Archives du mot-clé europe Ecologie – Les Verts

Les journées d’été des écologistes 2019 à Toulouse

CHANGEMENT CLIMATIQUE, rappel des faits & adaptation des villes (1H17)

UNE ECOLOGIE SANS CONFLIT? (1H25)

Extrait du discours de Yannick Jadot (0H25)

Effondrement… Comment en parler? (1H40)

EUROPE : L’HEURE DU SURSAUT ET DU CHOIX ENTRE ÉCOLOGIE ET BARBARIE (2H26)

ÉCOFÉMINISME : AU-DELÀ DE LA CONVERGENCE DES LUTTES (1H30)

VIOLENCES POLICIÈRES : QUARTIERS ET MOUVEMENTS SOCIAUX(1H32)

RETRAITES : LA RÉFORME EN DÉBAT (1H31)

PLUS CHAUDES QUE LE CLIMAT? ET MAINTENANT? (1H40)

Des démarches citoyennes gagnantes pour l’écologie (1H34)

GILET JAUNES? (1H52)

BILAN DE MUNICIPALITÉS ÉCOLOS des perspectives inspirantes (1H38)

NOUS SOMMES LA NATURE QUI SE DÉFEND (1H50)

ERASMUS, une réussite européenne (1H07)

Défendre la vie, l’avenir (1H06)

LES ÉLU.E.S EN RÉGIONS : BILANS ET PERSPECTIVES (1H14)

Pour une autre POLITIQUE AGRICOLE COMMUNE (1H33)

DE NOUVEAUX ENJEUX POUR L’ÉCOLOGIE POLITIQUE (1H59)

LE TEMPS DE L’ÉCOLOGIE MUNICIPALE (1H51)

La forêt amazonienne – témoignage (0H02)

Nous avons voté et bien luttons maintenant.

A toi qui a voté, à toi qui va nous représenter et défendre la vie, nos vies, l’avenir de l’humanité : MERCI.

Maintenant continuons à soutenir les jeunes en grève pour le climat.

Manifestons pour qu’enfin commence une véritable transition vers une société respectueuse de l’avenir de l’humanité.

Exigeons de ne plus tuer la vie au cœur des terres de France.

Puisqu’il faut diminuer nos emissions de gaz à effet de serre pour sauver l’humanité, exigeons que chaque personne dispose de quoi s’intégrer à notre société sans être forcée d’accepter d’accepter des emplois néfastes pour l’avenir de l’humanité.

Osons enfin parler sérieusement de cette sacrée croissance.

Pause…

Pari réussi pour la marée populaire à Nantes, le 26 mai 2018

Ce samedi 26 mai 2018, les nantaises et nantaises ont massivement participé à la manifestation organisée par un collectif unitaire composé 26 organisations locales (ATTAC 44, Alternatiba Nantes, Alternative libertaire Nantes, CGT 44, comité 5 mai Nantes, collectif Santé 44, Collectif STOP CETA 44, comité Bure Nantais, DAL 44, EELV 44, Ensemble 44, France Insoumise 44, FSU 44, Gauche Démocratique et Sociale 44, GIGNV , Génération.s 44, Jeunes Générations 44, Jeunes France Insoumise 44, NPA 44, PCF 44,Place au peuple 44, Solidaires 44, SGL 44, Sortir du nucléaire Pays Nantais, Union Démocratique Bretonne, UNEF Nantes) dans le cadre de l’appel national pour une marée populaire.

Ci-dessous, une retranscription vidéo de la manifestation :

Le texte signé par l’ensemble des associations, collectifs, syndicats et partis:

« Pour l’égalité, la justice sociale et la solidarité,
Marée populaire le samedi 26 mai

Dans le respect de nos champs d’interventions respectifs, nous voulons aller au-delà de toutes les mobilisations positives qui existent déjà et rassembler toutes les forces sociales, syndicales, associatives, politiques pour construire et réussir ensemble un grand rendez-vous citoyen. Le collectif unitaire Nantais portant cette volonté se compose des organisations suivantes :.

Le samedi 26 mai, à Nantes, à partir de 14h30 au miroir d’eau, un collectif unitaire composé 26 organisations locales (association, syndicats et partis politiques) se joignent à l’appel national pour une « marée populaire ».

Un constat s’impose, Emmanuel Macron, son gouvernement et le Medef sont décidés à imposer coûte que coûte une restructuration en profondeur de la société française : politique d’austérité, destruction des droits des salarié.es, introduction de la sélection à l’entrée de l’université, casse des services publics, aggravation du sort des sans emplois, réorganisation aggravant les inégalités en matière d’accès à la justice, réforme fiscale favorable aux plus riches, loi répressive contre les migrant.es, priorité donnée au secret des affaires contre le droit à l’information, introduction de l’état d’urgence dans le droit commun, répression des mouvements sociaux et des jeunes des quartiers populaires, utilisation de l’égalité femmes-hommes comme simple outil de communication, sans moyens financiers, alors que les femmes sont les premières concernées par les régressions sociales… sans oublier une politique militariste au niveau international. La multiplication des mesures prises avec brutalité sur tous les fronts a un objectif, celui de créer un effet de sidération et espérer ainsi empêcher toute riposte. Le patronat profite de la situation pour multiplier les restructurations et rester sourd aux revendications du monde du travail. En s’en prenant aux personnels à statut, en particulier aux cheminot.es, Emmanuel Macron espère, s’il l’emporte, casser tout esprit de résistance.

Ce coup de force peut échouer, car les mobilisations se multiplient dans le pays, chacune avec sa spécificité : journée nationale d’action, grèves, occupation d’universités, manifestations… Il appartient évidemment aux organisations syndicales de décider, avec les personnels concernés, de leurs formes d’action. Chacune d’entre elles a, a priori, des ressorts différents, mais au-delà de tel ou tel aspect, ce dont il est question concerne la nature même de la société dans laquelle nous voulons vivre. Voulons-nous vivre dans une société où les droits sociaux seraient réduits à néant, où les services publics et la sécurité sociale auraient disparu, où l’inégalité de traitement des territoires serait la règle, où l’accès à l’université serait de plus en plus réduit, où les lanceuses et lanceurs d’alerte et journalistes seraient bâillonnés, où les défis écologiques seraient soumis aux intérêts de la finance, où le logement, les HLM et les locataires seraient marchandises, où la lutte contre les discriminations se réduit à des discours ? Ou, au contraire, voulons-nous une société plus juste, plus solidaire, plus démocratique, plus égalitaire avec un meilleur partage des richesses ? Tel est l’enjeu.

Le gouvernement espère que ces mobilisations sectorielles restent isolées et qu’il pourra les défaire les unes après les autres en tenant bon, en les laissant s’épuiser ou en les réprimant. Affichant sa détermination, il espère ainsi nous décourager. Il se trompe, comme le montre la multiplication des collectifs citoyens en lien avec les salarié.es, les retraité.es et les étudiant.es ainsi que le succès de la solidarité aux grévistes, notamment à ceux de la SNCF. Il s’agit maintenant d’aller plus loin et, toutes et tous ensemble, d’affirmer dans la rue que des alternatives existent, que nous ne nous résignons pas au sort que nous promet ce gouvernement. Il fait la sourde oreille, il faut le forcer à nous entendre et à retirer ses projets. »

ZAD, écologie, avenir et propriété privée?

J’entends et je lis des étonnements sur les réticences de certaines personnes habitant la ZAD à accepter l’idée de formaliser nominativement des projets définissant un morcellement de la ZAD.

Ne nous perdons pas dans des considérations de gestion, de référence à un monde qui implacablement conduit l’humanité à sa perte, n’oublions pas qu’une part essentielle des enjeux est là. Il n’y a pas pour l’instant d’autres d’issues connues pour préserver la démocratie en cas de raréfaction des ressources que de cheminer dans un autre sens que l’augmentation constante de la propriété privé, que de cheminer vers l’augmentation du domaine des propriétés d’usage.

Oui, c’est évidement de ceci dont il est question, expérimenter des fluidités dans les propriétés individuelles ou collectives pour que notre civilisation renoue avec les communs, avec cette part de propriété d’usage sans laquelle aucune économie ne peut prospérer durablement.

Si Europe Écologie – Les Verts avait retenu Eva Joly, la candidate anti-corruption, c’est bien parce que nous savions intuitivement que l’abus de propriété privée n’est pas une solution mais un problème et que, du fait par exemple de l’accumulation primaire du capital, la frontière est fine entre propriété et spoliation.

Pour certaines habitantes de la ZAD, signer nominativement, même dans le cadre de projets collectifs, une division de la ZAD entre groupes institutionnalisés dont les intérêts peuvent diverger, pose une question majeure quand on expérimente la démocratie directe et la propriété d’usage. Dans ce cadre, engager un ou plusieurs individus sur des projets distincts changent fondamentalement la donne en introduisant potentiellement une hiérarchie, même quand elle n’est que morale, et des conflits d’intérêts déséquilibrant le poids des usages passés par rapport aux usages futurs, diminuant la fluidité de la propriété d’usage et influençant les négociations constantes entre usagers…

Imaginer une solution satisfaisante revient peut-être à réinventer des communs.

Ceci nécessite du temps puisqu’il faut que toutes, même les plus honnêtement anarchistes, acceptent de formaliser ceci en confiant une part de leurs avenirs à une ou plusieurs personnes morales, une ou plusieurs associations, créées dans ce but.

Ceci nécessite du temps puisque les solutions qu’elles peuvent envisager peuvent nécessiter un savant panachage de propriétés individuelles ou collectives et usages individuels ou collectifs.

Bref, il faut du temps, du dialogue, du débat et ce n’est pas à nous de dire quoi que ce soit, c’est l’histoire des habitantes de la ZAD.

Nous, écolos, nous avons un rôle politique à jouer pour la préservation du bocage, pour dire le besoin de préserver la biodiversité, la richesse de ce territoire, quelles que soient les solutions choisies par le gouvernement avec les habitantes de la ZAD.

Nous, écolos, nous avons aussi un rôle politique à jouer dans la redécouverte des communs. Nos élues doivent parler des communs, nos élues et toutes celles qui ont l’occasion d’être parfois interviewées doivent en profiter pour dire les faits, expliquer comment notre civilisation survit malgré le capitalisme grâce à de multiples expressions des propriétés d’usage et, quand l’accumulation primaire du capital abouti à trop de spoliations,  par des successions de crises économiques ou politiques rebattant plus ou moins les cartes de la propriété.

La mise en évidence du besoin de renouer avec les communs, faisait parti des points portés par Hamon alors, comme nous avons toutes activement participé à sa campagne, nous sommes armées pour ces discours.

A nous de soutenir les habitantes de la ZAD pour qu’elles conservent cette cohérence. A nous de ne pas leur en vouloir si elles cèdent aux pressions de conformité sociale et, remercions-les pour leur résistance.

 

François NICOLAS, REZE(44)

 

Nantes, 17 février 2018, prélude aux assises de l’écologie & des solidarités

En prélude aux assises de l’écologie & des solidarités, une après-midi de débats ouverts avec Europe Écologie – Les Verts Pays-de-la-Loire.

Première partie avec Erwan Lecœur : un regard de sociologue sur l’histoire et l’avenir de l’écologie politique.

Deuxième partie avec Julien Durand : après l’abandon du projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, le regard d’un homme passionné par son travail, par l’idée de nourrir les hommes tout en respectant les terres, l’avenir.

Troisième partie avec François, Ibrahima, Mamadou et Jean-Paul : l’écologie politique pour changer de point de vue et transformer les migrations en avantages pour tous et toutes les citoyennes : l’accueil des migrants n’est pas seulement une question de solidarité, c’est aussi une nécessité et une chance pour la survie de nos civilisations.

 

La prise de son n’était pas adaptée à une salle non sonorisée aussi l’image aide-t-elle à suivre les propos mais, pour écouter ceci plus librement, vous pouvez télécharger ce mp3 de l’intégralité de l’après-midi : https://www.dropbox.com/s/r8w4th7foc5lcs0/bande_son_assise.mp3?dl=0

 

Alter’Naïvement,

 

François NICOLAS

https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44/

Dunkerque 2017

Ci-dessous, les retranscriptions vidéos d’une partie des forums, débats, conférences et tables rondes des journées d’été des écologistes en 2017 à Dunkerque.

Plus d’information: http://jde.eelv.fr/

Quelques extraits d’interventions

Marie-Pierre Vieu, membre du Parti Communiste, députée européenne, Benoît Hamon (1), Clémence Dubois, chargée de campagne pour https://350.org/, Eric Piolle, maire de Grenoble, Valérie Cabanes, Benoit Hamon (2), François Nicolas (revenu de base), Gosia Wochowska (luttes pour la préservation des libertés des femmes polonaises), Dominique Guibert Président de l’Association Européenne des Droits de l’Homme, Radu-Mihai Mihail sénateur roumain de l’USR, Eva Joly, Yannick jadot,

Les plénières du jeudi

Les plénières du vendredi

Toutes les plénières du samedi (Journée européenne)

Quelques ateliers et forums

Samedi soir, clôture du rassemblement

Bilan des législatives 2017, du coté des écologistes, sur la 44-04

Voici quelques souvenirs de ces législatives 2017, du coté des écologistes…

Circonscription 44-04, le 11 juin 2017, nous avons été 2307 citoyennes et citoyens à voter pour Europe Écologie – Les Verts, soit 4,87% des votes exprimés.

Merci pour cette mobilisation, merci pour ces sourires:

  • Merci à celles et ceux qui nous ont soutenus.
  • Merci à celles et ceux qui ont collé nos affiches.
  • Merci à celles et ceux qui ont distribué nos tracts.
  • Merci à celles et ceux avec qui nous avons discuté.
  • Merci aux 2307 citoyennes et citoyens qui ont voté pour nous.

Merci à toutes celles et tous ceux qui, chaque jour, militent pour un meilleur respect des personnes, de la vie, de l’avenir.

Les résultats détaillés :

  • BOUAYE : 3,78%, 122 voix
  • BOUGUENAIS : 3,97%, 289 voix
  • BRAINS : 4,81%, 56 voix
  • NANTES : 3,28%, 236 voix
  • PONT-SAINT-MARTIN : 2,15%, 51 voix
  • REZE : 6,37%, 1012 voix
  • SAINT-AIGNAN-DE-GRANDLIEU : 2,31%, 40 voix
  • SAINT-LEGER-LES-VIGNES : 2,57%, 19 voix
  • SAINT-SEBASTIEN-SUR-LOIRE : 4,31%, 482 voix

Ensemble, continuons à lutter pour un monde plus juste, plus pacifique, plus respectueux des personnes, de la vie, de l’avenir.

François NICOLAS, REZE(44)

http://mingata.eu/

Lorient 2016, revivre les journées d’été des écologistes

Accès directs aux vidéos

Quelques extraits
Pour un revenu de base inconditionnel
En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs
Redonner du sens à la vie de toutes et de tous
Penser avant d'agir
EELV à la pointe de l'innovation
Toutes les plénières
Ouverture des journées d’été des écologistes
Réinventons-nous!
Année noire pour la défense des droits humains?
Pour une autre loi travail!
Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?
Clôture des journées d'été des écologistes
Quelques ateliers
La transition écologique dans les territoires ruraux
Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?
Politiques environnementales : bilan et propositions
Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?
Les rassemblements aux régionales... et après ?
Changer l’économie pour transformer les territoire
Le droit de l’environnement

Descriptions

Quelques extraits

Pour un revenu de base inconditionnel

Qu’est-ce qu’un revenu de base inconditionnel? Y-a-t-il eu une expérimentation passée à retenir? Puisqu’en redonnant aux salarié-e-s la possibilité de négocier leurs conditions et horaires de travail, en sécurisant les parcours professionnels des agriculteurs, des artisans, des petit entrepreneurs ou des travailleurs indépendant, un revenu de base inconditionnel élevé incite à travailler, n’y-a-t-il pas un risque de croissance trop forte?…  Quelques débuts de réponses par François Nicolas durant la plénière organisée par les jeunes écolos.

En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs

Détricoter les fantasmes économiques dominants pour proposer des mesures adaptées à la survie de l’humanité. Une intervention d’Yves Cochet pour la décroissance du PIB.

Redonner du sens à la vie de toutes et de tous

Mobilisation citoyenne, travail permanent au niveau européen, un nouveau monde est en marche qui nécessite l’implication de toutes et de tous et ne réussira que si la politique sait s’effacer et faciliter. Une intervention de Yannick Jadot durant l’écolocamp, la veille des journées d’été des écologistes.

Penser avant d’agir

Par l’évocation de son utilisation des outils numériques, Cécile Duflot nous invite à maîtriser les nouvelles technologie sans en devenir les esclaves.

EELV à la pointe de l’innovation

Le bureau exécutif d’Europe Écologie – Les Verts, avec David Corman, Julien Bayou,  Sandra Regol et Marine Tondelier, dévoile notre future stratégie numérique.

Toutes les plénières (extraits du programme officiel)

Ouverture des journées d’été des écologistes
PLéNièRE AGRICULTURE

Vers une agriculture des solutions : alimentation, biodiversité, climat

Animée par René Louail, paysan. Avec Brigitte Allain, députée de Dordogne ; Michelle Rivet, agricultrice, conseillère régionale du Centre ; Gilles Luneau, journaliste ; Gérard Choplin, expert européen (Bruxelles).

Réinventons-nous !

Occupy, Indignados, Nuit debout, le Mouvement des Parapluies à Hong-Kong, le Mouvement Tournesol des Étudiants à Taïwan. Partout, des initiatives citoyennes émergent et remettent au centre du jeu une question fondamentale : la démocratie comme projet. Initiatives qui nous amènent à nous interroger sur le devenir des partis politiques traditionnels, leurs projets, leurs pratiques. Partout, l’écologie des alternatives gagne les consciences, progresse sous les radars, ce qui doit nous amener à nous interroger sur comment lui offrir un débouché qui fasse fi des lobbies, rentes et conservatismes. Comment réinventer le mouvement de l’écologie politique en France et en Europe ? Quelles leçons tirer des divers mouvements qui ont éclos à travers l’Europe et le monde ? En démontrant notre capacité à faire de la politique autrement, en s’ouvrant aux initiatives diverses issues de la société civile, en nous réinventant collectivement. Cette plénière sera l’occasion de faire un retour d’expérience, de débattre de cette soif de démocratie et des formes multiples que celle-ci prend aujourd’hui dans nos sociétés.

Animée par Aurélie Brochard et Julien Bayou, membres du Bureau exécutif d’EÉLV et référent.es “réinvention”. Avec Audrey Tang, programmeuse taïwanaise de logiciels libres ; Caroline de Haas, militante féministe et politique, initiatrice de la pétition “Loi travail : non merci !”  ; Gaël Brustier, polito­logue, conseiller politique ; Julie de Pimodan, reporter, fondatrice de Fluicity Bluffe.

Droits des étrangers, rétention des mineurs, crise des réfugiés, déchéance de nationalité : année noire pour la défense des droits humains ?

L’année qui vient de s’écouler restera marquée par les attentats qui ont ensanglanté Paris puis Bruxelles, Bagdad, Istanbul, Beyrouth, Bamako, Tunis, Tel-Aviv… et déstabilisé le monde entier. Elle restera celle d’une crise migratoire sans précédent, la guerre civile syrienne et l’aggravation du conflit en Lybie ayant jeté sur les mers et sur les routes des millions de personnes tentant de gagner l’Europe dans des conditions dramatiques. Le Parlement a été amené à se prononcer sur des réformes attendues depuis longtemps par la gauche, au premier rang desquelles la réforme du droit des étrangers et celle du droit d’asile. On peut s’interroger sur les conséquences du contexte international sur ces lois qui ont été très loin de répondre aux attentes des défenseurs des droits fondamentaux. D’autres réformes étaient, quant à elles, beaucoup moins attendues. Constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, textes toujours plus sécuritaires, sacrifice des libertés individuelles, tout ce qui pouvait être considéré comme le socle des valeurs de gauche a volé en éclat. Dans ce contexte et après des mois passés sous le régime de l’état d’urgence, que reste-t-il de la défense des droits humains ? Peut-on parler d’une année noire en la matière ? À la veille d’une année d’élections majeures pour notre pays, il est nécessaire d’en dresser un bilan précis et rigoureux.

Animée par Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne. Avec Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty International France ; Damien Carême, maire de Grande-Synthe; François Gemenne, chercheur à l’université de Liège et à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), auteur de l’Atlas des migrations environnementales; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’homme; Antoine Comte, avocat.

Pour une autre loi travail!

La loi El Khomri de réforme du Code du travail contient de nombreuses atteintes aux droits des salarié.es, renverse la « hiérarchie des normes » et instaure un code du travail, non pas simplifié, mais dangereusement libéralisé. Après de multiples mobilisations, une loi travail du passé a été adoptée par 49.3 le 20 juillet 2016. Pourquoi continuer sur un modèle qui a fait les preuves de son inefficacité ? Nous pensons qu’une autre vision du travail est possible, mais qu’elle est surtout souhaitable ! Notre loi travail permettrait à tou.tes de s’émanciper du salariat avec un revenu de base et une réduction du temps de travail. Notre loi travail prendrait sérieusement en compte les questions de formations, d’égalité et des diverses discriminations. Notre loi travail défendrait totalement un autre modèle social.
Alors, le temps d’une plénière et au-delà, nous développerons notre loi travail et laisserons les vieilles recettes au passé.

Animée par Oriane Pigache et Benjamin Kaufman, des Jeunes écologistes. Avec Pouria Amirshahi, député et ancien président de l’UNEF ; David Cormand, secrétaire national d’EéLV ; Karima Delli, eurodéputée et membre de la Commission emploi et affaires sociales ; Jean Desessard, sénateur et membre de la Commission des affaires sociales ; Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du Parti communiste français ; François Nicolas, du Mouvement français pour un revenu de base; un.e membre de la coopérative d’entrepreneures rennaise Oxalis ; Barbara Romagnan, députée PS frondeuse ; Eva Sas, députée EéLV vice-présidente de la Commission des finances ; Claire Serre-Combe, porte-parole d’Osez Le Féminisme.

Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?

Le Brexit rend indispensable le sursaut de l’Union européenne et de ses états-membres : le
projet européen n’a plus l’adhésion des peuples. Crise des dettes européennes, flux massif de réfugié.es, montée des nationalismes et des extrémismes… Les chocs se multiplient et pourraient bien enterrer le projet européen de paix et d’union dans la diversité. Pour les écologistes, l’Union européenne reste la voie pour faire face aux défis du XXI e  siècle : celui d’une démocratie accrue face aux pouvoirs financiers transnationaux, celui de la protection des ressources naturelles et du climat, celui du vivre ensemble et de la paix. Une refondation profonde est nécessaire, à laquelle le couple franco-allemand doit contribuer.

Organisée en partenariat avec la Fondation Heinrich Böll. Animée par Guillaume Duval, d’Alter­natives économiques. Avec Reinhard Butikofer, eurodéputé allemand, porte-parole du Parti Vert européen (PVE) ; Florent Marcellesi, eurodéputé espagnol ; Eva Joly, eurodéputée française ; Nathalie Benett, leader des Verts d’Angleterre et du Pays de Galles.

Clôture des journées d’été des écologistes

Le projet écologiste confronté aux enjeux de 2017

2017 sera une année électorale chargée. Entre l’élection présidentielle, les législatives et les sénatoriales, les écologistes auront l’occasion de défendre leur projet porteur de solutions pour notre pays et pour l’Europe. Alors que ces Journées d’été ont été l’occasion d’approfondir de nombreux champs de réflexion, il s’agit dans cette plénière de s’arrêter sur deux problématiques incontournables, et sur lesquelles les écologistes défendent une approche et des orientations différentes de celles proposées aujourd’hui par une majorité de la classe politique, en panne d’idées neuves.

Première table ronde, faire sans la croissance : face à la finitude de nos ressources, aux défis climatiques et sociaux, nous savons que la croissance est un mirage. Mais entre greenwashing, new deal vert et décroissance, quels sont les fondements d’une société post-croissance ? Une prospérité sans croissance est-elle possible ? À quelles conditions ? Animée par Sandra Regol. Avec Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives
économiques ; Yannick Jadot, eurodéputé.

Deuxième table ronde, faire face au terrorisme: depuis plusieurs mois, la France est malmenée par une série d’attentats qui fragilisent notre pacte social. Face à cette situation, la classe politique française ne cesse de surenchérir dans le “tout sécuritaire”, au détriment de l’analyse et des fondements de la démocratie. Comment appréhender le terrorisme et ses causes ? Comment faire face aux besoins légitimes de sécurité tout en évitant les simplifications “politiciennes” ? Animée par Alain Coulombel. Avec Marie Cousein, psychanalyste ; Cécile Duflot, députée de Paris ; Geoffroy de Lagasnerie, sociologue ; Raphaël Liogier, sociologue et philosophe.

Quelques ateliers (extraits du programme officiel)

La transition écologique dans les territoires ruraux

La transition écologique dans une France périphérique sacrifiée semble la solution la plus enthousiasmante. Quelles sont les stratégies les plus efficaces pour susciter une résilience rurale : par le haut et/ou par le bas.

Animé par Corinne Desfosses, référente ruralité de la Commission agriculture. Avec Ronan
Dantec, sénateur de Loire-Atlantique ; Julien Durand, porte-parole de l’ACIPA ; Yvette Clément, maire du village de Tremargat, ; Michel Briand, représentant du programme Domino ; Patrick et Brigitte Baronnet, de La Maison Autonome – écohameau du Ruisseau.

Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?

Entre ressources limitées, ou que l’on devrait s’interdire, et les expériences en cours telles les territoires en transition, l’économie de la fonctionnalité et de la coopération ou les différentes initiatives locales, quelle société est possible et acceptable par nos concitoyen.nes pour demain ?

Avec Sébastien Boucq, ingénieur-géographe spécialisé industrie et aménagement durable du territoire ; Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Christelle de Crémiers, enseignante en Master 2 d’ingénierie financière.

Politiques environnementales : bilan et propositions

Cet atelier vise à faire dans un premier temps le bilan des politiques environnementales des cinq années qui viennent de s’écouler. La deuxième partie sera consacrée à la perspective d’un bing-bang fiscal en faveur de l’envi­ronnement.

Avec Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France ; Yves Verilhac, directeur France de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Matthieu Glachant, directeur du Centre d’économie industrielle et professeur à MINES ParisTech, présentera le fruit de ses travaux avant de participer à un échange avec la salle.

Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?

Pourquoi des cas de harcèlement et d’agressions peuvent perdurer durant longtemps au sein des organisations ? Qu’est ce que le harcèlement, qu’est ce qu’une agression ? Comment l’institution peut-elle agir et réagir en pareil cas ? Comment éviter que cela ne se produise : une responsabilité collective.

Avec Elen Debost, Annie Lahmer, Sandrine Rousseau, Florence Pelissier, Vanessa Jérome, Caroline De Haas.

Les rassemblements aux régionales… et après ?

Dans quatre grandes régions, les écologistes ont présenté des listes de rassemblements à la gauche du PS aux Régionales. Aujourd’hui, certains sont dans une majorité (LRMP), d’autres dans l’opposition (AURA) et d’autres ne sont pas représentés (PACA, NPDCP). Un an après, que reste-t-il de ces rassemblements ? Quel bilan en tirent les anciennes têtes de liste écolos?

Animé par Fanny Dubot. Avec Jean-Charles Kohlhaas, tête de liste en Auvergne-Rhône-Alpes; Sandrine Rousseau, tête de liste en NPDCP ; Jean-Laurent Felizia, de PACA ; un.e représentant.e de la liste Nouveau Monde, LRMP.

Changer l’économie pour transformer les territoire

Relocalisation, collectivités anti-TAFTA, économie sociale et solidaire, circulaire, collaborative… les territoires se réapproprient leur devenir en s’appuyant sur les nouvelles économies et la résistance à l’économie mondialisée. Ces nouvelles économies sont aussi un outil pour réinventer les relations entre territoires, entre les villes et les campagnes.

Animé par Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris en charge de l’économie sociale, solidaire et circulaire. Avec Ludovic Lamant, journaliste à Mediapart; Éric Piolle, maire de Grenoble; Sven Siegold, eurodéputé.

Le droit de l’environnement

L’environnement a bon dos. Frein à l’innovation, à la création d’emplois, à la croissance; mais aussi source de croissance pour les entreprises qui savent se réapproprier le discours environnemental et anticiper les changements des habitudes. Tour de vue des enjeux : des atteintes environnementales internationales aux luttes locales en passant par le socle juridique national ou les services publics du XXI e  siècle.

Animé par Marie Toussaint, membre du Bureau exécutif d’EÉLV. Avec Samanta Novella, de NatureRights ; Jacques Boutault, maire du II e arr. de Paris ; Marine Calmet, de Notre affaire à tous.

"Nous vivons sur un monde fini.
Ce qu'on prend en trop,
les autres ne l'ont pas."
François NICOLAS, REZE(44)
www.mingata.eu

A les laisser crever, nous mourrons.

Personne n’a jamais demandé à ce que l’Europe accueille « toute la misère du monde ».

D’une part, tous les migrants ne cherchent pas à nous rejoindre: les migrations sont majoritairement internes aux frontières, plus rarement vers des pays limitrophes et encore plus rarement après un parcours de milliers de kilomètres. Ce n’est qu’une part des migrants que, ces quarante dernières années, par le durcissement des conditions d’entrée, nous avons poussée dans les bras de passeurs de moins en moins soucieux de la vie de leurs « clients ». Et, comme nous, pays riches en devise, nous imposons notre modèle, le durcissement de nos propres frontières s’exporte vers tous les pays, ne serait-ce que parce qu’une part significative des aides aux pays pauvres en devise est aujourd’hui spécifiquement dédiée aux renforcements de leurs propres frontières. Ceci augmente les conséquences des guerres et catastrophes puisque les hommes, femmes et enfants qui cherchent à survivre peuvent de moins en moins se déplacer dans les pays limitrophes aux leurs. Ainsi, notre construction d’une « Europe forteresse », construit des murs bien au-delà de nos frontières et transforme la nature même de l’humanité. Une humanité constituée de peuples tout d’abord majoritairement nomades, pour majoritairement  sédentaires et, maintenant, alors que nous n’avons jamais pu communiquer et voyager aussi facilement, de plus en plus refermés sur eux-mêmes: une humanité qui fini par oublier l’accueil, le partage, le bonheur de vivre ensemble, une humanité qui suicide son… humanité.

D’autre part, l’idée même « d’accueillir la misère » n’a pas réellement de sens. En effet, tout humain, s’il est en vie, est économiquement un générateur de richesse [ceci n’a rien à voir avec l’emploi, mais c’est un autre débat pour lequel je ne puis que vous conseiller de vous rapprocher du Mouvement Français pour un Revenu de Base inconditionnel(*1)]. Ainsi, plus nous sommes, plus nous nous enrichissons.

Enfin, cette soit-disant impossibilité « d’accueillir toute la misère du monde » ne se base pas sur les ressources disponibles. Il n’y a de soucis que lorsque les consommations dépassent les ressources mais, nous ne sommes plus auto-suffisant depuis longtemps: notre pays n’a plus suffisament de ressources internes pour garantir nos niveaux de vie, nous vivons déjà sur des ressources extérieures à nos frontières: la surconsommation des ressources est un problème mondial, les migrations n’y changent pas grand chose[C’est là aussi un autre débat que celui de notre sur-consommation(*2)].

Cette soit-disant impossibilité se basent sur la volonté de nos classes dirigeantes de ne rien changer qui pourraient remettre en cause leurs pouvoirs et privilèges. Sur leurs volontés de diviser les travailleurs, qu’ils soient ouvriers, commerciaux, cadres, ingénieurs, techniciens, médecins (…), afin que ne soit pas remis en question l’appropriation d’une part disproportionnée des richesses produites par une minorité de possesseurs de capitaux, afin que ces dirigeants continuent à nous inciter à nous battre pour ce qu’ils nous laissent de ce que mondialement nous produisont(*3).


La libre circulation des personnes est un droit nécessaire à la survie de l’humanité.

Cette libre circulation est ici à entendre dans le contexte actuel de fermeture de nos frontières face aux femmes, hommes et enfants qui fuient les guerres, les catastrophes, les persécutions…
Cette libre circulation est à entendre face à nos actuelles peurs des femmes, hommes et enfants qui cherchent seulement à survivre ou à vivre.

DROIT
(source : http://www.unesco.org/)
« Le refoulement signifie l’expulsion de personnes qui ont le droit d’être reconnues comme réfugiés. Le principe de non-refoulement est un principe clé du droit international relatif aux réfugiés, qui stipule qu’aucun Etat ne refoulera de quelque manière que ce soit un réfugié vers un pays où sa vie ou sa liberté peut être menacée. Ce principe inclut également la non-expulsion aux frontières. La base juridique de ce principe se trouve à l’article 33 de la Convention de 1951 relative au statut des réfugiés. Il constitue la base juridique de l’obligation des Etats de fournir une protection internationale à ceux qui en ont besoin. L’article 33(1) stipule: « Aucun des Etats contractants n’expulsera ou ne refoulera, de quelque manière que ce soit, un réfugié sur les frontières des territoires où sa vie ou sa liberté serait menacée en raison de sa race, de sa religion, de sa nationalité, de son appartenance à un certain groupe social ou de ses opinions politiques. »  »

SURVIE
D’une part, la libre circulation des personnes est nécessaire à la survie matérielle : les peuples humains ont survécus à de nombreuses catastrophes grâce à leurs mobilités.
D’autre part, la libre circulation des personnes est nécessaire à la survie spirituelle : l’humanité n’est plus si nous laissons mourir celles et ceux qui ont juste besoin de fuir pour leur survie, il ne reste alors que des existences vides de sens.

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

(*1) le site du MFRB: http://revenudebase.info/

(*1′)

(*2)

(*3) « Un banquier prend le thé son médecin. Le serveur apporte six viennoiseries. Le banquier en mange cinq puis, il dit à son médecin: attention, le serveur est un étranger, il pourrait voler ta part. »