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Imagine un gouvernement favorable à l’écologie politique

 

mesures_ecologie_politiquePriorité aux humains

Restauration du ministère du temps libre : sous le pilotage du premier ministre, tous les services de l’état sont aux ordres du ministre du temps libre dans le cadre de l’augmentation du domaine du partage du travail et des ressources.

Renouveau démocratique

Le ministère de l’intérieur a tout pouvoir pour proposer aux législateurs la restauration du hasard comme mode normal de désignation des élues et élus.

Sauvegarde du territoire national

L’ensemble des centrales nucléaires sont, par soucis de préservation de l’intégrité du territoire national, placées sous la protection directe du ministère de la défense qui devra, dans les plus brefs délais garantir l’arrêt de la production massive de déchets nucléaires.

Investissement d’avenir

L’éducation populaire permanente est la priorité du gouvernement. Chaque ministre a en charge d’exposer au plus grand nombre l’ensemble des réflexions en cours et d’encourager les débats populaires.

 

Plan D adopté le 32 mars 2014

Qu’est-ce que… la croissance?

Qu’est-ce que la croissance?


Avant d’évoquer la décroissance, il est utile de réfléchir à ce qu’est la croissance, de prendre un peu de recul sur l’économie qu’elle dessine…


 

Nos dirigeants sont dévoués à la croissance. Ils consacrent toutes les ressources de l’humanité, actuelle et à venir, à l’idée d’une croissance infinie du produit intérieur brut, le P.I.B.

La croissance du P.I.B. ne mesure pas les richesses produites mais la traduction financière de l’activité économique.

La croissance du P.I.B. mesure le coût financier réel ou estimé de nos activités, quelles que soient nos activités.

Produire toujours plus de choses, même inutiles ou néfastes, voilà ce qu’est une politique basée sur la croissance.

A la sortie de la guerre, quand nous devions reconstruire la France, il fallait produire massivement, la croissance du P.I.B pouvait coïncider avec le progrès. Ce n’est plus le cas. Chômage subit, inégalités, soins médicaux inaccessibles, pénuries de logements, égoïsmes, solitudes, violences, on nous dit que c’est la crise.

On nous dit que ce n’est qu’une crise, qu’il nous faut faire des efforts mais, il y a une autre explication. Regardons les choix économiques qu’entraîne la volonté de croissance du P.I.B.

Jeter et fabriquer augmente le P.I.B. alors, nous produisons des biens fragiles qu’on ne répare plus.

Plus vite un bien est démodé, plus vite il faut en fabriquer un autre, plus vite le P.I.B. augmente alors, les propagandes commerciales nous expliquent qu’il est utile de posséder les dernières nouveautés.

Moins il y a d’entraides entre les humains, plus un citoyen est dépendant du système, plus les consommations personnelles augmentent : égoïsmes et solitudes sont bons pour le PIB alors, structurellement, les liens entre les citoyens diminuent.

Comme une société privée doit rémunérer ses actionnaires, quand on privatise un service public, le P.I.B. est augmenté des bénéfices que la société privée doit dégager, alors, toute politique de croissance doit réduire les services publics.

Dans une économie d’offre et de demande, ce qui est abondant est gratuit, donc mauvais pour la croissance du PIB : tout système basé sur la croissance doit favoriser la rareté, priver une part grandissante de la population de biens essentiels, tous les biens et services auparavant gratuits deviennent payants.

Bilan

La croissance voulue par la pensée unique n’est que la croissance infinie du P.I.B. Elle est en contradiction avec le progrès, l’efficacité, la liberté, la générosité du vivant, l’abondance des énergies, le respect de l’avenir.

La croissance infinie du P.I.B. nécessite la création perpétuelle de nouveaux besoins. Ainsi, une économie basée sur une croissance infinie doit maintenir les citoyens dans un état d’insatisfaction permanente.

Loin du « vivre ensemble » une société basée sur la croissance du P.I.B. est une société du « consomme pour toi ».

La croissance n’est pas liée au progrès de l’humanité. Elle est cette « crise » qui nous détruit.

La croissance est cette « crise » qui nous détruit.

Décroissance.

François NICOLAS, Rezé(44)