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#OnVautMieuxQueCa : il est nécessaire de réagir alors #OnFaitCommeOnaDit : rendez-vous en septembre!

Nous participerons aux mobilisations du 12 septembre 2017.

Pour celles et ceux qui n’ont pas de capitaux, l’accès aux biens et services nécessaires à la vie est restreint.

Pourtant, ils n’ont aucune raison d’appartenir à Pierre plutôt qu’à Éléonore : ils ne sont jamais le seul fruit de notre travail actuel mais toujours une association entre notre travail, le résultat du travail de nos prédécesseurs, les ressources naturelles exploitées actuellement et les ressources naturelles exploitées par le passé.

Ainsi, les biens et services utiles à la vie de toutes et de tous appartiennent légitimement à toutes et à tous. Qu’un gouvernement décide que le surplus de biens et services soient réservé aux possesseurs de capitaux, c’est discutable mais, ça peut être un choix. Par contre, qu’un gouvernement diminue tellement la part de biens et services accessibles à toutes et tous qu’ils deviennent  impossible à une part grandissante de la population de vivre décemment n’est pas et ne sera jamais acceptable.

Pourtant, notre gouvernement et nos parlementaires continuent leur irresponsable politique de diminution de la redistribution républicaine des ressources: euro par euro, le gouvernement diminue nos légitimes solidarités et, millions par millions, le gouvernement permet aux plus riches d’augmenter leurs spoliations des biens communs.

Nous valons mieux qu’un gouvernement qui privilégie les prédateurs économiques au détriments de leurs victimes.

#OnVautMieuxQueCa

Rendez-vous en septembre.

Toi qui marche à droite et à droite, toi l’ancien socialiste, toi le modérément mou, toi le pseudo républicain ou le fasciste notoire, tu t’obstines à tout faire pour la croissance de l’exploitation de l’homme par l’homme, la croissance des destructions, la croissance des égoïsmes, la croissance des frontières artificielles.

Tu ne penses que compétition, stratégies guerrières et capitalistes. Tu as peur de l’émergence d’un monde respectant nos valeurs fondamentales, la Liberté, l’Égalité et la Fraternité.

Comme tu refuses de prendre en compte les limites physiques, écologiques, sociales et économiques, tu diminues le domaine du partage, du temps libéré, et favorises la croissance du PIB  par la destruction de ressources limitées, ce qui augmentent mécaniquement les tensions sociales, les sur-accumulations capitalistes, les guerres…

J’ai longtemps cru que pour agir ainsi, tu adorais les théories de Milton Friedman (L’économiste qui, en inspirant Pinochet, Thatcher et Reagan, a transformé notre système économique).

J’ai enfin l’espoir qu’il te reste encore suffisamment d’humanité pour ne pas être tombé aussi bas.
J’ai enfin l’espoir que ta source d’inspiration, bien que toujours peu pragmatique, est tout de même moins ridicule que les théories absurdes des néo-cons.

En effet, à l’écoute des quelques vidéos ci-dessous, il ne me semble pas impossible qu’elles résument les bases des théories économiques et sociales que tu appliques ou rêves d’appliquer, cher apôtre de la sainte croissance, que tu milites au Medef, au Front National, à Les Républicains, à En Marche, à l’UDI ou au Modem.

En exclusivité, les  sources d’inspirations possibles de nos dirigeants économiques :

L’emploi:

Le modèle de gouvernance:

La confiance envers les travailleurs:

Les espoirs pour la jeunesse:

Les débats politiques:

L’intégration :

 

De la nécessaire part socialisée des revenus.

Les cotisations sociales sont utiles. C’est étrange de devoir l’écrire.

Les médias parlent de « charges sociales » et non de cotisations. La pensée unique nous répètent sans relâche que les cotisations sociales sont des charges insupportables pour les entreprises. Cette vision étrange est devenue une vérité dans tous nos esprits.

Pourtant, une société privée n’emploie pas un salarié par charité, pour lui donner un salaire, mais pour capter le travail de ce salarié et ne lui attribuer qu’une part de ce que ce travail lui rapporte, sinon, elle licencie. De même, quand une société privée a une activité dans un pays, elle en exploite les avantages matériels (routes, hôpitaux, communication, écoles, sécurité, stabilité politique, ressources naturelles…) ou humains (qu’ils soient travailleurs ou consommateurs) et ne lui rend qu’une part de ses profits, sinon, elle fait faillite ou change de pays.

Les activités d’une entreprise dépendent de son environnement. C’est un fantasme que d’imaginer des entreprises qui n’auraient besoins de personne, qui ne profiteraient pas des infrastructures, qui ne profiteraient pas de tous ce qu’on fait leurs prédécesseurs et de tous ce que font leurs contemporains. Toute entreprise profite de ces écoles qui ont permis à leurs dirigeants, dirigeantes, salariés et salariées d’acquérir quelques savoirs ou de ses hôpitaux et cliniques qui leurs permettent de rester en vie. A minima, toute entreprise a besoin de clients et clientes en capacité d’acheter les biens et services produits.

Les cotisations sociales sont utiles à la société qui permet l’existence des entreprises mais les entreprises produisent de plus en plus de richesses avec de moins en moins de salariés. Ainsi, les cotisations sociales sont de moins en moins bien distribuées et de moins en moins comprises et acceptées. Même des dirigeants et dirigeantes auto-proclamés socialistes cherchent à les diminuer. Il nous faut inventer d’autres moyens complémentaires et acceptés par toutes et tous pour continuer à vivre ensemble. Un revenu de base inconditionnel est un de ces moyens complémentaires potentiels.

En établissant le droit de toutes et de tous de vivre décemment, un revenu de base inconditionnel prend en compte la richesse de toutes et de tous, la nécessité, pour le bon fonctionnement de notre économie, de permettre à toutes et à tous de vivre décemment.

S’il faut parler « économie de droite », un revenu de base inconditionnel est de nature à stabiliser « le marché intérieur » et « l’employabilité ».

S’il faut parler « économie de gauche » un revenu de base permettrait à toutes et à tous d’enfin bien vivre, serait de nature à redonner du sens à nos sociétés, à notre désir de vivre ensemble.

S’il faut parler écologie, un revenu de base permettrait d’en finir avec les travaux dangereux pour la survie de l’homme sur Terre, travaux qui ne trouvent de travailleurs que par l’obligation d’avoir un emploi pour avoir un revenu.

Face aux délitement de nos sociétés, à la multiplication des crises économiques structurelles, il faut rapidement inventer d’autres manières de vivre ensemble. Il faut compléter notre « contrat social ». Luttons pour la mise en place rapide d’un revenu de base suffisant. C’est juste nécessaire, vite.

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Lorient 2016, revivre les journées d’été des écologistes

Accès directs aux vidéos

Quelques extraits
Pour un revenu de base inconditionnel
En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs
Redonner du sens à la vie de toutes et de tous
Penser avant d'agir
EELV à la pointe de l'innovation
Toutes les plénières
Ouverture des journées d’été des écologistes
Réinventons-nous!
Année noire pour la défense des droits humains?
Pour une autre loi travail!
Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?
Clôture des journées d'été des écologistes
Quelques ateliers
La transition écologique dans les territoires ruraux
Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?
Politiques environnementales : bilan et propositions
Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?
Les rassemblements aux régionales... et après ?
Changer l’économie pour transformer les territoire
Le droit de l’environnement

Descriptions

Quelques extraits

Pour un revenu de base inconditionnel

Qu’est-ce qu’un revenu de base inconditionnel? Y-a-t-il eu une expérimentation passée à retenir? Puisqu’en redonnant aux salarié-e-s la possibilité de négocier leurs conditions et horaires de travail, en sécurisant les parcours professionnels des agriculteurs, des artisans, des petit entrepreneurs ou des travailleurs indépendant, un revenu de base inconditionnel élevé incite à travailler, n’y-a-t-il pas un risque de croissance trop forte?…  Quelques débuts de réponses par François Nicolas durant la plénière organisée par les jeunes écolos.

En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs

Détricoter les fantasmes économiques dominants pour proposer des mesures adaptées à la survie de l’humanité. Une intervention d’Yves Cochet pour la décroissance du PIB.

Redonner du sens à la vie de toutes et de tous

Mobilisation citoyenne, travail permanent au niveau européen, un nouveau monde est en marche qui nécessite l’implication de toutes et de tous et ne réussira que si la politique sait s’effacer et faciliter. Une intervention de Yannick Jadot durant l’écolocamp, la veille des journées d’été des écologistes.

Penser avant d’agir

Par l’évocation de son utilisation des outils numériques, Cécile Duflot nous invite à maîtriser les nouvelles technologie sans en devenir les esclaves.

EELV à la pointe de l’innovation

Le bureau exécutif d’Europe Écologie – Les Verts, avec David Corman, Julien Bayou,  Sandra Regol et Marine Tondelier, dévoile notre future stratégie numérique.

Toutes les plénières (extraits du programme officiel)

Ouverture des journées d’été des écologistes
PLéNièRE AGRICULTURE

Vers une agriculture des solutions : alimentation, biodiversité, climat

Animée par René Louail, paysan. Avec Brigitte Allain, députée de Dordogne ; Michelle Rivet, agricultrice, conseillère régionale du Centre ; Gilles Luneau, journaliste ; Gérard Choplin, expert européen (Bruxelles).

Réinventons-nous !

Occupy, Indignados, Nuit debout, le Mouvement des Parapluies à Hong-Kong, le Mouvement Tournesol des Étudiants à Taïwan. Partout, des initiatives citoyennes émergent et remettent au centre du jeu une question fondamentale : la démocratie comme projet. Initiatives qui nous amènent à nous interroger sur le devenir des partis politiques traditionnels, leurs projets, leurs pratiques. Partout, l’écologie des alternatives gagne les consciences, progresse sous les radars, ce qui doit nous amener à nous interroger sur comment lui offrir un débouché qui fasse fi des lobbies, rentes et conservatismes. Comment réinventer le mouvement de l’écologie politique en France et en Europe ? Quelles leçons tirer des divers mouvements qui ont éclos à travers l’Europe et le monde ? En démontrant notre capacité à faire de la politique autrement, en s’ouvrant aux initiatives diverses issues de la société civile, en nous réinventant collectivement. Cette plénière sera l’occasion de faire un retour d’expérience, de débattre de cette soif de démocratie et des formes multiples que celle-ci prend aujourd’hui dans nos sociétés.

Animée par Aurélie Brochard et Julien Bayou, membres du Bureau exécutif d’EÉLV et référent.es “réinvention”. Avec Audrey Tang, programmeuse taïwanaise de logiciels libres ; Caroline de Haas, militante féministe et politique, initiatrice de la pétition “Loi travail : non merci !”  ; Gaël Brustier, polito­logue, conseiller politique ; Julie de Pimodan, reporter, fondatrice de Fluicity Bluffe.

Droits des étrangers, rétention des mineurs, crise des réfugiés, déchéance de nationalité : année noire pour la défense des droits humains ?

L’année qui vient de s’écouler restera marquée par les attentats qui ont ensanglanté Paris puis Bruxelles, Bagdad, Istanbul, Beyrouth, Bamako, Tunis, Tel-Aviv… et déstabilisé le monde entier. Elle restera celle d’une crise migratoire sans précédent, la guerre civile syrienne et l’aggravation du conflit en Lybie ayant jeté sur les mers et sur les routes des millions de personnes tentant de gagner l’Europe dans des conditions dramatiques. Le Parlement a été amené à se prononcer sur des réformes attendues depuis longtemps par la gauche, au premier rang desquelles la réforme du droit des étrangers et celle du droit d’asile. On peut s’interroger sur les conséquences du contexte international sur ces lois qui ont été très loin de répondre aux attentes des défenseurs des droits fondamentaux. D’autres réformes étaient, quant à elles, beaucoup moins attendues. Constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, textes toujours plus sécuritaires, sacrifice des libertés individuelles, tout ce qui pouvait être considéré comme le socle des valeurs de gauche a volé en éclat. Dans ce contexte et après des mois passés sous le régime de l’état d’urgence, que reste-t-il de la défense des droits humains ? Peut-on parler d’une année noire en la matière ? À la veille d’une année d’élections majeures pour notre pays, il est nécessaire d’en dresser un bilan précis et rigoureux.

Animée par Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne. Avec Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty International France ; Damien Carême, maire de Grande-Synthe; François Gemenne, chercheur à l’université de Liège et à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), auteur de l’Atlas des migrations environnementales; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’homme; Antoine Comte, avocat.

Pour une autre loi travail!

La loi El Khomri de réforme du Code du travail contient de nombreuses atteintes aux droits des salarié.es, renverse la « hiérarchie des normes » et instaure un code du travail, non pas simplifié, mais dangereusement libéralisé. Après de multiples mobilisations, une loi travail du passé a été adoptée par 49.3 le 20 juillet 2016. Pourquoi continuer sur un modèle qui a fait les preuves de son inefficacité ? Nous pensons qu’une autre vision du travail est possible, mais qu’elle est surtout souhaitable ! Notre loi travail permettrait à tou.tes de s’émanciper du salariat avec un revenu de base et une réduction du temps de travail. Notre loi travail prendrait sérieusement en compte les questions de formations, d’égalité et des diverses discriminations. Notre loi travail défendrait totalement un autre modèle social.
Alors, le temps d’une plénière et au-delà, nous développerons notre loi travail et laisserons les vieilles recettes au passé.

Animée par Oriane Pigache et Benjamin Kaufman, des Jeunes écologistes. Avec Pouria Amirshahi, député et ancien président de l’UNEF ; David Cormand, secrétaire national d’EéLV ; Karima Delli, eurodéputée et membre de la Commission emploi et affaires sociales ; Jean Desessard, sénateur et membre de la Commission des affaires sociales ; Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du Parti communiste français ; François Nicolas, du Mouvement français pour un revenu de base; un.e membre de la coopérative d’entrepreneures rennaise Oxalis ; Barbara Romagnan, députée PS frondeuse ; Eva Sas, députée EéLV vice-présidente de la Commission des finances ; Claire Serre-Combe, porte-parole d’Osez Le Féminisme.

Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?

Le Brexit rend indispensable le sursaut de l’Union européenne et de ses états-membres : le
projet européen n’a plus l’adhésion des peuples. Crise des dettes européennes, flux massif de réfugié.es, montée des nationalismes et des extrémismes… Les chocs se multiplient et pourraient bien enterrer le projet européen de paix et d’union dans la diversité. Pour les écologistes, l’Union européenne reste la voie pour faire face aux défis du XXI e  siècle : celui d’une démocratie accrue face aux pouvoirs financiers transnationaux, celui de la protection des ressources naturelles et du climat, celui du vivre ensemble et de la paix. Une refondation profonde est nécessaire, à laquelle le couple franco-allemand doit contribuer.

Organisée en partenariat avec la Fondation Heinrich Böll. Animée par Guillaume Duval, d’Alter­natives économiques. Avec Reinhard Butikofer, eurodéputé allemand, porte-parole du Parti Vert européen (PVE) ; Florent Marcellesi, eurodéputé espagnol ; Eva Joly, eurodéputée française ; Nathalie Benett, leader des Verts d’Angleterre et du Pays de Galles.

Clôture des journées d’été des écologistes

Le projet écologiste confronté aux enjeux de 2017

2017 sera une année électorale chargée. Entre l’élection présidentielle, les législatives et les sénatoriales, les écologistes auront l’occasion de défendre leur projet porteur de solutions pour notre pays et pour l’Europe. Alors que ces Journées d’été ont été l’occasion d’approfondir de nombreux champs de réflexion, il s’agit dans cette plénière de s’arrêter sur deux problématiques incontournables, et sur lesquelles les écologistes défendent une approche et des orientations différentes de celles proposées aujourd’hui par une majorité de la classe politique, en panne d’idées neuves.

Première table ronde, faire sans la croissance : face à la finitude de nos ressources, aux défis climatiques et sociaux, nous savons que la croissance est un mirage. Mais entre greenwashing, new deal vert et décroissance, quels sont les fondements d’une société post-croissance ? Une prospérité sans croissance est-elle possible ? À quelles conditions ? Animée par Sandra Regol. Avec Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives
économiques ; Yannick Jadot, eurodéputé.

Deuxième table ronde, faire face au terrorisme: depuis plusieurs mois, la France est malmenée par une série d’attentats qui fragilisent notre pacte social. Face à cette situation, la classe politique française ne cesse de surenchérir dans le “tout sécuritaire”, au détriment de l’analyse et des fondements de la démocratie. Comment appréhender le terrorisme et ses causes ? Comment faire face aux besoins légitimes de sécurité tout en évitant les simplifications “politiciennes” ? Animée par Alain Coulombel. Avec Marie Cousein, psychanalyste ; Cécile Duflot, députée de Paris ; Geoffroy de Lagasnerie, sociologue ; Raphaël Liogier, sociologue et philosophe.

Quelques ateliers (extraits du programme officiel)

La transition écologique dans les territoires ruraux

La transition écologique dans une France périphérique sacrifiée semble la solution la plus enthousiasmante. Quelles sont les stratégies les plus efficaces pour susciter une résilience rurale : par le haut et/ou par le bas.

Animé par Corinne Desfosses, référente ruralité de la Commission agriculture. Avec Ronan
Dantec, sénateur de Loire-Atlantique ; Julien Durand, porte-parole de l’ACIPA ; Yvette Clément, maire du village de Tremargat, ; Michel Briand, représentant du programme Domino ; Patrick et Brigitte Baronnet, de La Maison Autonome – écohameau du Ruisseau.

Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?

Entre ressources limitées, ou que l’on devrait s’interdire, et les expériences en cours telles les territoires en transition, l’économie de la fonctionnalité et de la coopération ou les différentes initiatives locales, quelle société est possible et acceptable par nos concitoyen.nes pour demain ?

Avec Sébastien Boucq, ingénieur-géographe spécialisé industrie et aménagement durable du territoire ; Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Christelle de Crémiers, enseignante en Master 2 d’ingénierie financière.

Politiques environnementales : bilan et propositions

Cet atelier vise à faire dans un premier temps le bilan des politiques environnementales des cinq années qui viennent de s’écouler. La deuxième partie sera consacrée à la perspective d’un bing-bang fiscal en faveur de l’envi­ronnement.

Avec Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France ; Yves Verilhac, directeur France de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Matthieu Glachant, directeur du Centre d’économie industrielle et professeur à MINES ParisTech, présentera le fruit de ses travaux avant de participer à un échange avec la salle.

Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?

Pourquoi des cas de harcèlement et d’agressions peuvent perdurer durant longtemps au sein des organisations ? Qu’est ce que le harcèlement, qu’est ce qu’une agression ? Comment l’institution peut-elle agir et réagir en pareil cas ? Comment éviter que cela ne se produise : une responsabilité collective.

Avec Elen Debost, Annie Lahmer, Sandrine Rousseau, Florence Pelissier, Vanessa Jérome, Caroline De Haas.

Les rassemblements aux régionales… et après ?

Dans quatre grandes régions, les écologistes ont présenté des listes de rassemblements à la gauche du PS aux Régionales. Aujourd’hui, certains sont dans une majorité (LRMP), d’autres dans l’opposition (AURA) et d’autres ne sont pas représentés (PACA, NPDCP). Un an après, que reste-t-il de ces rassemblements ? Quel bilan en tirent les anciennes têtes de liste écolos?

Animé par Fanny Dubot. Avec Jean-Charles Kohlhaas, tête de liste en Auvergne-Rhône-Alpes; Sandrine Rousseau, tête de liste en NPDCP ; Jean-Laurent Felizia, de PACA ; un.e représentant.e de la liste Nouveau Monde, LRMP.

Changer l’économie pour transformer les territoire

Relocalisation, collectivités anti-TAFTA, économie sociale et solidaire, circulaire, collaborative… les territoires se réapproprient leur devenir en s’appuyant sur les nouvelles économies et la résistance à l’économie mondialisée. Ces nouvelles économies sont aussi un outil pour réinventer les relations entre territoires, entre les villes et les campagnes.

Animé par Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris en charge de l’économie sociale, solidaire et circulaire. Avec Ludovic Lamant, journaliste à Mediapart; Éric Piolle, maire de Grenoble; Sven Siegold, eurodéputé.

Le droit de l’environnement

L’environnement a bon dos. Frein à l’innovation, à la création d’emplois, à la croissance; mais aussi source de croissance pour les entreprises qui savent se réapproprier le discours environnemental et anticiper les changements des habitudes. Tour de vue des enjeux : des atteintes environnementales internationales aux luttes locales en passant par le socle juridique national ou les services publics du XXI e  siècle.

Animé par Marie Toussaint, membre du Bureau exécutif d’EÉLV. Avec Samanta Novella, de NatureRights ; Jacques Boutault, maire du II e arr. de Paris ; Marine Calmet, de Notre affaire à tous.

"Nous vivons sur un monde fini.
Ce qu'on prend en trop,
les autres ne l'ont pas."
François NICOLAS, REZE(44)
www.mingata.eu

Le parti socialiste demande à ses députés de voter des lois socialistes

L’ensemble des secrétaires nationaux du parti socialiste ont voté à l’unanimité moins 2 voix l’obligation, pour tous et toutes les députées socialistes de voter des lois socialistes.

« Face à la multiplication des mesures anti-sociales, xénophobes ou suicidaire des dirigeants politiques ou économiques (augmentation des très hauts salaires, absence de lutte massive contre les fraudes fiscales, criminalisation des sans-papiers les obligeant à accepter des conditions contraires au droit du travail, absence de revenus décents octroyés aux français qui n’arrivent pas à trouver des emplois qui n’existent pas et qui, de toutes façons, du fait des gains de productivité, ne serviraient à rien ou, du fait du réchauffement climatique, menacerait l’avenir de l’humanité sur Terre…), le parti socialiste demande aux élus et élues socialistes de voter des lois socialistes c’est-à-dire des lois prenant actes de la nécessité de partager les ressources, en socialisant les moyens de production, en dépénalisant les absences d’autorisation administratives de séjour et en établissant sans délais le droit à un revenu de base inaliénable, inconditionnel, cumulable avec d’autres revenus, distribué à toutes et tous, de la naissance à la mort, sur base individuelle, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie, d’un montant supérieur au seuil de pauvreté. » (Motion votée le 32 mars 2016)

Pour aider tous les humanistes à ne plus favoriser la servitude et l’exploitation mais à augmenter les libertés et la fraternité connecte toi au site officiel ci-dessous et vote cette proposition pour le droit à un revenu de base inconditionnel: http://egalite-citoyennete-participez.fr/projects/defi-2-entreprenariat/consultation/vos-propositios-2/opinions/defis/instaurer-le-droit-a-un-revenu-de-base-inconditionnel

 

Inconditionnellement,

 

François NICOLAS, REZE(44)

www.mingata.eu

Bonheur Intérieur Brut?

C’est une séduisante idée que de calculer un Bonheur Intérieur Brut.

Chaque jour, nos hommes et nos femmes politiques nous jurent qu’ils et elles iront chercher « la croissance avec les dents », nous promettent de gagner 1 ou 2 points de croissance du produit intérieur brut et, au nom de ceci, ils et elles sacrifient tous nos acquis sociaux, tous nos biens communs, ils et elles sacrifient même la nature sans laquelle nous ne pouvons survivre.

Alors, pourquoi pas un Bonheur Intérieur Brut qui prendrait enfin en compte de ce qui nous tient à cœur?

Personnellement, j’ai comme un doute quand je pense à l’idée de mesurer de combien de centimètres nous progressons ou nous nous éloignons du bonheur, de nos rêves. J’ai plutôt tendance à croire que ce pourrait aussi être un moyen de nous faire avaler les pires décisions : « Puisque bla-bla-bla, grâce à l’exploitation des gaz de schiste, nous bla-bla-bla, et comme bla-bla-bla nous augmenterons de 5 centimètres le Bonheur intérieur Brut »…

Mais, surtout, ça ne changerait rien si nous ne changeons pas en profondeur notre économie.

C’est un piège que de débattre sur le P.I.B. en tant qu’indicateur: en tant qu’indicateur, comme tout indicateur, il est insuffisant, tout le monde est d’accord. Mais, le problème n’est pas son utilisation en tant qu’indicateur. Le problème est que notre système économique repose structurellement sur la croissance du P.I.B.

En effet, comme nous basons la création monétaire sur l’emprunt, il est nécessaire qu’il existe, au moment où nous rembourserons, une masse monétaire plus importante que celle qui existait au moment où nous avons emprunté : il faut avoir de quoi payer les intérêts.

Ainsi, structurellement, sans augmentation des sommes empruntées, notre système s’écroule, d’où la nécessité de la croissance du PIB.

Alors l’idée d’un Bonheur Intérieur Brut est séduisante mais ce n’est pas du P.I.B.comme indicateur dont il est vital de se libérer. Il est vital de se libérer de l’obligation structurelle d’augmenter la marchandisation de nos échanges.

Il y a de nombreuses manières de le faire, par exemple, en demandant aux banques centrales de ne plus financer indirectement  les banques privées mais de financer directement les états, ou encore mieux, en demandant aux banques centrales de ne plus équilibrer la masse monétaire en jouant sur les taux directeurs mais en donnant directement à l’ensemble des humains pour lesquels elles gèrent la masse monétaire disponible les sommes nécessaires à cet équilibre…

Bref, que des moyens qui entraînerait la fin de la toute puissance de celles et de ceux, personnes physiques ou morales, qui disposent des plus gros capitaux… D’où une capacité de résistance au changement extrêmement forte de la part des drogués de la « croissance du PIB »…

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu

 

A les laisser crever, nous mourrons.

Personne n’a jamais demandé à ce que l’Europe accueille « toute la misère du monde ».

D’une part, tous les migrants ne cherchent pas à nous rejoindre: les migrations sont majoritairement internes aux frontières, plus rarement vers des pays limitrophes et encore plus rarement après un parcours de milliers de kilomètres. Ce n’est qu’une part des migrants que, ces quarante dernières années, par le durcissement des conditions d’entrée, nous avons poussée dans les bras de passeurs de moins en moins soucieux de la vie de leurs « clients ». Et, comme nous, pays riches en devise, nous imposons notre modèle, le durcissement de nos propres frontières s’exporte vers tous les pays, ne serait-ce que parce qu’une part significative des aides aux pays pauvres en devise est aujourd’hui spécifiquement dédiée aux renforcements de leurs propres frontières. Ceci augmente les conséquences des guerres et catastrophes puisque les hommes, femmes et enfants qui cherchent à survivre peuvent de moins en moins se déplacer dans les pays limitrophes aux leurs. Ainsi, notre construction d’une « Europe forteresse », construit des murs bien au-delà de nos frontières et transforme la nature même de l’humanité. Une humanité constituée de peuples tout d’abord majoritairement nomades, pour majoritairement  sédentaires et, maintenant, alors que nous n’avons jamais pu communiquer et voyager aussi facilement, de plus en plus refermés sur eux-mêmes: une humanité qui fini par oublier l’accueil, le partage, le bonheur de vivre ensemble, une humanité qui suicide son… humanité.

D’autre part, l’idée même « d’accueillir la misère » n’a pas réellement de sens. En effet, tout humain, s’il est en vie, est économiquement un générateur de richesse [ceci n’a rien à voir avec l’emploi, mais c’est un autre débat pour lequel je ne puis que vous conseiller de vous rapprocher du Mouvement Français pour un Revenu de Base inconditionnel(*1)]. Ainsi, plus nous sommes, plus nous nous enrichissons.

Enfin, cette soit-disant impossibilité « d’accueillir toute la misère du monde » ne se base pas sur les ressources disponibles. Il n’y a de soucis que lorsque les consommations dépassent les ressources mais, nous ne sommes plus auto-suffisant depuis longtemps: notre pays n’a plus suffisament de ressources internes pour garantir nos niveaux de vie, nous vivons déjà sur des ressources extérieures à nos frontières: la surconsommation des ressources est un problème mondial, les migrations n’y changent pas grand chose[C’est là aussi un autre débat que celui de notre sur-consommation(*2)].

Cette soit-disant impossibilité se basent sur la volonté de nos classes dirigeantes de ne rien changer qui pourraient remettre en cause leurs pouvoirs et privilèges. Sur leurs volontés de diviser les travailleurs, qu’ils soient ouvriers, commerciaux, cadres, ingénieurs, techniciens, médecins (…), afin que ne soit pas remis en question l’appropriation d’une part disproportionnée des richesses produites par une minorité de possesseurs de capitaux, afin que ces dirigeants continuent à nous inciter à nous battre pour ce qu’ils nous laissent de ce que mondialement nous produisont(*3).


La libre circulation des personnes est un droit nécessaire à la survie de l’humanité.

Cette libre circulation est ici à entendre dans le contexte actuel de fermeture de nos frontières face aux femmes, hommes et enfants qui fuient les guerres, les catastrophes, les persécutions…
Cette libre circulation est à entendre face à nos actuelles peurs des femmes, hommes et enfants qui cherchent seulement à survivre ou à vivre.

DROIT
(source : http://www.unesco.org/)
« Le refoulement signifie l’expulsion de personnes qui ont le droit d’être reconnues comme réfugiés. Le principe de non-refoulement est un principe clé du droit international relatif aux réfugiés, qui stipule qu’aucun Etat ne refoulera de quelque manière que ce soit un réfugié vers un pays où sa vie ou sa liberté peut être menacée. Ce principe inclut également la non-expulsion aux frontières. La base juridique de ce principe se trouve à l’article 33 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Il constitue la base juridique de l’obligation des Etats de fournir une protection internationale à ceux qui en ont besoin. L’article 33(1) stipule: « Aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »  »

SURVIE
D’une part, la libre circulation des personnes est nécessaire à la survie matérielle : les peuples humains ont survécus à de nombreuses catastrophes grâce à leurs mobilités.
D’autre part, la libre circulation des personnes est nécessaire à la survie spirituelle : l’humanité n’est plus si nous laissons mourir celles et ceux qui ont juste besoin de fuir pour leur survie, il ne reste alors que des existences vides de sens.

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

(*1) le site du MFRB: http://revenudebase.info/

(*1′)

(*2)

(*3) « Un banquier prend le thé son médecin. Le serveur apporte six viennoiseries. Le banquier en mange cinq puis, il dit à son médecin: attention, le serveur est un étranger, il pourrait voler ta part. »

 

Gauchiste? Tu rigoles?

J’ai l’habitude de dire que l’écologie n’est ni de droite ni de gauche mais, comme elle consiste à partager avec les générations à venir, je ne peux m’interdire de douter de la cohérence idéologique de celles ou de ceux qui refusent déjà que l’on partage au présent.

Admettons.

Parmi les dogmes incontournables de l’écologie, il y a l’idée que les ressources ne sont pas infinies.

Ainsi, être écologiste, c’est aussi considerer comme nécessaire de limiter les consommations et pollutions.

Ainsi, en écologie politique, nous nous battons contre le « toujours plus« , contre la spoliation de plus en plus de ressources par un nombre limité de personnes.

Cette limitation va jusqu’à exiger qu’on laisse suffisament de ressources sur Terre pour les générations à venir.

Ceci exige des limitations bien plus forte qu’un simple partage « gauchiste » : ceci exige de ne pas consommer ou polluer plus vite que ce que que la Terre peut produire ou assimiler.

L’écologie exige un partage radical des ressources.

Gauchiste? Pire: écologiste!

François NICOLAS, REZE(44)

gauchiste? Pire: ecologiste!

 

Un autre monde existe (Vidéo – Alternatiba Rennes 2015)

ALTERNATIBA RENNES, esplanade Charles de Gaule, 27 juin 2015, au cœur du village des alternatives. Au fil des rencontres, découvre cet autre monde souhaitable, déjà en marche, qui n’attend que toi…

Avec chaque mini-entretien, s’affiche une adresse internet qui te permettra d’en savoir plus et, pourquoi pas, de participer à construire un monde plus juste, plus respectueux de l’avenir…

Par François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Les statistiques ethniques sont des outils au service du racisme

Je me souviens d’un ami reçu au concours d’inspecteur de Police, il y a une vingtaine d’année. La première année, il nous disait: « je comprends qu’on dise que les noirs ou les arabes sont des voyous, ce sont les seuls qu’on contrôlent ». Dans ce cadre, une statistique ethnique ne lutterait pas contre le racisme mais l’amplifierait. En effet, ce sont toujours les raccourcis les plus direct que nous retenons. Nous retiendrions que si l’on contrôle « les noirs et les arabes », c’est qu’il y a une raison. Et, comme il n’est pas immédiat de comprendre ce qui nous a conduit à ces situations, la raison immédiatement retenue ne serait très probablement pas liée aux discriminations, aux rejets, aux racismes et, au contraire, une telle statistique permettrait à nos extrêmes droites de justifier à postériori le racisme et la xénophobie.

En France, il est heureusement interdit de tenir des propos stigmatisant tel ou tel groupe de personnes selon la couleur de la peau.

Ainsi, les racistes doivent s’exprimer par ellipse, par des expressions a priori légales mais qui sous-entendent des affirmations racistes, par des expressions qui, petit à petit, influencent chacun de nous, nous incitent à penser en associant aux couleurs de peau des caractéristiques sans rapport autre que statistiques.

La génétique a permis de prouver l’inexactitude des hypothèses racistes de la biologie du début du 20ième siècle: nous savons depuis quelques dizaines d’années que la couleur de la peau n’est directement associée à aucune autre caractéristique. Ce n’est pas l’absence de couleurs de peau mais cette vérité scientifique qu’affirment ceux qui clament qu’il n’existe pas plusieurs races humaines, que la notion de race n’est pas une catégorisation scientifique, juste une division des humains selon la couleur.

Ainsi, c’est une chance que le législateur interdise les statistiques ethniques: ceci permet de ne pas donner aux racistes des occasions de faire croire à l’association des couleurs avec des caractéristiques autres que… la couleur.

Combien de cadres supérieurs consommateurs d’une drogue dure, ou complices d’un délit financier, ne seront jamais contrôlés, dans les quartiers riches en argent, cette année? Combien de noirs parfaitement honnêtes seront contrôlés une dizaine de fois, dans les quartiers pauvres en argent, cette année? De même qu’il serait abusif de déduire de ce cercle vicieux un quelconque racisme des forces de police, d’attiser la haine contre celles et ceux qui travaillent pour le respect des lois, il est abusif d’en tirer des préjugés raciaux, d’attiser les plus vils haines, racismes et xénophobies.

 

Nous sommes une et une seule humanité.

 

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu

En intelligence comme en connerie, nous sommes une et une seule humanité.

Que le racisme n’ait pas de couleur démontre son absurdité.

Je lis régulièrement des commentaires ou articles où les auteurs disent en substance que puisqu’ils ont déjà entendu un noir ou un arabe insulter notre pays, il n’y a pas lieu de lutter contre le racisme et les discriminations, je suis persuadé du contraire.

Je me souviens d’une attente dans une file de cinéma, d’un homme qui, m’affublant de noms d’oiseaux ou de singes, me demandait sans ménagement de rentrer manger des bananes chez moi. Au bout de quelques minutes, c’est un ami qui a demandé à cet homme d’arrêter : il n’avait pas l’habitude d’entendre un de ses amis insulté de la sorte.

Ceci fait toujours mal mais, souvent, je laisse dire. Au fil des années, on apprend que protester ne sert à rien si ce n’est que d’entendre les insultes redoubler d’intensité ou recevoir des coups; on apprend à ne pas penser les insultes comme l’expression d’une pensée profonde et raisonnée; on apprend à plaindre ceux qui ont besoin de se raccrocher à des boucs émissaires, ceux qui ont besoin, pour s’aimer, de détester, on apprend à ne pas donner prise aux insultes, on apprend que ceux-là même qui insultent, s’ils apprennent à nous connaître, s’il apprennent à se connaître, peuvent devenir des amis, au même titre que tout autre humain.

Je crois que l’immense majorité des noirs ou arabes de France laissent courir les insultes, courbent l’échine en attendant que ça se calme. Mais en quoi est-il étonnant que certains arabes ou noirs ne soient pas plus équilibrés que ceux qui nous insultent? La connerie, le racisme, la xénophobie, la bêtise, l’agressivité sont évidement partagés indépendamment de la couleur de peau.

A mon sens, au contraire d’affaiblir le besoin de lutte contre les discriminations, le «racisme anti-français» dont les partisans des replis identitaires font tant de publicité, puisqu’il prouve que la maladresse, la peur ou l’ignorance entraînent des réactions haineuses indépendamment de la couleur de la peau, conforte la pertinence de la lutte contre le racisme et les discriminations.

En intelligence comme en connerie, nous sommes une et une seule humanité.

François NICOLAS
http://www.mingata.eu

(article initialement publié le 08/03/2010 sur « Le Post »)