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Premier atelier citoyen pour l’optimisation de Nantes Atlantique.

Ce 12 décembre 2014, a eu lieu le lancement à Nantes des ateliers citoyens pour l’optimisation de l’aéroport international de Nantes Atlantique.

L’agglomération Nantaise a déjà un aéroport international.

Ce 12 décembre 2014, ont commencé les ateliers citoyens qui, durant 6 mois, travaillerons sur les optimisations envisageables de cet aéroport déjà reconnu comme un des aéroports les plus sûrs et économiques d’Europe.

Si tu n’as pas assisté à cette première réunion, en voici une petite présentation vidéo:

Si nous ne travaillons pas sur ces dossiers, ne nous renseignons pas, ne débattons pas, si nous ne nous exprimons pas sur les dossiers qui concernent nos avenirs, il ne reste aux dirigeants politiques et économiques que l’influence des destructeurs d’avenir pour orienter les politiques publiques.

Pour s’informer ou participer : www.ateliercitoyen.org

François NICOLAS, REZE(44)

Se mobiliser pour la paix et la justice en Palestine

La guerre et les violations des droits humains sont des chemins sans espoir. Essayons la paix et la justice.

La vie, la paix, peuvent être dangereuses. La guerre, la mort, sont sans espoir.

Paix et amour,

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Lettre ouverte à une ministre portant nos désirs d’avenir

Lettre ouverte à une ministre portant

nos désirs d’avenir

Un article de Ouest France relate l’inquiétude de certains de nos dirigeants économiques quant aux futures décisions de notre nouvelle  ministre de l’Écologie, du Développement durable et de la Transition énergétique, relativement au projet de transfert de l’aéroport internationale de Nantes Atlantique vers le bocage de Notre-Dame-des-Landes.

D’après cet article, le président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Loire-Atlantique aurait déclaré : « Je veux une croissance durable ici. Pas une décroissance au profit du seul développement durable. »

Ces mots ont un sens.

Ils indiquent clairement que s’il ne s’oppose pas à l’augmentation de la consommation des ressources renouvelables par contre, il s’oppose à ce que notre économie s’oriente vers la diminution de nos consommations des ressources non-renouvelables c’est-à-dire vers la diminution des gaspillages et l’amélioration de notre efficacité.

Pour obéir à ce dirigeant économique il faudrait que notre économie continue à augmenter sa consommation de ressources non-renouvelables, continue à augmenter ses gaspillages et évite d’améliorer son efficacité.

Pourtant, nous habitons sur une planète aux ressources finies et aucune croissance de notre consommation de ressources non renouvelables, si faible soit-elle, ne peut durer.

Or, depuis quelques dizaines d’années, l’humanité consomme trop de ressources et produit plus de déchets que notre planète ne peut en absorber pour garantir durablement une vie décente à toutes et à tous.

Ainsi, aujourd’hui, une « croissance durable ici » signifie :

  • augmenter, ailleurs, la misère de celles et ceux qui n’ont déjà pas assez pour survivre,
  • augmenter, ici, le nombre de chômeurs,
  • diminuer, ici, les services publics,
  • puis, à terme, condamner l’humanité.

[Courtes explications : Qu’est-ce que la croissance? (video) ]

Je ne comprends pas au nom de quoi nos politiques devraient écouter des dirigeants économiques qui trouvent acceptable de condamner l’avenir du peuple français.

Madame la ministre, je vous en prie, incarnez ce changement pour lequel nous avons majoritairement voté!

 

François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

ecologie et partage sont indissociables

Nucléaire, Fukushima, Chinon… Toutes et tous à FukuChiNON le 12 avril!

Nucléaire, Fukushima, Chinon…

Toutes et tous à FukuChiNON le 12 avril!

Fukushima – Nantes 2014 : http://www.youtube.com/watch?v=2rtMuCyOR1E
 

On nous dit que les catastrophes nucléaires sont hautement improbables, qu’elles nécessitent des successions d’erreurs ou de malchances… Three Mile Island, Tchernobyl ou Fukushima, sont là pour nous rappeler que ce qui est improbable est possible, que de catastrophes en catastrophes, leurs conséquences sont de plus en plus dramatiques, coûteuses et durables.

 Avril 2012, Nantes, Journées internationales d’actions : http://www.youtube.com/watch?v=Y76oFBk1b4U
 

N’attendons plus qu’un improbable accident interdise aux humains tout ou partie du sol français.

Nantes, 27 avril 2013, sortons du nucléaire : http://www.youtube.com/watch?v=PIle9lvpvj8
 

Luttons pour que nos politiques décident enfin d’écouter leur pulsion de vie, leur respect de l’avenir, plutôt que leur pulsion de mort, leur recherche de profits politiques immédiats.

 Arrêt immédiat des chantiers EPR et THT : http://www.youtube.com/watch?v=KSpoY0i9vQ8
 

Luttons pour que nos politiques arrêtent de nous faire consommer de l’énergie en laissant payer la facture aux 6000 prochaines générations d’humains qui auront à gérer les déchets radioactifs massivement produits.

Enterrons le nucléaire avant qu’il ne nous enterre : http://www.youtube.com/watch?v=Yb_yqK8yFLo
 

Luttons pour que nos politiques décident enfin d’abandonner la production massive de déchets nucléaires.

Qu’est-ce qu’une centrale nucléaire : http://www.youtube.com/watch?v=gXyDkuWSMew
 

François NICOLAS
http://mingata.eu/

Extrait de « Fukushima : Trois ans plus tard – Toshio Nishi »

http://www.fukushima-blog.com/2014/04/fukushima-trois-ans-plus-tard.html

(…) Trois ans plus tard, la  sombre menace d’une autre tragédie est suspendue au-dessus de Fukushima : au quatrième étage du réacteur n° 4 – c’est-à-dire celui qui a explosé le premier jour – il reste 1 331 barres de combustible usé entreposées dans de l’eau de refroidissement dans une grande cuve en acier. La piscine, secouée par le séisme, penche d’environ 30 degrés. Les six réacteurs de Fukushima ont produit 14 225 assemblages de combustible usé qui sont tous stockés de la même façon pour chaque réacteur.
(…) Par miracle, la piscine ne s’est pas encore écroulée. Mais la prochaine grosse secousse ou l’usure du métal pourraient signifier la fin de la vie partout aux alentours. En cas d’effondrement, la zone métropolitaine du grand Tokyo, et les grandes villes avoisinantes comme Yokohama, qui comptent une population d’environ 33 millions, pourraient devenir un vaste désert où nul ne voudrait plus habiter.
(…) Le nombre des nouvelles victimes se monte à 14 000, selon le gouvernement. En tout, 160 000 habitants ont fui la région et n’ont pas le droit de rentrer chez eux.
(…) comment se débarrasser de l’eau radioactive qui représente aujourd’hui un volume de 500 000 tonnes. Autrement dit 400 tonnes par jour, jour après jour.
(…) Fukushima a besoin de toute urgence de plus d’espace de stockage ou mieux encore, de citernes plus grandes pour recueillir 450 000 tonnes de plus dans les deux années à venir. Les réacteurs fondus devront être refroidis pendant encore au moins 20 ans
(…) Tokyo Electric a mesuré au fond de ce puits de 30 mètres une concentration de césium  absolument choquante, un million de fois plus létale que le niveau acceptable fixé par la NRA.
(…) L’eau radioactive reste active pendant des centaines d’années. Le plutonium, produit en abondance dans les réacteurs, reste mortel pendant 25 000 ans. Le démantèlement des réacteurs fondus de Fukushima lui-même prendrait plus de 50 ans et coûterait plus de 30 milliards de dollars. Et l’évaluation est optimiste.
(…) « Nous ne savons pas où se situe la source de la contamination et nous n’avons pas jusqu’à présent réussi à la contenir. »
(…) Tokyo Electric Company vient de découvrir d’importantes concentrations de strontium dans les fuites d’eau en provenance des cuves de stockage.
(…)  Selon les normes internationales, les Japonais vivant dans la région ont été exposés à un niveau de strontium plusieurs centaines de fois supérieur à ce qui est considéré comme « sûr ».
(…) « Personne ne pourra jamais revivre à Fukushima ; c’est donc une solution parfaitement appropriée que de laisser tous les déchets radioactifs imbrûlables et les cendres des déchets brûlables sur place. »
(…) Fukushima a été la révélation glaçante de l’incompétence, de l’irresponsabilité et de l’arrogance des personnes chargées des réparations et du nettoyage. Pis encore, les responsables ont gaspillé d’énormes sommes d’argent appartenant aux contribuables ; ils ont prolongé les souffrances de ceux qui ont directement souffert de la fusion des réacteurs et ont indirectement terni la réputation du Japon dans le monde.
(…)
 

Prochain rendez-vous : toutes et tous à CHINON le samedi 12 avril 2014

CHINON : 4 réacteurs mis en service en 1982, 83, 86 et 87 ont atteint ou vont atteindre leur durée limite de fonctionnement. En 5 ans, le volume des travaux réalisés pendant les arrêts de tranches a plus que doublé… Plus de la moitié des 700 événements significatifs pour la sûreté déclarés par EDF en 2013 sont liés à des problèmes de qualité de maintenance…

Dès maintenant arrêtons:
●  le chantier du réacteur EPR de Flamanville
●  la centrale de Fessenheim et les réacteurs qui ont atteint 30 ans (leur durée de    fonctionnement prévue)
●  la fabrication du combustible MOx et le « retraitement » des déchets à La Hague
●  les projets d’enfouissement de déchets radioactifs
●  le projet ITER, les projets de nouveaux réacteurs.
Exigeons que la loi de transition énergétique contienne une décision politique immédiate et irrévocable de sortie du nucléaire civil et militaire.

Plus d’infos sur : www.fukuchinon.over-blog.com

Depuis Nantes : car au départ du Cardo (arrêt de tram ligne 2)

Départ en milieu de matinée, retour à 20h30 au Cardo.
Participation: 20€ (Tarif solidaire : 10€)

Renseignements et réservation (obligatoire) : coordarn@laposte.net

Que c’est-il passé à Nantes ce samedi?

Ce qui s’est passé EN MARGE de la manifestation

(EXTRAIT du communiqué de presse du 23 février 2014 | Collectif de Rezé contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes – col.reze.contre.aeroport.nddl@riseup.net )

« (…)Nantes en état de siège
Samedi, plusieurs heures avant le début de la manifestation, le centre-ville de Nantes est en état de siège : trois mille policiers mobilisés, des dizaines de rues barrées par des grilles, des canons à eau ultra-visibles, des fourgons alignés par dizaines, de place en place, des policiers en civil déjà en action, (…) Toute la journée, un hélicoptère survole la manifestation. Le soir, la ville est soumise à un véritable couvre-feu, les transports publics sont arrêtés. (…) la Préfecture (…) empêche le déroulement raisonné de la manifestation. (…) Raccourci de moitié, le trajet de la manifestation, pourtant longuement préparé par la coordination des opposants au projet, est devenu trop court pour accueillir les manifestants : plus de 50 000, la plus grosse mobilisation jamais organisée contre ce projet absurde. (…) saturation de la zone comprise entre la croisée des trams et la Petite Hollande. La Préfecture, après avoir interdit le centre-ville et l’Île de Nantes aux manifestants, laisse se construire des scènes de désordre. Des dizaines de policiers lourdement équipés sont à quinze mètres de la poignée de jeunes qui détruit le local de la TAN. Après avoir évacué la croisée des trams et les rues voisines, des centaines de policiers laissent le même groupe brûler des aubettes sans intervenir, ni faire intervenir les pompiers. Le choix de ce dispositif policier totalement extravagant conçu pour produire des images de désordre (…) Nous sommes en colère d’avoir dû manifester dans une ville soumise à l’état de siège et contre ces élus qui vantent la démocratie dite participative (…) Il n’est de pires sourds que ceux qui utilisent des grenades assourdissantes pour défendre l’indéfendable. »

LA VÉRITABLE MANIFESTATION contre la destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes

Hypnotisé par quelques humaines et d’humains qui, en dehors du parcours de la manifestation, ont détruit des biens matériels sans être interrompu durant ces actions, beaucoup de médias semblent avoir oublié de filmer ce qu’on fait les dizaines de milliers d’humaines et d’humains qui ont réellement participé à cette manifestation. Cette vidéo amateur vous le montrera :

Paix et amour,


François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

Négritude – Petites anecdotes personnelles

(Petites anecdotes personnelles initialement publiées sur http://negritude.europe-ecologie.net )

naissance

Entretien d’embauche

Entendre sans y croire : « Déjà que vous êtes noir, il faudrait faire quelque chose pour vos cheveux.
– Déjà que je suis noir? Expliquez-moi.
– Bin oui, je ne suis pas raciste mais, parfois, avec certains clients ou collègues, ceci peut poser des problèmes.

Contrôle au faciès

Discuter place royale avec deux amis, être interrompu une vérification d’identité. Des trois je suis le seul noir et le seul à qui on demande de présenter ses papiers. Un petit rien insignifiant mais… Quand même… Non?

CV, avec ou sans photo?

Fin de la scolarité, un profil supposé en phase avec le marché de l’emploi, 100 CV envoyés, 3 réponses… Faire un test, garder le même CV, supprimer la photo : 10 CV envoyés, 7 réponses. Assez de jérémiades, quand on a la chance d’avoir un CV attirant, on a qu’à s’en prendre à soi-même si on ne fait pas l’effort de changer de couleur de peau.

Une question d’habitude

Attendre l’ouverture d’une séance de cinéma avec des amis, dans la rue. Voir un homme se rapprocher de moi. Respirer ses vapeurs d’alcool, écouter un flot ininterrompu de mots fleuris et imagés, « apprendre » que je n’ai rien d’un homme, que mon pays n’est pas mon pays, rester attentif pour ne pas être surpris s’il passe aux coups… Après quelques minutes, un de mes amis intervient, excédé, il n’a pas l’habitude, je suis son seul ami noir…

La glorification, depuis plus de vingt ans, des thèses racistes ou xénophobes par les politiques de tous bords, libère les intolérances. L’habitude nous conditionne, nous acceptons le pire. Qu’une journaliste ose appeler les « gros cons » par leurs noms et c’est toute la classe politique qui proteste contre son manque de respect envers des électeurs et électrices potentielles. Que ceci encourage les discriminations, ceci n’a aucun importance, nous avons l’habitude… Et si nous changions d’habitude?

Qu’est-ce donc qu’un habitué?

Il y a quelques années, quand la modération ne me conduisait pas à nourrir quelques réticences vis-à-vis des rythmes diffusés à des volumes incompatibles avec la préservation de mon audition, nous avions choisi, avec quelques amis, de poursuivre une soirée en entrant dans une discothèque qu’aucun de nous n’avait auparavant expérimentée. Guy entra en premier, sous le regard bienveillant des fiers cerbères protégeant l’entrée de ce nouveau temple de la nuit. Arrive mon tour mais je suis alors éconduit en ces mots : « Désolé, aujourd’hui c’est réservé aux habitués ».

Une observation rapide des acceptations et refus suivants, observation corroborée ultérieurement par quelques autres ami-e-s ayant eu le privilège d’entrer en ces lieux et d’y observer les « habitués », me donna une définition précise de ce qu’est un « habitué » : un « habitué » est un « blanc ».

Leçon n°1 de vocabulaire politiquement correct à l’attention des « gros cons » :

On ne dit pas un « blanc » mais un « habitué ».

(T’es noir!) D’où tu viens?

Août 2008,  journée d’été des Verts :

« Bonjour,
–          Bonjour,
–          D’où viens-tu ?
–          Je viens de Loire-Atlantique,
–          Mais encore ?
–          De Rezé, près de Nantes.
–          Non, enfin, je veux dire qu’elles sont tes origines ?
–          Je suis né à Nantes, j’ai passé une bonne part de ma petite enfance dans une ferme, à Saulnières, au sud de Rennes puis jusqu’à 18 ans j’ai vécu à Rezé, puis j’ai suivi des études à Rennes, j’ai travaillé à Rennes, à Paris, dernièrement, je suis revenu vivre à Rezé.
–          Non, je veux dire qu’elles sont tes origines ?
–          Tu veux dire les origines de mes parents ?
–          Oui.
–          Ma mère est née à Soulvache, la commune la plus au nord de la Loire-Atlantique, mon père est né dans un village près de Sarh, à l’époque c’était en France, maintenant, c’est au Tchad
–          Ah !
–          Mes Parents se sont rencontrés quand mon père suivait des études de médecine à Nantes, c’est ma mère qui m’a élevé, sans contact avec le Tchad, c’est pourquoi je n’ai pas immédiatement saisi le sens de ta question.
–          Ah d’accord, je croyais que tu étais d’origine xxx, j’ai séjourné en Afrique et je connais bien les xxx, tu pourrais être xxx… »

Variante la plus courante : « Ah d’accord,  j’étais certain(e) que tu étais antillais, tu pourrais être antillais… »

Noir-e-s, nous avons l’habitude d’être questionné sur l’origine de nos parents. Ces questions sont souvent émises par des personnes bienveillantes, ouvertes et accueillantes ou cherchant un lien commun particulier, mais, pourquoi ne sont-ce pas nos origines personnelles, notre histoire, mais,  les origines de nos parents, leurs histoires, qui ont une importance toute particulière dès que la couleur de peau sort de la moyenne?

S’il-te-plait, quand ma couleur te pose question, soit simple, dis-le, demande-moi, comme le font les enfants : « Pourquoi tu es noir ? », « Pourquoi as-tu des cheveux frisés ? »« Pourquoi as-tu un nez de bébé ? »… En enrobant ceci dans une question généraliste, ceci laisse un arrière goût désagréable, la sensation que la couleur de la peau est un élément déterminant auquel il me faut obligatoirement penser.

Un jour, tu comprendras que les apparences ne déterminent pas les êtres. … Un jour, tu comprendras qu’un-e noir-e, un-e arabe, un-e gros-se, un-e maigre, un-e homo, un-e petit-e, un-e géant-e, (…) ne se sent pas fondamentalement différent-e sans  ton propre regard, … Un jour.

François NICOLAS, Rezé(44), Bretagne sud.

http://mingata.eu/

PS: si tu as 3 minutes et 6 secondes, prend le temps de regarder la vidéo suivante:

Qu’est-ce que… l’identité nationale?