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Le cadavre sous la neige

Une personne a échappée aux guerriers à qui nous vendons nos armes. Une personne s’est évadée des dictatures qui nous fournissent nos matières premières. Une personne a fuit la misère que nos multinationales imposent dans son pays au nom des accords internationaux de libre échange. Une personne n’est pas morte dans le désert. Une personne n’est pas restée prisonnière d’un camp au Maghreb. Une personne ne s’est pas noyée en Méditerranée.

Nos députées criminalisent cette personne si elle n’a pas d’autorisation administrative de séjour ou d’entrée sur notre territoire.

Sans autorisation administrative, nos policiers lui bloquent l’accès aux frontières, ne lui laissant que le choix de risquer sa vie.

Ainsi, elle affrontera, sans équipement, la haute montage.

http://www.liberation.fr/france/2017/12/17/peut-etre-qu-au-printemps-on-retrouvera-des-corps-sous-la-neige_1617327

Ça ne te révolte pas qu’en notre nom les Alpes puissent se transformer en cimetière?

Les pays riches en devises fortes consomment des matières premières ou des produits manufacturés, extraites ou produits hors de leurs frontières. En effet, via leurs banques centrales et leurs banques, ils équilibrent la masse monétaire avec les richesses échangées : ils sont en mesure de créer l’argent nécessaires à leurs échanges. Ainsi, les apports de population n’entraînent pas de pénurie dans les pays riches. Au contraire, en fortifiant leurs marchés intérieurs et en augmentant la force de travail disponible, les apports de population augmentent les capacités de création monétaire des pays riches en devises, augmentent leur pouvoir sur les autres pays.

Ainsi, il n’y a aucune de réelle justification économique à cet acharnement contre les personnes sans autorisation administrative de séjour.

La militarisation de nos frontières ne se justifie que par le besoin de nos dirigeants politiques ou économiques de nous renfermer sur nous-même, de sorte que nous évitions de remettre en cause ce système qui broie notre humanité, notre raison de vivre, qu’ainsi nous ne contestions pas l’ordre établi, la soumission volontaire à des règles qui, pour répondre au mirage d’une croissance infinie des profits financiers des multinationales et des pouvoirs individuels de quelques individus, détruit toute vie, tout espoir d’avenir.

Ce choix contredit nos aspirations profondes, notre humanité. Alors, pour nous interdire de le remettre en cause, nos gardiennes, qu’elles soient députées, juges ou policières, menacent d’envoyer en prison les françaises qui choisissent d’aider les personnes en difficultés.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/une-de-nos-membres-poursuivie-pour-delit-de-solidarite

Personnellement, je ne rêve pas de cette société inhumaine que le durcissement des frontières construit. Est-ce ton cas ?

Je rêve qu’enfin nous ayons des politiques responsables, des politiques qui ne dresseraient pas les personnes les unes contre les autres, des politiques qui, prenant en compte les changements climatiques, sortiraient progressivement nos pays des compétitions suicidaires et aideraient à la construction d’un monde plus juste, plus désirable, plus durable.

 

Joyeux Noël,

 

François, NICOLAS, REZE(44)

Rencontre avec Rubin et Miticà

Mieux qu’un long discours contre les préjugés, un extrait vidéo d’une rencontre avec des migrants européens en situation précaire.


Merci à Rubin (menuisier) et à Miticà (ouvrier agricole et électricien) pour leurs témoignages, aux militants d’AME SAM ( http://ame-sam.blogspot.fr/ ) pour l’initiative de cette rencontre avec Europe Ecologie – les Verts SudAggloNantaise ( http://sudagglonantaise.eelv.fr/ ).

François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Nos dirigeants et dirigeantes croient pouvoir résoudre les crises écologiques, sociales et économiques avec les moyens qui ont créés ces crises. Ils et elles n’y arriverons pas. Ils et elles ne feront qu’aggraver les inégalités, qu’augmenter la fréquence et la violence des crises.

Ne nous étonnons pas qu’une part grandissante des hommes et des femmes de nos pays européens se tournent vers des idées qui rappellent les périodes les plus sombres de notre continent. Ce monde de frustration permanente ronge toute humanité. Cette folie d’utiliser les hommes et d’aimer les objets n’a aucun sens. Ce monde ne nous correspond pas. Les extrémismes qui s’annoncent n’en sont que les suites prévisibles. Il est de notre devoir d’ouvrir d’autres voies, de participer à la construction d’un avenir désirable.
Oublions le fantasme liberticide d’une Europe forteresse s’isolant de peuples plongés dans la misère par notre aveuglement. Oublions la transformation progressive de l’Europe en une grande fédération impérialiste. Oublions nos égoïsmes et nos peurs. Ne gaspillons plus les ressources de l’humanité à la préservation des intérêts de quelques exploiteurs. Préservons nos vies, préservons la vie.

Construisons une Europe fière de vivre et partager ses valeurs humanistes. Mobilisons-nous pour que tous les européens et toutes les européennes vivent décemment, pour que l’Europe participe à la construction d’un monde juste et durable.

Ensemble, redonnons du sens à la politique, redonnons du sens à la vie car là est notre originalité, notre motivation première : le respect de la vie.
Ce respect ne nécessite nul péril, nul menace. Il ne nous est pas utile de faire peur, de ressasser ce qui ne peut qu’arriver quand on scie la branche sur laquelle on est assis. L’envie de respecter de la vie est un plaisir, une joie qu’il nous faut partager, simplement.

Par l’écoute, par la remise en cause des dogmes établis, par l’exemple, reprenons le contrôle de nos vies.

François NICOLAS, Rezé(44)
http://mingata.eu