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Quel avenir la loi « sécurité globale » dessine-t-elle?

Les dirigeant·e·s économiques ou politiques désirent que les fonctionnaires de police, celles et ceux à qui le peuple donne le pouvoir de maintenir la paix, se méfient des images ou vidéos.

Ils les incitent à agir masqué·e·s et à user d’armes susceptibles de provoquer les pires mutilations.

Les pouvoirs politiques et économiques cherchent objectivement à interdire au fonctionnaires d’être fier·e·s de leurs missions et à les éloigner du reste de la population.

Ne vont-ils pas réussir à vider de sens leurs fonctions en les conduisant à ne plus avoir qu’un choix contraire aux valeurs démocratiques : défendre les détenteurs de pouvoirs contre le reste de la population?

François NICOLAS, REZE(44), 18 novembre 2020

Servir ou asservir ?

Amnesty a conduit une enquête aux résultats édifiants sur les atteintes à nos droits fondamentaux (https://www.amnesty.fr/liberte-d-expression/actualites/droit-de-manifester-en-france).

Les personnes qui nous représentent oseraient restreindre nos libertés fondamentales ? Elles sont les représentantes d’un peuple souverain. Quand le peuple est souverain, l’état et le gouvernement n’ont que le pouvoir que l’ensemble des citoyens et citoyennes donne librement.

Ainsi, dès qu’une personne nous représentant restreint les libertés fondamentales, dont celle d’exprimer dans l’espace public une divergence d’opinion, elle perd sa légitimité : elle n’est plus la représentante d’un peuple souverain mais une dirigeante usant d’un pouvoir qui, s’il a été librement donné par le peuple, n’est plus qu’imposé au peuple.

En somme, à chaque fois qu’une autorité abandonne son espoir de protéger les manifestant-e-s et interdit une manifestation, à chaque fois qu’il est reproché à un-e manifestant-e de chercher à protéger son intégrité physique, c’est le principe d’un pouvoir appartenant au peuple et prêté à des représentants qui est menacé, attaqué, réduit.

Alter’Naïvement,

François NICOLAS, REZE(44)

 

Le cadavre sous la neige

Une personne a échappée aux guerriers à qui nous vendons nos armes. Une personne s’est évadée des dictatures qui nous fournissent nos matières premières. Une personne a fuit la misère que nos multinationales imposent dans son pays au nom des accords internationaux de libre échange. Une personne n’est pas morte dans le désert. Une personne n’est pas restée prisonnière d’un camp au Maghreb. Une personne ne s’est pas noyée en Méditerranée.

Nos députées criminalisent cette personne si elle n’a pas d’autorisation administrative de séjour ou d’entrée sur notre territoire.

Sans autorisation administrative, nos policiers lui bloquent l’accès aux frontières, ne lui laissant que le choix de risquer sa vie.

Ainsi, elle affrontera, sans équipement, la haute montage.

http://www.liberation.fr/france/2017/12/17/peut-etre-qu-au-printemps-on-retrouvera-des-corps-sous-la-neige_1617327

Ça ne te révolte pas qu’en notre nom les Alpes puissent se transformer en cimetière?

Les pays riches en devises fortes consomment des matières premières ou des produits manufacturés, extraites ou produits hors de leurs frontières. En effet, via leurs banques centrales et leurs banques, ils équilibrent la masse monétaire avec les richesses échangées : ils sont en mesure de créer l’argent nécessaires à leurs échanges. Ainsi, les apports de population n’entraînent pas de pénurie dans les pays riches. Au contraire, en fortifiant leurs marchés intérieurs et en augmentant la force de travail disponible, les apports de population augmentent les capacités de création monétaire des pays riches en devises, augmentent leur pouvoir sur les autres pays.

Ainsi, il n’y a aucune de réelle justification économique à cet acharnement contre les personnes sans autorisation administrative de séjour.

La militarisation de nos frontières ne se justifie que par le besoin de nos dirigeants politiques ou économiques de nous renfermer sur nous-même, de sorte que nous évitions de remettre en cause ce système qui broie notre humanité, notre raison de vivre, qu’ainsi nous ne contestions pas l’ordre établi, la soumission volontaire à des règles qui, pour répondre au mirage d’une croissance infinie des profits financiers des multinationales et des pouvoirs individuels de quelques individus, détruit toute vie, tout espoir d’avenir.

Ce choix contredit nos aspirations profondes, notre humanité. Alors, pour nous interdire de le remettre en cause, nos gardiennes, qu’elles soient députées, juges ou policières, menacent d’envoyer en prison les françaises qui choisissent d’aider les personnes en difficultés.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/une-de-nos-membres-poursuivie-pour-delit-de-solidarite

Personnellement, je ne rêve pas de cette société inhumaine que le durcissement des frontières construit. Est-ce ton cas ?

Je rêve qu’enfin nous ayons des politiques responsables, des politiques qui ne dresseraient pas les personnes les unes contre les autres, des politiques qui, prenant en compte les changements climatiques, sortiraient progressivement nos pays des compétitions suicidaires et aideraient à la construction d’un monde plus juste, plus désirable, plus durable.

 

Joyeux Noël,

 

François, NICOLAS, REZE(44)

Agir pour un peu de justice?

Extrait :

Cependant, cette décision de classement par le Parquet de Nantes a provoqué,dernièrement un communiqué alarmé signé le 5 mai dernier par la Ligue des droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature et le Syndicat des avocats de France, affirmant notamment : « Quand une opération de maintien de l’ordre se termine par une atteinte corporelle irréversible, connaître les conditions dans lesquelles les forces de police ont opéré est légitime. C’est pourquoi nous demandons que la vérité soit établie sur les manières, circonstances et conditions dans lesquelles chacune des personnes blessées l’a été, que les responsabilités soient recherchées et par conséquent la justice rendue. (…) En outre, nous réaffirmons que pouvoir contester collectivement ce que l’on estime être injuste, c’est exercer une liberté publique fondamentale. Manifester publiquement est une des nombreuses formes d’expression de la citoyenneté et de la démocratie ainsi que de leur apprentissage. Elle ne doit pas conduire à une mise en danger. »

Plus d’info ici:

http://27novembre2007.blogspot.fr/2015/05/lettre-mme-taubira-garde-des-sceaux.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+27Novembre2007+%2827+novembre+2007%29

La légitimité de la violence ?

Avoir peur de recevoir de coups. Avoir mal. Aller simplement exprimer son avis, son opposition à ce monde de haine et de destruction puis en sortir définitivement mutilé.

S’il peut sembler normal de céder à la tentation de la violence ceci ne sert que le camps de la peur, de la haine, de la barbarie, ceci donne des justifications à posteriori aux pires abus, aux pires privations de liberté, aux lois liberticides, aux fascistes de tous les bords, à ce monde de brutes capitalistes qui ne reconnaissent que la loi du plus fort, la loi de la jungle, la loi des multinationales, les violences, les haines, les communautarismes, les identités nationales qui par nature excluent et encouragent les divisions artificielles et humainement suicidaires.

Je crois que la seule violence acceptable est la légitime défense : quand on est directement agressé sans pouvoir fuir ou quand on défend un agressé qui ne peut pas fuir. Je crois qu’il n’y a de « contre-violence » que pacifique et fraternelle : toute autre « contre-violence » est une défaite de la civilisation, une victoire de ce monde néo-libéral inhumain que le grand capital nous impose.

Dans l’actualité des luttes des dernières années, je trouve que les diverses actions des brigades des clowns où, les actions de résistances passives « nues et désarmées », « enchaînées » ou encore « enterrées » sont de bonnes illustrations de ce que l’on peut faire pour lutter efficacement. Des actions qui ne transforment pas les oppresseurs en défendeurs de l’ordre. Des actions qui laissent le choix aux détenteurs de l’autorité publique de ne pas employer la force. Des actions qui laissent le choix aux détenteurs de l’autorité publique de choisir la vie et de ne plus défendre les puissants, les destructeurs d’humanité.

Nous ne gagnerons un monde plus juste, plus sain, plus civilisé, que lorsque les hommes et femmes de devoir n’auront plus aucune possibilité de croire qu’ils usent de violences pour le bien de toutes et tous et non pour la destruction de nos avenirs, pour une société de plus en plus autoritaire et liberticide.

Bien entendu, ceci demande un incroyable courage et une formidable clairvoyance.
Le courage d’être à la merci des quelques humains qui se cachent parmi les dépositaires de la force publiques et/ou les résistants pour conjurer leurs peurs et problèmes personnels en assouvissant leur soif de violence, violence rapidement contagieuse.
La clairvoyance de celles et de ceux qui sont persuadées qu’une lutte gagnée par la violence est une lutte perdue, une victoire des néo-conservateurs, des partisans de la loi du plus fort, une victoire des fascistes, contre l’humanisme, contre la civilisation.

Merci à l’incroyable courage et à la clairvoyance des militantes et militants pacifistes de toutes ces luttes pour la préservation de l’avenir de l’humanité et… Merci aux dépositaires de la force publique qui n’useront plus des moyens violents à leur disposition! Et si, en définitive, il y avait, également répartis de part et d’autre des barricades, d’une part le camps de la peur et de la violence, d’autre part le camps du courage et de l’humanité?

Paix et amour,

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Monsieur Valls, réagissez!

Monsieur le premier ministre,

 

 

Il est écrit que « Depuis lundi 1er septembre, les soldats de l’armée se livrent à du pillage sur les affaires et des exactions sur les personnes« . (http://tantquilyauradesbouilles.wordpress.com/2014/09/04/le-contre-temps-histoire-dune-cabane/#more-1340)

Si l’on en croit cet article, au nom du peuple français, en notre nom à toutes et à tous, des hommes en armes commettent des actes délictueux? Est-ce possible?

S’il y a là le moindre soupçon que ceci ne soit pas inexact, Monsieur Valls, je vous en prie, diligentez une enquête, réagissez, intervenez, montrez aux éventuels délinquants qu’ils ne peuvent enfreindre les lois en notre nom.

Précisez à nos fiers soldats qu’il sont là pour maintenir l’ordre de la république et que dans toute démocratie ceci signifie qu’ils sont là pour protéger le peuple face aux puissants, la nation française face aux autres organisations, surtout quand celles-ci ne sont que des sociétés privés dont les objectifs se limitent aux reversement de dividendes à leurs actionnaires.

En 2015, notre nation accueillera la conférence internationale historique sur le climat qui enfin, espérons-le, ceci dépend aussi de votre volonté de condamner ou sauvegarder l’humanité, signera le véritable démarrage de la lutte contre le réchauffement climatique, donc, nécessairement, la fin définitive de tous ces chantiers fossoyeurs d’avenirs.

Rappelez aux fiers serviteurs de la démocratie que ce n’est pas servir la France que d’écraser celles ou ceux qui défendent les terres de France, leurs biodiversités, leurs richesses actuelles et futurs, celles et ceux qui cherchent à protéger un peu de l’avenir de notre beau pays mis en danger par de distraits ingénieux ingénieurs si occupés par leurs expertes réalisations qu’ils finissent par en oublier les conséquences mortifères pour l’humanité.
François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu

 

Nous sommes la vie ou la mort

Pour détruire des vies, détruire la vie, nous dépensons l’énergie et les matières qui manqueront à nos descendants.

N’est-il pas temps de changer ?
Ne sommes-nous pas les maillons des chaînes qui nous oppriment?
N’avons nous pas le pouvoir d’immédiatement rendre notre monde vivable et humain?

N’est-ce pas notre choix que de détruire ou construire ?
N’est-ce pas notre choix que d’accumuler des ressources qui manquent à d’autres ou de laisser les autres vivre ?
N’est-ce pas notre choix que de vivre ou de courir le plus vite possible vers la mort?

Pour vivre, il te suffit de ne pas participer aux actes qui te semblent injustes ou cruels.
Partager, vivre et laisser vivre, décroissance.

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu/
PS, cette note a été écrite en réaction à la vidéo suivante:

Nantes, samedi 22 février 2004, après la manifestation

Nantes, samedi 22 février 2004, la fin de la manifestation contre la destruction du bocage à Notre-Dame-des-Landes.

Comprendre, avec les déclarations des paysans et paysannes, des biologistes ou des élues et élus, l’état d’esprit de celles et de ceux qui aimeraient qu’enfin nos politiques oublient les rêves de destruction des terres, les fascinations pour les surconsommations, l’illusion d’une croissance infinie dans un monde fini.

Comprendre que les opposants et opposantes à la destruction du Bocage de Notre-Dame-des-Landes demandent résolument une chose, que nos politiques se tournent vers l’avenir, la vie.


Paix et amour,
François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

Que c’est-il passé à Nantes ce samedi?

Ce qui s’est passé EN MARGE de la manifestation

(EXTRAIT du communiqué de presse du 23 février 2014 | Collectif de Rezé contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes – col.reze.contre.aeroport.nddl@riseup.net )

« (…)Nantes en état de siège
Samedi, plusieurs heures avant le début de la manifestation, le centre-ville de Nantes est en état de siège : trois mille policiers mobilisés, des dizaines de rues barrées par des grilles, des canons à eau ultra-visibles, des fourgons alignés par dizaines, de place en place, des policiers en civil déjà en action, (…) Toute la journée, un hélicoptère survole la manifestation. Le soir, la ville est soumise à un véritable couvre-feu, les transports publics sont arrêtés. (…) la Préfecture (…) empêche le déroulement raisonné de la manifestation. (…) Raccourci de moitié, le trajet de la manifestation, pourtant longuement préparé par la coordination des opposants au projet, est devenu trop court pour accueillir les manifestants : plus de 50 000, la plus grosse mobilisation jamais organisée contre ce projet absurde. (…) saturation de la zone comprise entre la croisée des trams et la Petite Hollande. La Préfecture, après avoir interdit le centre-ville et l’Île de Nantes aux manifestants, laisse se construire des scènes de désordre. Des dizaines de policiers lourdement équipés sont à quinze mètres de la poignée de jeunes qui détruit le local de la TAN. Après avoir évacué la croisée des trams et les rues voisines, des centaines de policiers laissent le même groupe brûler des aubettes sans intervenir, ni faire intervenir les pompiers. Le choix de ce dispositif policier totalement extravagant conçu pour produire des images de désordre (…) Nous sommes en colère d’avoir dû manifester dans une ville soumise à l’état de siège et contre ces élus qui vantent la démocratie dite participative (…) Il n’est de pires sourds que ceux qui utilisent des grenades assourdissantes pour défendre l’indéfendable. »

LA VÉRITABLE MANIFESTATION contre la destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes

Hypnotisé par quelques humaines et d’humains qui, en dehors du parcours de la manifestation, ont détruit des biens matériels sans être interrompu durant ces actions, beaucoup de médias semblent avoir oublié de filmer ce qu’on fait les dizaines de milliers d’humaines et d’humains qui ont réellement participé à cette manifestation. Cette vidéo amateur vous le montrera :

Paix et amour,


François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/