Archives du mot-clé droite

Dire tout haut ce que toutes et tous pensent tout bas

Ce n’est une insulte pour personne que de dire tout haut le fond de la pensée de la majorité silencieuse. Le fond de la pensée de celles et de ceux qui aiment vivre la France comme un pays de libertés, de ripailles, de cultures populaires, un pays des droits humains, un pays d’abolition des privilèges, un pays de partage des ressources, un pays de construction d’un modèle de société protecteur des plus faibles.

Notre problème majeur est le manque de respect, par les pouvoirs économiques, pour les droits humains, pour la démocratie, pour l’abolition des privilèges, pour le partage des ressources, pour la construction d’un modèle de société protecteur des plus faibles.

Notre problème majeur est la capitulation face aux égoïsmes, aux xénophobies. La capitulation face au dogme majeur des droites et extrêmes-droites : le fantasme que tout irait mieux en donnant toujours plus à ceux qui ont déjà tout et toujours moins à ceux qui n’ont rien.

Les retours en arrière vers plus d’égoïsmes, de violences, de discriminations, plus de replis sur soi, plus de haines, n’ont rien d’une alternative au système actuel mais ne sont que la suite logique des politiques actuelles, ne sont que la poursuite du suicide collectif de l’humanité.

Les apports réels des personnes à l’humanité sont par définition inversement proportionnels à leurs comptes en banque. En effet, le pouvoir d’achat est un droit d’exploitation des ressources et du travail de toutes et de tous. Ainsi, plus on a de pouvoir d’achat, plus on peut prendre aux autres alors que nos revenus dépendent principalement de la loi du marché, de nos capitaux, de la finance et pas du tout de ce que l’on apporte vraiment aux autres… Glorifier la compétitivité n’est que glorifier l’exploitation des hommes, femmes et enfants, et, en dehors de ceci, ça ne sert à rien si ce n’est à nous appauvrir en nous opposant les uns aux autres tout en dilapidant les ressources de toutes et de tous au profit de quelques-uns.

Par sa seule existence, toute personne est une richesse. Ce ne sont jamais les billets de banque qui travaillent. Ce ne sont jamais les capitaux mais seulement les personnes qui transforment les ressources en richesse.  Par le simple fait de vivre, d’avoir des activités, de respirer, nous travaillons! Dans notre économie financiarisée l’utilité des emplois est souvent réduite à une répartition arbitraire des revenus alors qu’il serait bien plus simple, plus démocratique et plus viable économiquement d’attribuer inconditionnellement un revenu de base à toutes et tous. La richesse de l’humanité ne réside pas dans notre asservissement aux capitaux, aux pouvoirs centralisés, à nos papiers d’identités, à nos autorisations administratives de séjour. La richesse de l’humanité est dans les hommes, les femmes et enfants que nous sommes.

Il faut bien peu de réflexion pour croire que le problème, c’est l’autre, celui que, par sa naissance, sa pauvreté, sa religion, sa couleur de peau, la couleur de ses cheveux, son poids, sa taille ou ses opinions politique, j’identifie comme différent de moi.

C’est parfois difficile de s’ouvrir aux autres. L’amour est semé d’embûches, de difficultés, de mises en danger. Et alors ? Serions-nous des lâches baissant les bras aux moindres difficultés ? Des enfants qui se recroquevilleraient sur eux-même, entres-eux, préférant faire peur en montrant les crocs plutôt que d’esquisser des sourires? Il n’y a aucun avenir à préférer précipiter notre perte, à s’enfermer dans nos cauchemars plutôt que de poursuivre nos rêves.

Ce n’est une insulte pour personne que d’affirmer qu’être civilisé c’est apprendre à construire ensemble, toutes et tous ensemble, apprendre à tendre la main, apprendre à ne pas opposer nos différences mais à rechercher nos complémentarités, apprendre à fortifier ce qui nous rassemble.

Alternativement,

François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

 

Qu’est-ce que… le « droit du sol »?

Qu’est-ce que… le « droit du sol »?

Qui est Français?

Code Civil – Livre 1er – Titre 1er bis Chapitre II
Article 18
Est français l’enfant dont l’un des parents au moins est français. (…)
Article 19 – 3
Est français l’enfant né en France lorsque l’un de ses parents au moins y est lui-même né. (…)

Les articles 18 et 19-3 du Code Civil définissent qui est français de plein droit.
Deux cas sont possibles:
« droit du sang« : est français celui ou celle dont un des parents est français.
– « double droit du sol« : est français celui ou celle qui est né en France et dont un des parents est né en France.

Ainsi, être né en France ne suffit déjà pas pour être français de plein droit. Les spécialistes de la nationalité française ne parlent pas de « droit du sol » mais de « double droit du sol ».

Il n’est pas besoin de modifier les lois françaises pour mettre fin au simple droit du sol : il n’existe pas, seul le double droit du sol existe.

Une des multiples modalités d’acquisition de la nationalité française

Par contre, afin de respecter la volonté de constitution d’une république unie et indivisible, le législateur a prévu le cas des enfants simplement nés en France. Ceux-ci ne sont pas français mais, il le deviennent, à leur majorité, et seulement s’ils ont passé, entre 11 ans et 18 ans, plus de 5 ans en France.

Code Civil – Livre 1er – Titre 1er bis Chapitre III
Paragraphe 3 : Acquisition de la nationalité française à raison de la naissance et de la résidence en France (…)
Article 21-7
Tout enfant né en France de parents étrangers acquiert la nationalité française à sa majorité si, à cette date, il a en France sa résidence et s’il a eu sa résidence habituelle en France pendant une période continue ou discontinue d’au moins cinq ans, depuis l’âge de onze ans. (…)

Ceux et celles qui luttent contre « le droit du sol » ne parlent jamais des conditions du « double droit du sol » mais des conditions de cette modalité d’acquisition de la nationalité française à la majorité.

Qui est concerné par cette modalité d’acquisition? Du fait de l’association de la condition de naissance avec une durée de résidence en France de 5 ans entre 11 ans et 18 ans, cette modalité d’acquisition concerne ultra-majoritairement de jeunes adultes qui sont nés en France et ont reçu une éducation française. Ce droit est prévu pour de jeunes adultes que rien ne distingue de jeunes adultes français.

Les politiques qui luttent contre ce droit sont-ils conscients que leur lutte ne prend tous son sens que pour celles et ceux qui chérissent des thèses communautaristes, xénophobes ou racistes?

Sont-ils conscients que leur lutte ne prend tous son sens que dans l’offensive mondiale d’exacerbation des nationalismes visant à diviser les exploités de toutes nationalités et de tous pays pour éviter qu’ils se retournent contre celles et ceux qui les exploitent?

Ne laissons pas nos exploiteurs nous diviser et annihiler le bénéfice des facilités de déplacement et de communications modernes qui nous rapprochent et favorisent l’émergence d’une insurrection des consciences face à ces divisions, ces haines et ces compétitions qui détruisent l’humanité.
François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/