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R.B.I. Plus que 2 mois pour signer et faire signer!

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Nous n’avons que jusqu’au 14 janvier pour obtenir 1 million de signatures en faveur de l’initiative européenne pour l’étude d’un Revenu de Base Inconditionnel, une somme attribuée à chacun-e sans condition et cumulable avec d’autres revenus, pour assurer ainsi à chacun-e une vie digne à l’abri de l’extrême pauvreté sans plus aucune déconsidération sociale.

Le revenu de base ne préjuge pas du type de société où il s’applique, il ouvre seulement la porte à la liberté de choisir sa vie, ses activités.

Il autorise une relative reprise de contrôle sur sa vie, une limitation des dépendances aux mécanismes financiers anti-économiques.

Il ouvre la possibilité de diminuer l’importance des quelques « Grands Projets Inutiles Imposés » face à des myriades de « Petits Projets Utiles Choisis ».

Il propose de passer d’une logique de croissance des profits de quelques-uns, basée sur la peur du chômage subit de tous les autres, à une économie d’activités choisies basée sur la liberté de chacun de se consacrer pleinement à ce qu’il ou elle aime et sait faire.

Que l’on soit de « gauche », du « centre » ou de « droite », si l’on souhaite en finir avec les précarités économiques, si l’on souhaites une augmentation du domaine de la démocratie, une diminution des servitudes ou une diminution des inégalités entre petites entreprises et multinationales, nous avons toutes et tous intérêt à soutenir cette initiative pour un revenu de base inconditionnel.

Pour signer la pétition qui autorisera l’Europe a étudier la possibilité de sa mise en œuvre:

https://ec.europa.eu/citizens-initiative/REQ-ECI-2012-000…

Ce n’est pas une pétition ordinaire. Il faut être un ou une citoyenne européenne : les signatures recueillies permettront à l’Europe de se saisir de cette utopie économiquement pragmatique, elles permettront à l’Europe d’aider tous les pays européens le souhaitant à sortir par le haut de la « crise ». C’est une démarche officielle sécurisée: il faut se munir d’une pièce d’identité. Cette signature prend peu de temps et n’engage à rien mais, si nous signons massivement, nos signatures autoriseront l’Europe à organiser et coordonner les études de faisabilité d’un tel changement.

François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

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Rencontre avec Rubin et Miticà

Mieux qu’un long discours contre les préjugés, un extrait vidéo d’une rencontre avec des migrants européens en situation précaire.


Merci à Rubin (menuisier) et à Miticà (ouvrier agricole et électricien) pour leurs témoignages, aux militants d’AME SAM ( http://ame-sam.blogspot.fr/ ) pour l’initiative de cette rencontre avec Europe Ecologie – les Verts SudAggloNantaise ( http://sudagglonantaise.eelv.fr/ ).

François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

Contre les abus d’autorité, le Revenu de Base Inconditionnel!

Pour limiter les règles stupides, les abus d’autorités ou les vexations,…

Pour plus d’humanité au travail.

Aucune travailleuse ne devrait avoir peur de perdre le droit à un revenu décent si elle refuse de se plier aux ordres les plus imbéciles.

Demandons l’établissement d’un Revenu de Base Inconditionnel.

Pour « Demander à la Commission d’encourager la coopération entre les États-membres (tel que spécifié par l’article 156 du TFUE) afin d’explorer le revenu de base inconditionnel comme un outil pour améliorer leurs systèmes de sécurité sociale respectifs. »

Il suffit de signer (procédure officielle donc besoin de disposer d’un document d’identité) là:

https://ec.europa.eu/citizens-initiative/REQ-ECI-2012-000028/public/index.do

François NICOLAS, REZE(44)

http://mingata.eu/

 

Qu’est-ce que… le « droit du sol »?

Qu’est-ce que… le « droit du sol »?

Qui est Français?

Code Civil – Livre 1er – Titre 1er bis Chapitre II
Article 18
Est français l’enfant dont l’un des parents au moins est français. (…)
Article 19 – 3
Est français l’enfant né en France lorsque l’un de ses parents au moins y est lui-même né. (…)

Les articles 18 et 19-3 du Code Civil définissent qui est français de plein droit.
Deux cas sont possibles:
« droit du sang« : est français celui ou celle dont un des parents est français.
– « double droit du sol« : est français celui ou celle qui est né en France et dont un des parents est né en France.

Ainsi, être né en France ne suffit déjà pas pour être français de plein droit. Les spécialistes de la nationalité française ne parlent pas de « droit du sol » mais de « double droit du sol ».

Il n’est pas besoin de modifier les lois françaises pour mettre fin au simple droit du sol : il n’existe pas, seul le double droit du sol existe.

Une des multiples modalités d’acquisition de la nationalité française

Par contre, afin de respecter la volonté de constitution d’une république unie et indivisible, le législateur a prévu le cas des enfants simplement nés en France. Ceux-ci ne sont pas français mais, il le deviennent, à leur majorité, et seulement s’ils ont passé, entre 11 ans et 18 ans, plus de 5 ans en France.

Code Civil – Livre 1er – Titre 1er bis Chapitre III
Paragraphe 3 : Acquisition de la nationalité française à raison de la naissance et de la résidence en France (…)
Article 21-7
Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s’il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d’au moins cinq ans, depuis l’âge de onze ans. (…)

Ceux et celles qui luttent contre « le droit du sol » ne parlent jamais des conditions du « double droit du sol » mais des conditions de cette modalité d’acquisition de la nationalité française à la majorité.

Qui est concerné par cette modalité d’acquisition? Du fait de l’association de la condition de naissance avec une durée de résidence en France de 5 ans entre 11 ans et 18 ans, cette modalité d’acquisition concerne ultra-majoritairement de jeunes adultes qui sont nés en France et ont reçu une éducation française. Ce droit est prévu pour de jeunes adultes que rien ne distingue de jeunes adultes français.

Les politiques qui luttent contre ce droit sont-ils conscients que leur lutte ne prend tous son sens que pour celles et ceux qui chérissent des thèses communautaristes, xénophobes ou racistes?

Sont-ils conscients que leur lutte ne prend tous son sens que dans l’offensive mondiale d’exacerbation des nationalismes visant à diviser les exploités de toutes nationalités et de tous pays pour éviter qu’ils se retournent contre celles et ceux qui les exploitent?

Ne laissons pas nos exploiteurs nous diviser et annihiler le bénéfice des facilités de déplacement et de communications modernes qui nous rapprochent et favorisent l’émergence d’une insurrection des consciences face à ces divisions, ces haines et ces compétitions qui détruisent l’humanité.
François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Nos dirigeants et dirigeantes croient pouvoir résoudre les crises écologiques, sociales et économiques avec les moyens qui ont créés ces crises. Ils et elles n’y arriverons pas. Ils et elles ne feront qu’aggraver les inégalités, qu’augmenter la fréquence et la violence des crises.

Ne nous étonnons pas qu’une part grandissante des hommes et des femmes de nos pays européens se tournent vers des idées qui rappellent les périodes les plus sombres de notre continent. Ce monde de frustration permanente ronge toute humanité. Cette folie d’utiliser les hommes et d’aimer les objets n’a aucun sens. Ce monde ne nous correspond pas. Les extrémismes qui s’annoncent n’en sont que les suites prévisibles. Il est de notre devoir d’ouvrir d’autres voies, de participer à la construction d’un avenir désirable.
Oublions le fantasme liberticide d’une Europe forteresse s’isolant de peuples plongés dans la misère par notre aveuglement. Oublions la transformation progressive de l’Europe en une grande fédération impérialiste. Oublions nos égoïsmes et nos peurs. Ne gaspillons plus les ressources de l’humanité à la préservation des intérêts de quelques exploiteurs. Préservons nos vies, préservons la vie.

Construisons une Europe fière de vivre et partager ses valeurs humanistes. Mobilisons-nous pour que tous les européens et toutes les européennes vivent décemment, pour que l’Europe participe à la construction d’un monde juste et durable.

Ensemble, redonnons du sens à la politique, redonnons du sens à la vie car là est notre originalité, notre motivation première : le respect de la vie.
Ce respect ne nécessite nul péril, nul menace. Il ne nous est pas utile de faire peur, de ressasser ce qui ne peut qu’arriver quand on scie la branche sur laquelle on est assis. L’envie de respecter de la vie est un plaisir, une joie qu’il nous faut partager, simplement.

Par l’écoute, par la remise en cause des dogmes établis, par l’exemple, reprenons le contrôle de nos vies.

François NICOLAS, Rezé(44)
http://mingata.eu

Qu’est-ce que… la croissance?

Qu’est-ce que la croissance?


Avant d’évoquer la décroissance, il est utile de réfléchir à ce qu’est la croissance, de prendre un peu de recul sur l’économie qu’elle dessine…


 

Nos dirigeants sont dévoués à la croissance. Ils consacrent toutes les ressources de l’humanité, actuelle et à venir, à l’idée d’une croissance infinie du produit intérieur brut, le P.I.B.

La croissance du P.I.B. ne mesure pas les richesses produites mais la traduction financière de l’activité économique.

La croissance du P.I.B. mesure le coût financier réel ou estimé de nos activités, quelles que soient nos activités.

Produire toujours plus de choses, même inutiles ou néfastes, voilà ce qu’est une politique basée sur la croissance.

A la sortie de la guerre, quand nous devions reconstruire la France, il fallait produire massivement, la croissance du P.I.B pouvait coïncider avec le progrès. Ce n’est plus le cas. Chômage subit, inégalités, soins médicaux inaccessibles, pénuries de logements, égoïsmes, solitudes, violences, on nous dit que c’est la crise.

On nous dit que ce n’est qu’une crise, qu’il nous faut faire des efforts mais, il y a une autre explication. Regardons les choix économiques qu’entraîne la volonté de croissance du P.I.B.

Jeter et fabriquer augmente le P.I.B. alors, nous produisons des biens fragiles qu’on ne répare plus.

Plus vite un bien est démodé, plus vite il faut en fabriquer un autre, plus vite le P.I.B. augmente alors, les propagandes commerciales nous expliquent qu’il est utile de posséder les dernières nouveautés.

Moins il y a d’entraides entre les humains, plus un citoyen est dépendant du système, plus les consommations personnelles augmentent : égoïsmes et solitudes sont bons pour le PIB alors, structurellement, les liens entre les citoyens diminuent.

Comme une société privée doit rémunérer ses actionnaires, quand on privatise un service public, le P.I.B. est augmenté des bénéfices que la société privée doit dégager, alors, toute politique de croissance doit réduire les services publics.

Dans une économie d’offre et de demande, ce qui est abondant est gratuit, donc mauvais pour la croissance du PIB : tout système basé sur la croissance doit favoriser la rareté, priver une part grandissante de la population de biens essentiels, tous les biens et services auparavant gratuits deviennent payants.

Bilan

La croissance voulue par la pensée unique n’est que la croissance infinie du P.I.B. Elle est en contradiction avec le progrès, l’efficacité, la liberté, la générosité du vivant, l’abondance des énergies, le respect de l’avenir.

La croissance infinie du P.I.B. nécessite la création perpétuelle de nouveaux besoins. Ainsi, une économie basée sur une croissance infinie doit maintenir les citoyens dans un état d’insatisfaction permanente.

Loin du « vivre ensemble » une société basée sur la croissance du P.I.B. est une société du « consomme pour toi ».

La croissance n’est pas liée au progrès de l’humanité. Elle est cette « crise » qui nous détruit.

La croissance est cette « crise » qui nous détruit.

Décroissance.

François NICOLAS, Rezé(44)