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Quel avenir la loi « sécurité globale » dessine-t-elle?

Les dirigeant·e·s économiques ou politiques désirent que les fonctionnaires de police, celles et ceux à qui le peuple donne le pouvoir de maintenir la paix, se méfient des images ou vidéos.

Ils les incitent à agir masqué·e·s et à user d’armes susceptibles de provoquer les pires mutilations.

Les pouvoirs politiques et économiques cherchent objectivement à interdire au fonctionnaires d’être fier·e·s de leurs missions et à les éloigner du reste de la population.

Ne vont-ils pas réussir à vider de sens leurs fonctions en les conduisant à ne plus avoir qu’un choix contraire aux valeurs démocratiques : défendre les détenteurs de pouvoirs contre le reste de la population?

François NICOLAS, REZE(44), 18 novembre 2020

Se connaître au lieu de se distancer

Etre ou paraitre?
mingata.eu

Nous nous réfugions dans nos murs, devant nos télés ou nos ordinateurs.

Nous n’osons plus vivre en humain, partager, vivre avec et non sans les autres.

Dans ce monde sans conscience, nous nous réfugions dans le refus des différences, dans l’exclusion des autres.

Nous nous berçons dans l’illusion que mépriser les autres (les « non croyants », les « non musulmans », les « non chrétiens », les « non juifs », les « non européens », les « non patriotes », les « non blancs », les « non noirs », les « non nobles », les « non bourgeois », les « non ouvriers », les « non hétéros », les « non riches », les « non de droite », les « non travailleurs », les « non de gauche », les « non productifs », les « non écolos »…) pourrait redonner du sens à nos êtres.

Mais nous sommes toutes et tous humains, et en rejetant les autres, nous rejetons une part essentielle de nos êtres.

Mais nous sommes toutes et tous uniques alors, ce refus des différences est sans fin, si ce n’est la fin de l’humanité.

Tu es par ce que je vois en toi et non par ce que je n’y vois pas.

François NICOLAS, REZE(44)

https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44

Stop violence

Plus d’infos sur l’opération militaire en cours: http://zad.nadir.org/

Une solution légale se construisait.
Rien ne justifiait de se précipiter.

Mais les personnes de pouvoir ont décidé de détruire et de ravager.
De détruire des habitations, de ravager des lieux d’activités.

Sérieux?

Le pouvoir révèle-t-il la vraie nature des personnes?
Pour agir ainsi de quoi sont-elles les esclaves ?
Quel monde ceci construit-il ?
Quel avenir ceci laisse-t-il à la liberté, l’égalité, la fraternité ?

Face aux violences, aux destructions, aux ordres, au mépris.
Nous avons l’espoir, le courage, les rêves, l’amour, le travail.
Nous avons la camaraderie, le respect, la liberté, la vie.
Nous construirons un monde respectueux des personnes.
Un monde respectant la vie, un monde respectant l’avenir.

STOP VIOLENCE

François – https://www.facebook.com/FrancoisNicolas44

Changements climatiques, à nous d’agir.

Le changement climatique n’est plus une hypothèse.

Le changement climatique est un fait. D’ouragans en sécheresses, de disparition de la banquise à l’extinction massives des espèces, ses conséquences sont de plus en plus manifestes. Le changement climatique est là. Il ne s’arrêtera pas.

Nous avons le choix. Soit l’amplifier jusqu’à la disparition des conditions de survie de l’humanité ou, changer nos modes de consommation, acheter des produits locaux, oublier nos consommations de matières et sources d’énergie non renouvelables, sortir des compétitions fratricides et coûteuses pour partager, échanger, ré-apprendre à vivre les uns avec les autres et non plus les uns contre les autres.

Le changement climatique est un fait.

Les systèmes politiques et économiques y voient une opportunité d’accumulation de pouvoirs.

Ils détournent nos salutaires et indispensables empathies en conduisant des politiques de divisions de l’humanité: chacun dans ses frontières, sous son drapeau, combattant pour donner à chaque nation la plus importante part possible de ces ressources qui, surconsommées, disparaissent à une vitesse vertigineuse.

Ils nous détournent des solutions les plus simples, les plus évidentes, ces solutions qui en diminuant nos gaspillages, diminueraient leurs pouvoirs. Ils nous enferment dans des spirales vicieuses susceptibles d’augmenter leurs profits : guerres pour l’énergie, diminutions des libertés, droits à polluer, brevetabilité du vivant, diminution des services publics, poursuite des productions de produits toxiques, primauté des profits sur la survie des espèces…

« Il y a des solutions aux changements climatiques mais ils ne veulent pas les entendre. »(Paul Watson, Lille 2015)

Le changement climatique est un fait.

Mais nous sommes libres d’y voir une opportunité de construction d’un monde plus juste, plus durable, plus agréable et accessibles à toutes et tous.

C’est aussi dans l’adversité que l’humanité peut se sublimer. Chaque crise, chaque difficulté est une opportunité pour nous rapprocher de ce à quoi nous tenons vraiment. Une opportunité de laisser parler nos cœurs, notre générosité, notre imagination, notre soif de vivre ensemble.

N’attendons pas, dès aujourd’hui, agissons. Agissons dans notre vie quotidienne. Refusons les diktats de la sur-consommation, apprenons à réutiliser ce qui est passé de mode, à réparer ce qui est cassé, à ne plus rien acheter qui, un jour, finira dans une poubelle. Apprenons à privilégier ce qui durera et, en fin de vie, ne polluera pas. Il faut comprendre que les conneries, si nous ne les achetions pas, nous ne les produirions pas.

Réapprenons à partager, à construire ensemble, à vivre sans exclure. Cessons de chercher à gagner plus que nos voisins. Apprenons à désirer ce qui est accessible à toutes et à tous. Cessons de considérer qu’il faut travailler toujours et toujours plus. Ralentissons, réapprenons à prendre le temps, à vivre simplement, à vivre. Nous sommes déjà en vie, il est idiot de nous tuer à « la gagner ». Nous avons besoin de prendre soin de nos vies en nous consacrant prioritairement aux activités qui satisfont nos envies les plus fondamentales.

Ensemble, imaginons le bonheur.

François NICOLAS,

 

« Don’t worry, be happy… »

De nos terres à la Terre

Ce rassemblement à Notre-Dame-des-Landes a été organisé par La coordination des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Cette coordination fut créée par 14 organisations opposées au projet d’aéroport en septembre 2003, afin de préparer en commun un courrier au Premier Ministre (M. Raffarin) et au ministre des transports (M. de Robien), avant la décision de mise à l’étude du projet. Depuis, ces organisations se réunissent mensuellement pour échanger sur le dossier et mettre en place des actions communes.
Aujourd’hui, plus de 60 organisations – associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs – composent cette Coordination.

Plus d’informations:

ACIPA – https://www.acipa-ndl.fr/
CéDpa – http://aeroportnddl.fr/
Naturalistes en lutte – https://naturalistesenlutte.wordpress.com/
Comités de Soutien – http://comites-ndl.blogspot.fr/
Paroles de campagne – http://parolesdecampagne.blogspot.fr/
ZAD – http://zad.nadir.org/

Vidéo:

François NICOLAS – http://mingata.eu/

Vivre libre.

Quand par inadvertance on se surprend à penser à nos espoirs, à nos rêves, à nos capacités, à nos possibilités, à la facilité déconcertante avec laquelle nous pourrions vivre d’amour et de paix, et ce, pendant quelques centaines de millénaires, puis que l’on compare ceci avec la réalité de nos actes, à nos divisions, nos guerres, nos intolérances, nos égoïsmes, notre surconsommation, en somme, notre suicide collectif, il vient à l’esprit qu’il n’y a rien de plus à dire que…

Aussi, semble-t-il salutaire de se réveiller.

Car comment espérer, si l’on oublie de vivre libre.

Vivre en réagissant.

Réagir puis agir.

Agir pour construire une France à la hauteur de nos rêves.

Car, en définitive, on vaut mieux que ça.

Comment commencer? Sans doute en prenant tout d’abord le temps de se poser.

Puis, choisir une idée, un combat, un espoir à défendre.

Apprendre à dire non!

Oser s’impliquer personnellement.

Tout en gardant un peu de recul.

Lutter tant qu’ils n’ont pas détruit toute démocratie.

Innover pour protéger l’économie locale.

Se rassembler pour les empêcher de détruire les terres de France.

Préserver la liberté de produire sa nourriture sans être à la merci de multinationales destructrices d’avenir.

Refuser de brader nos droits.

Libérer nos imagination.

Agir ensemble.

Toutes et tous ensemble.

Donner à réfléchir.

Donner à réfléchir.

Donner à réfléchir.

Avoir une vision clair de nos objectifs.

Bref…

et

 

 

 

 

En intelligence comme en connerie, nous sommes une et une seule humanité.

Que le racisme n’ait pas de couleur démontre son absurdité.

Je lis régulièrement des commentaires ou articles où les auteurs disent en substance que puisqu’ils ont déjà entendu un noir ou un arabe insulter notre pays, il n’y a pas lieu de lutter contre le racisme et les discriminations, je suis persuadé du contraire.

Je me souviens d’une attente dans une file de cinéma, d’un homme qui, m’affublant de noms d’oiseaux ou de singes, me demandait sans ménagement de rentrer manger des bananes chez moi. Au bout de quelques minutes, c’est un ami qui a demandé à cet homme d’arrêter : il n’avait pas l’habitude d’entendre un de ses amis insulté de la sorte.

Ceci fait toujours mal mais, souvent, je laisse dire. Au fil des années, on apprend que protester ne sert à rien si ce n’est que d’entendre les insultes redoubler d’intensité ou recevoir des coups; on apprend à ne pas penser les insultes comme l’expression d’une pensée profonde et raisonnée; on apprend à plaindre ceux qui ont besoin de se raccrocher à des boucs émissaires, ceux qui ont besoin, pour s’aimer, de détester, on apprend à ne pas donner prise aux insultes, on apprend que ceux-là même qui insultent, s’ils apprennent à nous connaître, s’il apprennent à se connaître, peuvent devenir des amis, au même titre que tout autre humain.

Je crois que l’immense majorité des noirs ou arabes de France laissent courir les insultes, courbent l’échine en attendant que ça se calme. Mais en quoi est-il étonnant que certains arabes ou noirs ne soient pas plus équilibrés que ceux qui nous insultent? La connerie, le racisme, la xénophobie, la bêtise, l’agressivité sont évidement partagés indépendamment de la couleur de peau.

A mon sens, au contraire d’affaiblir le besoin de lutte contre les discriminations, le «racisme anti-français» dont les partisans des replis identitaires font tant de publicité, puisqu’il prouve que la maladresse, la peur ou l’ignorance entraînent des réactions haineuses indépendamment de la couleur de la peau, conforte la pertinence de la lutte contre le racisme et les discriminations.

En intelligence comme en connerie, nous sommes une et une seule humanité.

François NICOLAS
http://www.mingata.eu

(article initialement publié le 08/03/2010 sur « Le Post »)

Un barbecue avec un enfant, en notre nom?

Quand deux militaires en mission de paix font une « blague non violente », ils font un « barbecue » avec un enfant?(*)
Ces délinquants ont été dénoncés par d’autres parachutistes dégoutés par leur action. Il est dit que leur victime était sortie sans brûlure grave de cette séance de torture. Il est courant que les situations de peur, de danger, comme les situations de « toute puissance », s’accompagnent de barbaries.
Si faire un « barbecue » avec un enfant durant une mission de paix est une « blaque non violente », qu’est-ce qu’une utilisation disproportionnée de la violence dans le cas d’une mission de guerre?

Quand je songe qu’il y a toujours des meurtriers en cols blancs qui, en sécurité, confortablement installés derrière leurs bureaux nous expliquent avec conviction que nous devons avoir une armée européenne pour préserver la paix et la civilisation…

Quand accepteront-ils qu’une guerre n’entraîne jamais qu’une autre guerre, qu’une guerre fait nécessairement des victimes innocentes, transforme nécessairement des hommes et des femmes de devoir en meurtriers, et parfois, en tortionnaire. Au mieux, une guerre permet d’affaiblir temporairemnet un danger qui n’existerait pas si l’on se battait pacifiquement pour la paix. Nous aurions besoin de largement moins du dixième de ce que nous coûte nos armes pour définitivement mettre fin à la misère sur Terre.

Paix, amour et tristesse,
François NICOLAS, REZE(44)
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(*) Deux sources:
Two Belgian UN ‘peacekeepers’ cheerfully roast a Somali boy over a fire during a humanitarian mission in Somalia in 1993 Kurt Coelus and Claude Baert were part of the Unified Task Force (UNITAF) which was a United States-led, United Nations-sanctioned multinational force and operated in Somalia between 5 December 1992 to 4 May 1993, in charge of carrying out United Nations Security Council Resolution 794 to create a protected environment for conducting humanitarian operations in the southern half of Somalia The two men were acquitted by a Brussels military court because of “insufficient evidence” and ruled that the incident was “a form of playing without violence

 

2/2: « Belgique: Conseil de guerre pour trois «paras de la honte»« 
Le Conseil de guerre de l’armée belge a ouvert hier à Bruxelles le procès de trois parachutistes accusés d’actes de sadisme contre des jeunes Somaliens lors de l’opération «Restore Hope», en 1993. Deux militaires du rang et un sous-officier du 3e bataillon parachutiste de Tielen (nord) ont comparu pour «coups et blessures volontaires avec menaces». Dénoncés par d’anciens compagnons d’armes et identifiés, les soldats Kurt Coelus et Claude Baert sont accusés d’avoir fait «rôtir» un jeune Somalien au-dessus d’un brasero. Les deux prévenus ont reconnu les faits; leur victime était sortie sans brûlure grave de cette séance de torture. L’auditeur du Conseil de guerre a requis un mois de prison et 10 000 FB (environ 2 000 FF) d’amende contre les deux soldats. Le ministre de la Défense, Jean-Pol Poncelet, a promis de radier de l’armée les prévenus qui seront reconnus coupables et s’est engagé à dissoudre le bataillon de Tielen si les exactions de ses membres s’avéraient dépasser le cadre d’actes isolés. Le sergent-major Rudy Derkinderen doit lui aussi passer en conseil de guerre en septembre. Il a été identifié sur une photo du Laatste Nieuws, urinant sur la dépouille d’un Somalien. Le Conseil a mis son jugement en délibéré au 30 juin. (D’après AFP)