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Samedi 29 septembre 2018, ZAD de Notre-Dame-des-Landes

Accompagnées de quelques photos, ces paroles prononcées lors du rassemblement du samedi 29 septembre 2018 à Notre-Dame-des-Landes vous permettrons de comprendre pourquoi cette formidable expérimentation ne fait que commencer, pour l’avenir de l’humanité :

Ferme de Bellevue, les actualités et les enjeux sur la zone à défendre de Notre-Dame-des-Landes, en début d’après-midi :

Quelques éclaircissements sur les espoirs d’expérimentation d’une agriculture respectueuse de l’avenir :

Les activités humaines peuvent-elles profiter de la forêt tout en aidant à l’entretenir, la vivre sans la détruire? Voici une table ronde autour des activités humaines et de la forêt :

Une ZAD, en somme, est l’occupation d’un territoire avec la volonté de s’y intégrer, de le protéger, d’empêcher sa destruction. Protéger la vie avec sa propre vie, vivre radicalement pour laisser vivre:

Alter’Naïvement,

François NICOLAS – REZE(44)

http://mingata.eu/

 

 

De Nantes à Notre-Dame-des-Landes… Alternatiba!

Rendez-vous samedi 7 juillet 2018, 11h à  Fay de Bretagne, pour pédaler quelques kilomètres jusqu’à Notre-Dame-des-Landes où, vers 13H, nous dirons haut et fort que nous nous battons pour construire un monde respectueux de l’avenir.

Rendez-vous

Pour les 9 derniers kilomètres
11 h au stade de Fay de Bretagne (rue des sports)
Pour les 2 derniers kilomètres
12h15 au parking de la Buchère (NDdL)
sinon, à partir de 12h30, au Boulodrome de NDdL, rue Jules Verne.

Nous luttons pour un monde, une France, qui respecterait l’accord de Paris pour le climat. Nos dirigeants et dirigeantes économiques ou politiques semblent avoir oublié cet accord. Ils et elles continuent à vanter la croissance économique. Ils et elles refusent le partage des richesses produites, ce partage nécessaire à la survie de l’humanité sur Terre. Ils et elles troquent la biodiversité nécessaire à notre survie contre quelques bénéfices financiers ponctuels.

Alternatiba à Notre-Dame-des-Landes
Les 7 et 8 juillet 2018, le tour Alternatiba fait étape à Notre-Dame-des-Landes et sur la ZAD
Chéperland de Nathalie Delhommeau?

"Dans un quartier de Paris, des habitants se retrouvent dans un bar,
Chéperland, pour créer leur monde idéal ! Ces personnages, tendres
et drôles, portés par leurs rêves, entrent en néo-résistance
et réécrivent une République, la 7ème comme hymne à l' Amouritude!
Soyez les bienvenus, ils vous attendent dans leur monde parallèle
pour participer à cette aventure !"
Après "Ecolo-coaching by Loulou JEDI" puis" Vive la 7ème Rép!",
Nathalie Delhommeau boucle la boucle de sa trilogie "Amouritude"!

C’est à toi, à moi, à nous d’agir.

François NICOLAS

« Nous sommes les nouveaux partisans
Francs-tireurs de la guerre de classe
Le camp du peuple est notre camp… »

Notre-Dame-des-Landes, 8 petites vidéos pour découvrir ou revivre le 8 octobre 2016

Le 8 octobre 2016, plus de 40.000 hommes et femmes ont convergé vers Notre-Dame-des-Landes pour s’engager à défendre la ZAD, cette Zone d’Apprentissage et de Découverte du respect de l’humanité, de la vie, de l’avenir: « En ce 8 octobre, nous saisissons nos bâtons, symbole de notre détermination et outil de protection de cette ZAD que nous aimons. En les plantant aujourd’hui, nous scellons dans le sol de Notre-Dame-des-Landes notre serment collectif de revenir, si nécessaire, défendre la ZAD. Nous ne nous soumettons ni à la loi du profit, ni à celle du plus fort : nous sommes là, nous serons là! »:

Notre-Dame-des-Landes, l’avis de la CGT VINCI et la CGT AGO :

Notre-Dame-des-Landes, déclaration d’habitants et habitantes de La Pâquelais :

Notre-Dame-des-Landes convergence des luttes, NO TAV :

Notre-Dame-des-Landes, Calais, une nécessaire convergence des luttes anti-fascistes:

Notre-Dame-des-Landes, une convergence des luttes contre les violences :

Notre-Dame-des-Landes, un peu de poésie:

Bref, le travail contre le projet d’aéroport et son monde c’est…  Des rêves, des bâtons et l’amour de l’avenir, de la vie :

Alternativement,

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu/

La CGT VINCI réaffirme son opposition au projet d’aéroport

En parfaite cohérence avec le texte du 15 février 2016(*), les syndicats CGT du groupe Vinci ont, le 21 mars 2016, adopté à l’unanimité une déclaration titrée :

« Nous ne sommes pas des mercenaires! Abandon du projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et des opérations de criminalisation du mouvement social« 


« (…)Ce projet, comme tout « partenariat » public-privé (PPP), relève de la politique de privatisation des services publics

(…)sur la base de contrats abusifs dont les conditions ne varient guère : un financement opaque, des coûts immédiats sous-estimés, des gains futurs surestimés… et des profits permanents garantis

(…) A Notre-Dame-des-Landes, les collectivités sont appelées à financer une bonne partie du projet, sans autre espoir de rentrer dans leur frais qu’une clause de « retour à meilleure fortune » parfaitement illusoire. Au final, la partie Concessions du Groupe encaisserait la totalité des bénéfices

(…)les travaux de construction eux-mêmes ont été sous-estimés, sans qu’aucune provision n’ait été prévue pour les dépassements de coût éventuels – qui peuvent s’avérer importants sur un terrain aussi peu favorable à l’édification d’un aéroport

(…) impose, de fait, le recours à toutes les formes « modernes » de dumping social. Sur tous les chantiers importants dont VINCI est le maître d’œuvre, la majorité des ouvriers sont employés par des entreprises de sous-traitance qui les surexploitent : contrats précaires, intérimaires, salariés détachés avec des salaires de misère, salariés sans papiers, etc.

(…) la multiplication de ces contrats, loin d’être une solution, fait peser une grave menace sur nos emplois, nos salaires et nos conditions de travail

(…) Nous dénonçons le simulacre de démocratie qui vise, depuis le début, à imposer ce projet inutile et destructeur, sans jamais permettre un débat de fond sur l’avenir de la région et ses choix de développement.

(…)Nous voulons travailler sur des projets dont nous puissions être fiers pour leur utilité sociale et sociétale ; dans cette région, ce ne sont pas les besoins qui manquent, qu’il s’agisse d’infrastructures ou de logements – comme la rénovation de l’aéroport de Nantes-Atlantique(…) « 


 

La déclaration complète:


(*) Groupe VINCI Montreuil, le 15 février 2016 Notre-Dame-des-Landes : non aux expulsions Le Collectif national des syndicats CGT du Groupe VINCI s’associe pleinement à la déclaration des UD CGT, Solidaires et FSU de Loire-Atlantique du 20 janvier dernier, et dénonçant l’ «entêtement coupable» des autorités à vouloir relancer le projet de transfert de l’aéroport de Nantes à Notre-Dame-des-Landes, évacuer la ZAD et commencer les travaux. L’annonce présidentielle d’un «référendum local» n’annule en rien les menaces qui pèsent sur les habitants de la ZAD et toutes celles et ceux qui se sont engagés à leurs côtés. C’est pourquoi nous demandons à notre tour: Qu’il ne soit procédé à aucune expulsion ni expropriation sur la ZAD; tous les recours déposés doivent être traités et recevoir décision de justice, conformément aux engagements du gouvernement; Qu’une étude indépendante et sérieuse soit menée pour étudier les avantages et inconvénients du maintien en exploitation de l’aéroport de Nantes Atlantique; Qu’il soit mis un terme aux arrestations de manifestants, confiscations d’engins agricoles, véhicules et permis de conduire, qui relèvent de la criminalisation du mouvement social. En tant que salariés de VINCI, nous refusons d’être associés en quoi que ce soit aux basses œuvres d’AGO, filiale du Groupe, qui entend faire ses profits grâce à la politique de privatisation des services publics développée par le gouvernement, politique que la CGT a toujours dénoncé.

Merci Françoise Verchère!

Merci Françoise Verchère pour cette lettre ouverte à Madame la Ministre de l’Éducation Nationale,

Bouguenais, le 9 novembre 2014

Madame la Ministre,

Bien que vous ne connaissiez probablement pas dans le détail les dossiers de Notre Dame des Landes ou du barrage de Sivens, ou d’un autre de ces grands projets contestés, c’est à vous que je souhaite m’adresser aujourd’hui. Depuis la mort de Rémi Fraisse, ce ne sont que questions et commentaires dans tous les media, manifestations dans les rues de France, émotion et colère. Ce qui s’est passé à Sivens aurait pu arriver à Notre Dame en 2012 lors de la tristement célèbre opération « César », et nous l’avons craint chaque jour de cet automne-là. C’est probablement pour cela que nous avons été très sollicités pour réagir sur le drame de Sivens.

Un journaliste m’a demandé ce que je pouvais dire, en tant qu’opposante au transfert d’aéroport mais aussi en tant qu’ancienne enseignante aux jeunes en colère. Et cette question à laquelle j’ai probablement mal répondu sur le coup m’a donné à réfléchir depuis.
Et c’est vous que je vais interroger en retour, Madame la Ministre.

J’ai enseigné les lettres classiques du collège à la classe préparatoire. Ai-je eu tort de faire découvrir à mes élèves la révolte d’Antigone dans Sophocle, Jean Anouilh ou Henry Bauchau , ai-je eu tort de leur expliquer la différence entre la légalité et la légitimité d’un combat ? Ai-je eu tort de leur faire lire Émile Zola ou Victor Hugo en lutte permanente contre l’injustice et pour la vérité?
Ai-je eu tort de montrer aux plus jeunes que le Petit Prince a raison de préférer sa rose aux fausses richesses du businessman et de débattre avec les plus âgés sur « le Discours de la servitude volontaire » d’Étienne de la Boétie ? Ai-je eu tort de lire avec eux Les racines du ciel dont on a dit qu’il était le premier roman écologique, le premier appel au secours de notre biosphère menacée ? Dont le héros avait trouvé la force de résister à la barbarie des camps grâce aux hannetons et aux éléphants, pour lesquels il se battait désormais. « L’espèce humaine (est) entrée en conflit avec l’espace, la terre, l’air même qu’il lui faut pour vivre…comment pouvons-nous parler de progrès, alors que nous détruisons encore autour de nous les plus belles et les plus nobles manifestations de la vie ? », écrit Romain Gary. Lorsqu’il a reçu pour ce livre le prix Goncourt en 1956, le ministre de la culture l’a probablement félicité n’est-ce pas …
Dois-je multiplier les exemples ? Faut-il vraiment lire Villon ( un délinquant d’ailleurs…), Rabelais, Montaigne, La Fontaine, Beaumarchais, Montesquieu, Voltaire, Bernanos, Camus, Boris Vian ( un dangereux pacifiste, lui !) Malraux et tant d’autres ?

Tous ces auteurs font pourtant partie des programmes, ils sont « consacrés », régulièrement cités et encensés par les grands de ce monde…alors ? Aurais-je dû plutôt choisir, hors programme, des ouvrages qui apprennent l’appât du gain, l’art du mensonge, le refus du doute, le goût du pouvoir, la supériorité de l’oligarchie sur la démocratie ? Aurais-je dû leur dire que la justice, la vérité, le respect du vivant étaient des utopies inutiles, des valeurs ringardes et en total décalage avec le monde réel ? Peut être après tout. Le choc serait moins rude et l’école serait enfin en phase avec la société…

C’est pourquoi, Madame la Ministre, je vous engage vivement à revoir les programmes si vous voulez que la jeunesse se taise, qu’elle accepte le monde saccagé que nous allons leur laisser, qu’elle n’ait comme idéal que la reproduction des erreurs de ses aînés, qu’elle ne s’indigne pas comme le lui demandait pourtant il n’y a pas si longtemps Stéphane Hessel, sous les applaudissements de tous.
Au moins, les choses seraient claires. Et l’on ne s’étonnerait plus que les socialistes au pouvoir qui avaient pleuré en 1977 la mort de Vital Michalon, tué lui aussi par une grenade offensive au cours d’une manifestation anti-nucléaire, n’aient visiblement aucun remords pour Rémi Fraisse et se dédouanent au contraire de leurs responsabilité en stigmatisant « la violence des manifestants ». Sans doute n’ont-ils plus le temps de lire, sans doute ont-ils oublié leurs lectures et leur jeunesse…
Dans l’espoir d’une réponse qui intéressera sans aucun doute mes collègues enseignants et leur permettra de mieux répondre à la tâche qu’on attend apparemment d’eux aujourd’hui , je vous assure Madame la Ministre de ma tristesse d’enseignante et de toute mon incompréhension,

Françoise Verchère,

coprésidente du CéDpa, conseillère générale de Loire-Atlantique,
ancienne élève de l’École Normale Supérieure.

 


Bonus (portrait décalé):

http://www.youtube.com/watch?v=TLBJJY2Bi0k

 

Nantes, samedi 22 février 2004, après la manifestation

Nantes, samedi 22 février 2004, la fin de la manifestation contre la destruction du bocage à Notre-Dame-des-Landes.

Comprendre, avec les déclarations des paysans et paysannes, des biologistes ou des élues et élus, l’état d’esprit de celles et de ceux qui aimeraient qu’enfin nos politiques oublient les rêves de destruction des terres, les fascinations pour les surconsommations, l’illusion d’une croissance infinie dans un monde fini.

Comprendre que les opposants et opposantes à la destruction du Bocage de Notre-Dame-des-Landes demandent résolument une chose, que nos politiques se tournent vers l’avenir, la vie.


Paix et amour,
François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

Que c’est-il passé à Nantes ce samedi?

Ce qui s’est passé EN MARGE de la manifestation

(EXTRAIT du communiqué de presse du 23 février 2014 | Collectif de Rezé contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes – col.reze.contre.aeroport.nddl@riseup.net )

« (…)Nantes en état de siège
Samedi, plusieurs heures avant le début de la manifestation, le centre-ville de Nantes est en état de siège : trois mille policiers mobilisés, des dizaines de rues barrées par des grilles, des canons à eau ultra-visibles, des fourgons alignés par dizaines, de place en place, des policiers en civil déjà en action, (…) Toute la journée, un hélicoptère survole la manifestation. Le soir, la ville est soumise à un véritable couvre-feu, les transports publics sont arrêtés. (…) la Préfecture (…) empêche le déroulement raisonné de la manifestation. (…) Raccourci de moitié, le trajet de la manifestation, pourtant longuement préparé par la coordination des opposants au projet, est devenu trop court pour accueillir les manifestants : plus de 50 000, la plus grosse mobilisation jamais organisée contre ce projet absurde. (…) saturation de la zone comprise entre la croisée des trams et la Petite Hollande. La Préfecture, après avoir interdit le centre-ville et l’Île de Nantes aux manifestants, laisse se construire des scènes de désordre. Des dizaines de policiers lourdement équipés sont à quinze mètres de la poignée de jeunes qui détruit le local de la TAN. Après avoir évacué la croisée des trams et les rues voisines, des centaines de policiers laissent le même groupe brûler des aubettes sans intervenir, ni faire intervenir les pompiers. Le choix de ce dispositif policier totalement extravagant conçu pour produire des images de désordre (…) Nous sommes en colère d’avoir dû manifester dans une ville soumise à l’état de siège et contre ces élus qui vantent la démocratie dite participative (…) Il n’est de pires sourds que ceux qui utilisent des grenades assourdissantes pour défendre l’indéfendable. »

LA VÉRITABLE MANIFESTATION contre la destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes

Hypnotisé par quelques humaines et d’humains qui, en dehors du parcours de la manifestation, ont détruit des biens matériels sans être interrompu durant ces actions, beaucoup de médias semblent avoir oublié de filmer ce qu’on fait les dizaines de milliers d’humaines et d’humains qui ont réellement participé à cette manifestation. Cette vidéo amateur vous le montrera :

Paix et amour,


François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/