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Rencontre avec Rubin et Miticà

Mieux qu’un long discours contre les préjugés, un extrait vidéo d’une rencontre avec des migrants européens en situation précaire.


Merci à Rubin (menuisier) et à Miticà (ouvrier agricole et électricien) pour leurs témoignages, aux militants d’AME SAM ( http://ame-sam.blogspot.fr/ ) pour l’initiative de cette rencontre avec Europe Ecologie – les Verts SudAggloNantaise ( http://sudagglonantaise.eelv.fr/ ).

François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Nos dirigeants et dirigeantes croient pouvoir résoudre les crises écologiques, sociales et économiques avec les moyens qui ont créés ces crises. Ils et elles n’y arriverons pas. Ils et elles ne feront qu’aggraver les inégalités, qu’augmenter la fréquence et la violence des crises.

Ne nous étonnons pas qu’une part grandissante des hommes et des femmes de nos pays européens se tournent vers des idées qui rappellent les périodes les plus sombres de notre continent. Ce monde de frustration permanente ronge toute humanité. Cette folie d’utiliser les hommes et d’aimer les objets n’a aucun sens. Ce monde ne nous correspond pas. Les extrémismes qui s’annoncent n’en sont que les suites prévisibles. Il est de notre devoir d’ouvrir d’autres voies, de participer à la construction d’un avenir désirable.
Oublions le fantasme liberticide d’une Europe forteresse s’isolant de peuples plongés dans la misère par notre aveuglement. Oublions la transformation progressive de l’Europe en une grande fédération impérialiste. Oublions nos égoïsmes et nos peurs. Ne gaspillons plus les ressources de l’humanité à la préservation des intérêts de quelques exploiteurs. Préservons nos vies, préservons la vie.

Construisons une Europe fière de vivre et partager ses valeurs humanistes. Mobilisons-nous pour que tous les européens et toutes les européennes vivent décemment, pour que l’Europe participe à la construction d’un monde juste et durable.

Ensemble, redonnons du sens à la politique, redonnons du sens à la vie car là est notre originalité, notre motivation première : le respect de la vie.
Ce respect ne nécessite nul péril, nul menace. Il ne nous est pas utile de faire peur, de ressasser ce qui ne peut qu’arriver quand on scie la branche sur laquelle on est assis. L’envie de respecter de la vie est un plaisir, une joie qu’il nous faut partager, simplement.

Par l’écoute, par la remise en cause des dogmes établis, par l’exemple, reprenons le contrôle de nos vies.

François NICOLAS, Rezé(44)
http://mingata.eu

Retraites, l’évidence économique

Retraites, l’évidence économique.

En toute logique, il faut diminuer le temps de travail, partir plus tôt à la retraite.
Bref, pour sauver notre économie, il faut moins travailler pour mieux partager.
Moins travailler pour vivre bien.

François NICOLAS, Rezé(44)
http://mingata.fr/

Qu’est-ce que… la croissance?

Qu’est-ce que la croissance?


Avant d’évoquer la décroissance, il est utile de réfléchir à ce qu’est la croissance, de prendre un peu de recul sur l’économie qu’elle dessine…


 

Nos dirigeants sont dévoués à la croissance. Ils consacrent toutes les ressources de l’humanité, actuelle et à venir, à l’idée d’une croissance infinie du produit intérieur brut, le P.I.B.

La croissance du P.I.B. ne mesure pas les richesses produites mais la traduction financière de l’activité économique.

La croissance du P.I.B. mesure le coût financier réel ou estimé de nos activités, quelles que soient nos activités.

Produire toujours plus de choses, même inutiles ou néfastes, voilà ce qu’est une politique basée sur la croissance.

A la sortie de la guerre, quand nous devions reconstruire la France, il fallait produire massivement, la croissance du P.I.B pouvait coïncider avec le progrès. Ce n’est plus le cas. Chômage subit, inégalités, soins médicaux inaccessibles, pénuries de logements, égoïsmes, solitudes, violences, on nous dit que c’est la crise.

On nous dit que ce n’est qu’une crise, qu’il nous faut faire des efforts mais, il y a une autre explication. Regardons les choix économiques qu’entraîne la volonté de croissance du P.I.B.

Jeter et fabriquer augmente le P.I.B. alors, nous produisons des biens fragiles qu’on ne répare plus.

Plus vite un bien est démodé, plus vite il faut en fabriquer un autre, plus vite le P.I.B. augmente alors, les propagandes commerciales nous expliquent qu’il est utile de posséder les dernières nouveautés.

Moins il y a d’entraides entre les humains, plus un citoyen est dépendant du système, plus les consommations personnelles augmentent : égoïsmes et solitudes sont bons pour le PIB alors, structurellement, les liens entre les citoyens diminuent.

Comme une société privée doit rémunérer ses actionnaires, quand on privatise un service public, le P.I.B. est augmenté des bénéfices que la société privée doit dégager, alors, toute politique de croissance doit réduire les services publics.

Dans une économie d’offre et de demande, ce qui est abondant est gratuit, donc mauvais pour la croissance du PIB : tout système basé sur la croissance doit favoriser la rareté, priver une part grandissante de la population de biens essentiels, tous les biens et services auparavant gratuits deviennent payants.

Bilan

La croissance voulue par la pensée unique n’est que la croissance infinie du P.I.B. Elle est en contradiction avec le progrès, l’efficacité, la liberté, la générosité du vivant, l’abondance des énergies, le respect de l’avenir.

La croissance infinie du P.I.B. nécessite la création perpétuelle de nouveaux besoins. Ainsi, une économie basée sur une croissance infinie doit maintenir les citoyens dans un état d’insatisfaction permanente.

Loin du « vivre ensemble » une société basée sur la croissance du P.I.B. est une société du « consomme pour toi ».

La croissance n’est pas liée au progrès de l’humanité. Elle est cette « crise » qui nous détruit.

La croissance est cette « crise » qui nous détruit.

Décroissance.

François NICOLAS, Rezé(44)