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SuckeR PuncH

Ce film est à vivre comme un poème, entre « Brazil » et « Alice au pays des Merveilles », matinée de « Vol au dessus d’un nid de coucou ».

Ce matin, mollement décidé à ne rien faire, à me « vider la tête », à m’abrutir sur un film de série Z, façon « l’homme aux deux cerveau » mâtiné de Kung-Fu et de Marvel, j’ai regardé Sucker Punch (Version longue, en V.O., c’est à propos de cette version que j’écris). J’ai été agréablement surpris.

Si tu crois au réalisme avant l’utopie, à la rationalisation avant l’échange, à la norme avant la liberté, passe ton chemin.

Si tu considère que l‘oppression des femmes par les hommes est une réalité à combattre, si tu crois que l’accumulation des capitaux ne peut être le moteur d’une société viable, si tu crois que la liberté de chacune à disposer d’elle-même est un droit non-négociable, regarde-le.

Si tu considères qu’une société se basant sur la domination masculine, les luttes de pouvoir et les privations de liberté est un asile de fous, autorise-toi deux heures de plaisir.

Si tu es féministe, anti-capitaliste, socialiste et libéral.e, si tu n’as pas peur des contradictions, des apparences trompeuses, des phrases et images faciles, si tu crois qu’il n’y a pas qu’une seule et unique vérité, une seule manière de voir, d’entendre, si tu crois qu’il n’est pas nécessaire de tout verbaliser pour penser, si tu acceptes de rêver, d’espérer, de lutter, de laisser tomber tes défenses rationnelles, de t’ouvrir aux autres, si tu acceptes de voir plus loin que tes yeux, de ne pas te focaliser sur tes a priori, si tu crois que chacun.e est sa propre voie mais que seul.e.s nous sommes impuissant.e.s, qu’on ne peut agir qu’ensemble… Ce film pourrait te plaire.

Regarde-le sans rien attendre, sans rien espérer, sans y chercher de longs propos philosophiques. Regarde-le sans jugement, ce film peut te parler de toi, de ta vie, de ton chemin, de ton désir de vivre. Ne sois pas trop critique avec toi-même.

Ce film est à regarder comme on lis un poème, comme on se laisse bercer par le bruit d’une cascade, par le crépitement d’un feu de bois, libre.

Présenté comme une « épopée fantastique », ce film m’a parlé de domination, de servitude volontaire, du sens de la vie, de la vacuité des normes, de l’importance de la liberté, de l’essentiel, de l’indicible.J’écris tout ça, je n’écris rien car, de toutes façons, ce film tu l’aimeras ou ne l’aimeras pas sur un critère simple : si tu aimes ou n’aimes pas les films où il y a un dragon.Ce billet ne concerne que la version longue en V.O. : je ne sais pas du tout si j’aurais apprécié la version courte ou une version doublée.

 

Paix et amour,

 

François NICOLAS, REZE(44), http://www.mingata.eu

 C’est officiel, depuis ce 8 octobre 2017, on peut dire :
François Nicolas a parfois des idées intéressantes mais,
méfions-nous, il aime "Sucker Punch".

Égoïsmes ou avenir, il faut choisir.

Si toi aussi tu refuses que nous suicidions l’humanité, partage cette vidéo.

Il faut oser redonner aux impôts un véritable rôle de redistribution des richesses.

Il est nécessaire de repenser l’économie, d’oublier les fantasmes capitalistes suicidaires.

Il y a le monde où nous vivons, il est limité en matières premières et énergies.

Il y a l’argent. C’est un outil de mesure des échanges, en quantités politiquement choisies, dont la répartition est strictement politique.

Quand on autorise les accumulations illimitées, nos économies se détournent des réponses aux besoins essentiels à toutes et tous.

Quand on autorise certains à accumuler sans limites, nos économies sont détournées pour mieux servir les choix de quelques-uns.

Sauf à désirer suicider l’humanité, une redistribution massive est nécessaire, incontournable.

 

Alter’Naïvement,

 

François NICOLAS, REZÉ(44)

Droites dures et capitalisme

Comme il y a une quantité limité de matières premières, pour s’approprier de plus en plus de ressources, les plus riches doivent priver les plus pauvres des ressources nécessaires à leur survie.

Ainsi, les mécanismes d’augmentation sans limite des richesses des moins pauvres, comme, par exemple, les boucliers fiscaux, conduisent mécaniquement à l’augmentation des pénuries.

En période de pénurie, il y a principalement deux directions possibles :

  • partager équitablement les ressources mais ceci nécessitent de diminuer les égoïsmes des plus riches,
  • ou, augmenter les compétitions, les luttes à mort pour les ressources, mais ceci nécessite de diminuer les libertés individuelles, de renforcer les frontières, de conduire des guerres…

Les gouvernements soit-disant modérés, ceux-là même supposés vouloir préserver les valeurs républicaines, sont aveuglés par le fantasme d’une croissance infinie dans notre monde fini alors, mécaniquement, pour sauvegarder les plus riches, ils en viennent à diminuer les libertés individuelles, à renforcer les frontières, à conduire des guerres…

En trente ans de petits reculs démocratiques pour soutenir à bout de bras la croissance du PIB, ils transforment progressivement notre république et font la part belle aux droites les plus dures. Il aident par leurs aveuglements productivistes à crédibiliser le nationalisme, les compétitions fratricides, la xénophobie,…

Ces dogmes sont aujourd’hui « la pensée unique » :

  • il est plus facile de se dire nationaliste qu’altermondialiste,
  • il est difficile de faire entendre l’évidence : toute compétition est mécaniquement une machine à fabriquer des perdants, une machine à broyer,
  • il est plus facile de tenir des propos xénophobes que de défendre des humains de  nationalité étrangère,

Agfa, BASF, Bayer, Général motors, Opel, IBM, Krupp, Porsche , Volkswagen, (*) … Quelques exemples qui montrent que les droites les plus extrêmes sont les alliés objectifs des plus plus grands groupes capitalistes. Les multinationales sont ravies de trouver dans les régimes autoritaires des débouchés commerciaux captifs et des travailleurs aux libertés individuelles très diminuées tandis que les régimes les plus autoritaires, par leur fascination pour la centralisation des pouvoirs, sont ravis de concentrer les capitaux dans quelques  mains amies.

Il est toujours temps de changer de direction, il est toujours temps d’en finir avec la volonté de favoriser une croissance infinie dans un monde fini, d’en finir avec le toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus injuste, toujours plus exploité, toujours moins de démocratie, toujours moins d’humanité.

Il est toujours temps de choisir une autre voie, celle du partage des ressources, celle du partage du travail, celle de la diminution des frontières, celles des échanges, celle de la démocratie, celle de l’équilibre, celle de la prospérité.

 

Décroissance,

 

François NICOLAS, REZÉ(44), http://mingata.eu

 

(*)

Agfa, BASF, Bayer , … « Durant la guerre, IG Farben soutient le gouvernement nazi qui veut l’associer dès 1940 à l’Ordre économique nouveau, en lui permettant de bénéficier d’une main d’œuvre peu chère (début 1941, IG employait 12 360 étrangers, dont 2 162 prisonniers de guerre 6) et d’un « bloc économique allant de Bordeaux à Sofia »7, et tout en poursuivant une stratégie de cartel visant à dominer le marché mondial de la chimie des colorants de l’après-guerre8. Durant cette période de conflit, la direction de l’entreprise n’adhère pas totalement à la stratégie nazie qui envisageait notamment, une fois la guerre terminée, de délocaliser dans les pays périphériques la chimie allemande (…) De plus, l’une de ses filiales, la Degesch, produisant le gaz Zyklon B, initialement utilisé comme insecticide et raticide, en produira de grandes quantités pour les nazis qui les utiliseront dans les chambres à gaz de certains camps d’extermination. Pour satisfaire à la demande grandissante de main-d’œuvre, la société exploita aussi des travailleurs forcés dans plusieurs camps de travail. Au faîte de sa puissance, le conglomérat employa environ 190 000 personnes, dont 80 000 travailleurs forcés.  » (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/IG_Farben )

Général motors, Opel,… « Durant cette période, ses usines allemandes d’Opel (acquises en 1929) sont sous le contrôle du régime nazi, mais seulement en façade. Le gouvernement allemand avait compris qu’une ingérence trop grande risquait de faire baisser la production et ainsi nuire à l’effort de guerre allemand8. Durant cette période, GM continua d’engranger des bénéfices, en exploitant une main d’œuvre bon marché, qui pouvait effectuer jusqu’à 60 heures par semaine. Elle utilisa une partie de ses bénéfices pour investir en Allemagne, en faisant notamment l’acquisition d’une fonderie à Leipzig en 1942, fabriquant des blocs moteurs pour Opel. »(source : https://fr.wikipedia.org/wiki/General_Motors#1908_:_origines )

IBM… « Ce sont aussi ces recensements efficaces, contenant des données ethniques et religieuses, qui permirent aux nazis de se saisir rapidement et presque totalement des populations de Juifs et de Roms en Allemagne et, avec une efficacité plus variable, dans les autres pays sous domination allemande. Edwin Black, dans son livre intitulé IBM et l’holocauste publié d’abord en anglais en 2001 puis en français la même année, démontre que le système informatique vendu par la corporation IBM (surtout la machine Hollerith) et les cartes perforées imprimées aux États-Unis expliquent en grande partie l’efficacité du recensement des Juifs et des Roms sous le Troisième Reich ce qui donna à ces machines IBM, ainsi qu’aux experts qui les faisaient fonctionner, un rôle essentiel dans la Shoah. » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines#IBM_et_le_r.C3.A9gime_nazi )

Krupp « La société a considérablement profité du réarmement illégal allemand des années 1920 et 1930. Gustav Krupp, en dépit de son opposition initiale au parti nazi, lui a fait des dons personnels importants, avant l’élection de 1933, parce qu’il voyait les avantages du nazisme pour l’entreprise. Il avait notamment fondé, avec Martin Bormann, le fonds Adolf Hitler de l’économie allemande (en), don du patronat pour soutenir le NSDAP. » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfried_Krupp_von_Bohlen_und_Halbach )

Porsche , Volkswagen… « En 1933, Ferdinand Porsche répond à la demande de Hitler et développe un modèle d’automobile démocratique, qui sera commercialisé en 1938 sous le nom de « Volkswagen », « voiture du peuple ». Elle est connue en France sous le nom de Coccinelle. » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Porsche )

#COP21 – Une démobilisation serait-elle responsable?

urgence_climatique

Serait-il responsable de renoncer à

vivre libre dans le respect de l’avenir?

Partout en France, les mobilisations de personnes non résignées ce sont multipliées.

Illustration à Nantes ce samedi :

J’ai pu lire deux types de remises en cause de ces mobilisations. Les extraits ci-dessous les résument :

– « je trouve cela assez irresponsable. Même si sur le fond je soutiens le propos »

– « ok ça fout les boules mais une manif ne fait pas vivre des gens (économiquement parlant)alors que des touristes ou autres si. »

Est-ce irresponsable que de lutter pour qu’enfin l’avenir de l’humanité sur Terre ne soient plus une variable d’ajustement des profits financiers ?
Si, du fait de l’état d’urgence, il n’est plus possible de se regrouper en France, mais alors pourquoi continuer à autoriser les compétitions sportives, les concerts ou les foires commerciales et interdire les regroupements politiques alors que ceux-ci ont toujours concernés moins de personnes? Est-ce parce qu’au mépris des valeurs fondamentales de la république française, la liberté d’expression serait moins importante que la liberté d’applaudir une équipe sportive ou de consommer? Les libertés individuelles et collectives seraient-elle devenues moins importantes que le plaisir de se faire manipuler par les propagandes commerciales ? Tous ce qu’il nous resterait du « vivre ensemble » se résumerait au plaisir de soutenir une équipe de foot pour qu’elle écrase une autre équipe de foot ? L’irresponsabilité n’est-elle pas du coté de celles et de ceux qui considèrent que « le pain et le jeu » sont plus importants que les libertés?
Est-il responsable de considérer que nos libertés sont acquises, qu’on peut les bafouer et qu’il n’est pas nécessaire d’exprimer notre attachement à celles-ci ?
N’est-il pas incongru que puisqu’un petit groupe de criminels (nous sommes 7 milliards, ces criminels représentent quoi?) veut, par le sang, fragiliser nos démocraties, nous décidions de détruire nos libertés avant qu’ils n’y parviennent ? L’irresponsabilité n’est-elle du coté de la masse silencieuse qui de tous temps, en tous pays, accepte tout et n’importe-quoi ?

N’est-il pas évident que notre empressement à détruire nous-même nos libertés, à mépriser nos libertés d’expressions pour mieux favoriser le pain et les jeux est le signe d’autre chose ? N’est-ce pas le signe que nous avons toutes et tous conscience que les crises causées par nos égoïsmes et nos sur-consommations nous offrent deux choix contradictoires:

  • une poursuite de l’augmentation des inégalités, des replis sur soi, des guerres économiques et classiques, en somme un suicide collectif, dans la haine et le malheur,
  • ou un changement de modèle économique pour la construction d’un monde plus juste, plus humain, d’un monde où il fait bon vivre, un monde que, de la révolution à la déclaration universelle des droits de l’homme, le peuple français a commencé à construire?

La guerre, la limitation des libertés, la xénophobie, les nationalismes, sont du coté des terroristes, des criminels, des exploiteurs.

Pour construire un monde où il fera bon vivre, pour lutter efficacement contre les terrorismes, qu’ils soient capitalistes, politiques, nationalistes ou religieux, il nous faut, avant toutes autres choses, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour.

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu/

 

PS: Si tU n’As Pas cOMprIs PourQuoi Tu DevRAis tE MobIliser, reGardE Ce court DocUmentaiRe:

Ne sommes-nous pas toutes et tous grecs?

Des fraudes et des évasions fiscales qui conduisent un état a emprunter sans limite.

La course au toujours moins de fonctionnaires et toujours moins de services publics.

Ça ne te rappelle rien?

Tout état est libre d’équilibrer son budget, de financer ses dépenses pour toutes et tous par la juste contribution de toutes et tous. Sauf quand les politiques au pouvoir décrètent que pour éviter de ruiner un pays, il suffit de travailler plus pour gagner moins et d’y détruire les services publics. Comme si, pour éviter de tuer un malade, il suffisait de le suicider…

Les mesures que nos gouvernements exigent de la Grèce contre l’avis de son propre gouvernement ne sont-elle pas une simple optimisation de la captation, par quelques usuriers internationaux, des richesses créées par toutes et tous?

Face aux puissances financières, ne sommes-nous pas toutes et tous grecs?

François NICOLAS,
pour l’écologie, l’humanité, l’avenir

http://www.mingata.eu

 

PS: depuis le changement qui était maintenant, peu de chose semble radicalement changer, ce mot d’humeur est casi-identique à celui publié en février 2012… Petit jeu, cherche la différence:

[VIDEO] Découverte citoyenne du projet de partenariat transatlantique

Restitution vidéo de la réunion qui a eu lieu à Machecoul, le 12 juin 2014, à l’initiative du Comité pour un Audit Citoyen de la dette Sud Loire, sur le projet de partenariat :


https://www.youtube.com/watch?v=odCkEy_PgrE&list=PLYfjo3JyLy2Sc7RH3sBUJZDjwawa6q7F5

Quelques liens:
– Lien sur le site du collectif Stop TAFTA: https://www.collectifstoptafta.org/
– Vous avez la possibilité de dire à la commission européenne que vous ne voulez pas de ce traité: une consultation est ouverte jusqu’au 6 juillet. Pour répondre efficacité, un site vous aide: http://www.no-transat.be/plus-infos/mobilisation-generale
  – suite à notre réunion de fin mai à Rezé, pour participer à nos échanges, vous pouvez vous inscrire à la liste de discussion initiative-militante-radicalement-contre-tafta@listes.eelv.fr en suivant le lien suivant: https://listes.eelv.fr/listes/subscribe/initiative-militante-radicalement-contre-tafta
– lien vers le site du CAC (Collectif pour un Audit Citoyen de la dette publique : http://www.audit-citoyen.org/