Archives du mot-clé Démocratie

Seul l’amour nous sauvera.

Des hommes, femmes et enfants, marchent pour trouver un refuge.

Des êtres humains affrontent mille périls pour trouver un travail, une place dans la société.

Au lieu d’accueillir ces personnes, d’accepter qu’elles puissent vivre ici, au lieu d’accueillir ces personnes, nous les rejetons.

Les peurs, les haines, les égoïsmes, les compétitions fratricides tuent l’avenir de l’humanité.

Réveillons-nous de ce cauchemar.

Il est temps d’oser être humain, d’oser aimer.

Non?

François Nicolas

https://www.youtube.com/myfanch

Stop violence

Plus d’infos sur l’opération militaire en cours: http://zad.nadir.org/

Une solution légale se construisait.
Rien ne justifiait de se précipiter.

Mais les personnes de pouvoir ont décidé de détruire et de ravager.
De détruire des habitations, de ravager des lieux d’activités.

Sérieux?

Le pouvoir révèle-t-il la vraie nature des personnes?
Pour agir ainsi de quoi sont-elles les esclaves ?
Quel monde ceci construit-il ?
Quel avenir ceci laisse-t-il à la liberté, l’égalité, la fraternité ?

Face aux violences, aux destructions, aux ordres, au mépris.
Nous avons l’espoir, le courage, les rêves, l’amour, le travail.
Nous avons la camaraderie, le respect, la liberté, la vie.
Nous construirons un monde respectueux des personnes.
Un monde respectant la vie, un monde respectant l’avenir.

STOP VIOLENCE

François – https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44

ZAD, écologie, avenir et propriété privée?

J’entends et je lis des étonnements sur les réticences de certaines personnes habitant la ZAD à accepter l’idée de formaliser nominativement des projets définissant un morcellement de la ZAD.

Ne nous perdons pas dans des considérations de gestion, de référence à un monde qui implacablement conduit l’humanité à sa perte, n’oublions pas qu’une part essentielle des enjeux est là. Il n’y a pas pour l’instant d’autres d’issues connues pour préserver la démocratie en cas de raréfaction des ressources que de cheminer dans un autre sens que l’augmentation constante de la propriété privé, que de cheminer vers l’augmentation du domaine des propriétés d’usage.

Oui, c’est évidement de ceci dont il est question, expérimenter des fluidités dans les propriétés individuelles ou collectives pour que notre civilisation renoue avec les communs, avec cette part de propriété d’usage sans laquelle aucune économie ne peut prospérer durablement.

Si Europe Écologie – Les Verts avait retenu Eva Joly, la candidate anti-corruption, c’est bien parce que nous savions intuitivement que l’abus de propriété privée n’est pas une solution mais un problème et que, du fait par exemple de l’accumulation primaire du capital, la frontière est fine entre propriété et spoliation.

Pour certaines habitantes de la ZAD, signer nominativement, même dans le cadre de projets collectifs, une division de la ZAD entre groupes institutionnalisés dont les intérêts peuvent diverger, pose une question majeure quand on expérimente la démocratie directe et la propriété d’usage. Dans ce cadre, engager un ou plusieurs individus sur des projets distincts changent fondamentalement la donne en introduisant potentiellement une hiérarchie, même quand elle n’est que morale, et des conflits d’intérêts déséquilibrant le poids des usages passés par rapport aux usages futurs, diminuant la fluidité de la propriété d’usage et influençant les négociations constantes entre usagers…

Imaginer une solution satisfaisante revient peut-être à réinventer des communs.

Ceci nécessite du temps puisqu’il faut que toutes, même les plus honnêtement anarchistes, acceptent de formaliser ceci en confiant une part de leurs avenirs à une ou plusieurs personnes morales, une ou plusieurs associations, créées dans ce but.

Ceci nécessite du temps puisque les solutions qu’elles peuvent envisager peuvent nécessiter un savant panachage de propriétés individuelles ou collectives et usages individuels ou collectifs.

Bref, il faut du temps, du dialogue, du débat et ce n’est pas à nous de dire quoi que ce soit, c’est l’histoire des habitantes de la ZAD.

Nous, écolos, nous avons un rôle politique à jouer pour la préservation du bocage, pour dire le besoin de préserver la biodiversité, la richesse de ce territoire, quelles que soient les solutions choisies par le gouvernement avec les habitantes de la ZAD.

Nous, écolos, nous avons aussi un rôle politique à jouer dans la redécouverte des communs. Nos élues doivent parler des communs, nos élues et toutes celles qui ont l’occasion d’être parfois interviewées doivent en profiter pour dire les faits, expliquer comment notre civilisation survit malgré le capitalisme grâce à de multiples expressions des propriétés d’usage et, quand l’accumulation primaire du capital abouti à trop de spoliations,  par des successions de crises économiques ou politiques rebattant plus ou moins les cartes de la propriété.

La mise en évidence du besoin de renouer avec les communs, faisait parti des points portés par Hamon alors, comme nous avons toutes activement participé à sa campagne, nous sommes armées pour ces discours.

A nous de soutenir les habitantes de la ZAD pour qu’elles conservent cette cohérence. A nous de ne pas leur en vouloir si elles cèdent aux pressions de conformité sociale et, remercions-les pour leur résistance.

 

François NICOLAS, REZE(44)

 

Ces dangereux champs de patates

Pauvreté, pollution, violence... La priorité est l'évacuation
d'un champs de patates à Notre-Dame-des-Landes, sérieux?

Camarade, quand tu ordonnes, exécutes ou encourages des destructions de lieux de vie, de travail, d’accueil, de partage, d’échange, pour évacuer, là, un champs de patates, là, des vaches, là, des brebis, penses-tu réellement travailler à construire un monde plus juste? N’es-tu pas tout simplement le rouage d’un système à bout de souffle qui, face à l’impasse d’une volonté de croissance infinie dans un monde fini, fabrique des ennemis intérieurs pour auto-justifier à posteriori son monde de destruction et de violence? Es-tu incapable de voir le ridicule de cette démarche quand elle conduit à mobiliser tant de forces militaires pour évacuer quelques champs de patates?

 

La destruction des 100 noms(*) est un signe fort. Le signe de la volonté du système de détruire toutes les alternatives viables à la finance et à la prédation, toutes ces alternatives qui pourraient donner des espoirs à l’écrasante majorité de celles et de ceux que nos dirigeant politiques ou économiques exploitent.

 

Comment sinon expliquer qu’ait été déployé tant de force pour vider de toute vie ces quelques habitations où résidaient des personnes connues pour leur esprit d’apaisement, leur respect de toutes et de tous, leurs expérimentations de modes de vie respectueuses de l’avenir?

 

Ces personnes osaient participer à visage découvert aux prises de parole publique (*2) (*3). Elles osaient exprimer leurs avis divergeants face à la pensée unique de nos dirigeants, face à la monstruosité de notre société de destruction, de haine, d’isolement et d’exploitation.

 

Pétition: Comme à la ZAD de Notre-Dame-des-Landes, défendons d’autres manières d’habiter

               Circulez, ici, on tue l'espoir?

 

 

(*1)
Extrait de l’appel à mobilisation de Collection des Organisations Professionnelles Agricoles(…) dans la lettre de l’ACIPA] : “Le site des 100 noms habité depuis plus de 5 ans, développe un projet agricole porté par un jeune agriculteur ingénieur agronome. Il est déjà déclaré porteur de projet à la chambre d’agriculture. Ce projet est réparti en 2 volets autour de l’élevage ovin : un premier en brebis laitière avec transformation fromagère. Un bâtiment de 430 m² a déjà été construit (et aujourd’hui détruit). Un 2ème projet associatif de production de brebis viande destiné à la formation pour la conduite de troupeaux, l’écopaturage, le sylvopastoralisme et la valorisation des pâturages humides. Le projet s’appuie sur des terres occupées depuis 5 ans et ont la potentialité de se développer avec des fermes mitoyennes à reprendre pour atteindre 45 ha. L’ensemble de ce projet est pensé dans l’objectif de la mutualisation des moyens de production. Ce lieu était aussi un lieu de vie regroupant plusieurs habitants déclarés par 3 fois auprès de la préfecture comme résidents à cet endroit.”
(2*)

(3*)

Bonne année 2018

Pour bien commencer l’année, tu peux librement partager cette vidéo et signer une pétition pour le droit à un revenu de base inconditionnel supérieur au seuil de pauvreté: https://tinyurl.com/zdxzerd

Plus d’informations: http://www.revenudebase.info/

François (https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44)

Changements climatiques, à nous d’agir.

Le changement climatique n’est plus une hypothèse.

Le changement climatique est un fait. D’ouragans en sécheresses, de disparition de la banquise à l’extinction massives des espèces, ses conséquences sont de plus en plus manifestes. Le changement climatique est là. Il ne s’arrêtera pas.

Nous avons le choix. Soit l’amplifier jusqu’à la disparition des conditions de survie de l’humanité ou, changer nos modes de consommation, acheter des produits locaux, oublier nos consommations de matières et sources d’énergie non renouvelables, sortir des compétitions fratricides et coûteuses pour partager, échanger, ré-apprendre à vivre les uns avec les autres et non plus les uns contre les autres.

Le changement climatique est un fait.

Les systèmes politiques et économiques y voient une opportunité d’accumulation de pouvoirs.

Ils détournent nos salutaires et indispensables empathies en conduisant des politiques de divisions de l’humanité: chacun dans ses frontières, sous son drapeau, combattant pour donner à chaque nation la plus importante part possible de ces ressources qui, surconsommées, disparaissent à une vitesse vertigineuse.

Ils nous détournent des solutions les plus simples, les plus évidentes, ces solutions qui en diminuant nos gaspillages, diminueraient leurs pouvoirs. Ils nous enferment dans des spirales vicieuses susceptibles d’augmenter leurs profits : guerres pour l’énergie, diminutions des libertés, droits à polluer, brevetabilité du vivant, diminution des services publics, poursuite des productions de produits toxiques, primauté des profits sur la survie des espèces…

« Il y a des solutions aux changements climatiques mais ils ne veulent pas les entendre. »(Paul Watson, Lille 2015)

Le changement climatique est un fait.

Mais nous sommes libres d’y voir une opportunité de construction d’un monde plus juste, plus durable, plus agréable et accessibles à toutes et tous.

C’est aussi dans l’adversité que l’humanité peut se sublimer. Chaque crise, chaque difficulté est une opportunité pour nous rapprocher de ce à quoi nous tenons vraiment. Une opportunité de laisser parler nos cœurs, notre générosité, notre imagination, notre soif de vivre ensemble.

N’attendons pas, dès aujourd’hui, agissons. Agissons dans notre vie quotidienne. Refusons les diktats de la sur-consommation, apprenons à réutiliser ce qui est passé de mode, à réparer ce qui est cassé, à ne plus rien acheter qui, un jour, finira dans une poubelle. Apprenons à privilégier ce qui durera et, en fin de vie, ne polluera pas. Il faut comprendre que les conneries, si nous ne les achetions pas, nous ne les produirions pas.

Réapprenons à partager, à construire ensemble, à vivre sans exclure. Cessons de chercher à gagner plus que nos voisins. Apprenons à désirer ce qui est accessible à toutes et à tous. Cessons de considérer qu’il faut travailler toujours et toujours plus. Ralentissons, réapprenons à prendre le temps, à vivre simplement, à vivre. Nous sommes déjà en vie, il est idiot de nous tuer à « la gagner ». Nous avons besoin de prendre soin de nos vies en nous consacrant prioritairement aux activités qui satisfont nos envies les plus fondamentales.

Ensemble, imaginons le bonheur.

François NICOLAS,

 

« Don’t worry, be happy… »

Ces humain.e.s veulent juste vivre

Les migrations massives se font en direction des régions habitables les plus proches des régions sinistrées quittées.

Tout d’abord au sein d’un même pays, puis dans un pays voisin, puis, dans un pays un peu plus lointain, etc…

C’est pourquoi, contrairement aux fantasmes des droites extrêmes, toute la misère du monde ne cherche pas à venir chez nous.

 

Plus nous consacrons d’énergie à lutter contre les migrant.e.s, plus les candidat.e.s à l’immigration redoublent de sacrifices, de volonté, car nous entretenons ainsi le fantasme que nous aurions d’incroyables richesses.

Plus nous gaspillons d’énergie à lutter contre les migrant.e.s, moins les candidat.e.s à l’immigration réalisent que, depuis longtemps, nos pays importent depuis leurs pays les ressources que nous consommons.

 

A l’inverse des affirmations sans fondement des médias et politiques, un assouplissement des frontières et un accueil digne des migrant.e.s, au contraire d’entraîner leur augmentation, pourrait tout autant faciliter la diminution du nombre de personnes forcées de vivre loin des climats, loin des régions, loin de celles et ceux qu’ils ou elles aiment.

En diminuant la captivité des exploité.e.s, un assouplissement des frontières et un accueil digne des migrant.e.s, permettraient de limiter les pouvoirs des dirigeant.e.s politiques ou économiques.

Ne disposant plus des frontières pour garder leurs travailleurs et travailleuses, tous les pays pourrait être contraints de démocratiser leurs régimes ou d’y améliorer le partage des richesses.

Ceci est évidement tout aussi valable pour les pays riches en devises.

Ne serait-ce que par la disparition des clandestins corvéables à merci et par leurs obligations d’augmenter mondialement les salaires, nos dirigeant.e.s économiques, celles et ceux qui profitent réellement des frontières, seraient alors dans l’obligation de diminuer leurs prédations.

En diminuant les contraintes créées par les frontières, nous améliorerons les conditions de travail dans les pays pauvres en devises et, l’économie étant mondialisée, également dans nos pays riches en devises.

Nous devons améliorer la libre circulation des personnes, pour diminuer l’exploitation, la spéculation, la misère, pour renforcer la démocratie, la sûreté, le partage.

Ces humain.e.s veulent juste vivre, accueillons les dignement.

 

François NICOLAS

https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44, https://twitter.com/mingata

L’OPA des multinationales contre notre liberté

Avec cette courte restitution vidéo de l’ensemble des prises de paroles du rassemblement STOP-CETA à Nantes, le 18 novembre 2017, tu devrais commencer à comprendre que l’objectif de ces accords n’est pas du tout de favoriser les échanges. CETA est un moyen d’abbattre, procès par procès, toutes les lois protectrices que nos états pourraient désirer pour protéger l’avenir, la vie, le climat, nos modèles sociaux, nos services publics, notre biodiversité, notre agriculture, nos industries, nos découvertes scientifiques…

Pour agir : www.stop-ceta.fr

Nicolas, à ton tour de répondre « présent! »

Nicolas Hulot​, en mai 2017, à ton appel, en mai, des dizaines d’associations ont répondu « présent » pour la lutte contre les inégalités, la fraude, l’évasion fiscale, l’impunité des banques, des politiques ou des multinationales.

Aujourd’hui, tu es au pouvoir, c’est à ton tour d’agir, d’empêcher le gouvernement de vendre nos libertés individuelles, d’empêcher le gouvernement d’augmenter la précarité des plus exploité.e.s, d’empêcher le gouvernement de favoriser l’enrichissement des plus riches, d’empêcher le gouvernement de poursuivre sa course vers l’anéantissement de toutes nos valeurs humanistes.

Bref, de grâce, soit présent, agit ou au moins parle, explique les bases de l’écologie au gouvernement et, s’il est sourd, utilise ta position pour faire comprendre au plus grand nombre le crime contre l’humanité que constitue toute politique de croissance du PIB dans un monde fini. Rappelle à toutes et tous qu’il n’y a rigoureusement aucun avenir pour l’humanité sur Terre si les plus riches sont autorisé.e.s à utiliser pour leur seul confort nos énergies, nos matières premières richesses et nos forces de travail. Rappelle à toutes et tous que dans un monde aux ressources limitées, ce que l’on consomme en trop condamne à mort celles et ceux qui auraient besoin d’un peu de ressources pour rester en vie. Rappelle à toutes et tous que puisque la Terre n’est pas infinie, la surconsommation condamne l’humanité.

S’il-te-plaît, existe. Refuse de n’être que cette caution morale dont les destructeurs et destructrices d’avenir ont besoin pour continuer à se mentir, continuer à se persuader que leurs avidités, leurs violences, laisse un espoir. Refuse de n’être que cette caution morale qui, parce qu’ils et elles sont humains ou humaines,  les aident à supporter leurs choix suicidaires pour les générations à venir.

S’il-te-plaît, parle-nous de partage des ressources, d’arrêt de la production d’armes nucléaires, de diminution drastique de notre dépendance aux énergie fossiles, du besoin d’en finir avec les compétitions fratricides, de la nécessité de mise en place rapide d’impôts réellement redistributifs, de la nécessité absolue de l’établissement très rapide d’un revenu de base inconditionnel suffisant pour vivre décemment.

Nicolas, à ton tour de répondre « présent! »

Alter’Naïvement,

François NICOLAS, REZE(44)