nécessité absolue de l’établissement très rapide d’un revenu de base inconditionnel suffisant pour vivre décemment.

Nicolas, à ton tour de répondre « présent! »

Alter’Naïvement,

François NICOLAS, REZE(44)