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Les vidéos du rassemblement estival de Notre-Dame-des-Landes en 2017

Ci-dessous, les retranscriptions vidéos d’une partie des forums, débats, conférences et tables rondes du rassemblement estival 2017 des opposant au projet de destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes.

Plus d’information: http://www.notredamedeslandes2017.org

Merci aux bénévoles vidéos (Catherine, Marc, Maxime, Jean-Michel, Jean-Luc, Joëlle, Clément, Amaël, Charles…).

Samedi

Samedi, ouverture du rassemblement

Samedi, tous les débats 1/2

SAMEDI Chapiteau 1 Chapiteau 2 Chapiteau 3 Chapiteau 4
13h
Europacity : quelles alternatives? Le sol, pourquoi et comment le protéger ? Soutien aux victimes et aux riverains des pesticides de l’empreinte écologique locale à l’empreinte globale
15h
Le droit et NDDL : je t’aime, moi non plus…  Pistes à NDDL ? De l’eau et de l’argile ! Le revenu de base agricole à expérimenter GPII : état des lieux, propositions
17h
Afterres 2050  Analyse citoyenne, lobbies… Pour des transports gratuits (voir 15H)

Samedi, tous les débats 2/2

Chapiteau 7 (AGORA) Chapiteau 9 Chapiteau 10 COPAIN Chapiteau 8
Rencontre des Comités de soutien (1/2) Les migrations dans le monde « Nations sans État”, souveraineté et confédéralisme démocratique
Violences policières et antiracisme politique Les nouvelles formes de luttes contre la métropolisation Pacifisme, écologie et féminisme Les paysans dans la lutte des classes ? ZAD – Abracadabois, avenir et Cabane intergalactique
Répressions, Etat d’urgence : comment lutter ? Les migrations en France, mythes et réalités Alternatives à NDDL Histoires du mouvement d’occupation

Dimanche

Dimanche, la danse des totems

Dimanche, tous les débats 1/2

DIMANCHE Chapiteau 1 Chapiteau 2 Chapiteau 3 Chapiteau 4
13h
Casse du code du Travail et précarité (Théâtre) Estuaire : des luttes d’hier à la transition énergétique Transition vers une agriculture écologique et sociale
14h30
consultation, médiation, expertises… Sauvons les terres agricoles péri-urbaines Luttes écologiques et luttes sociales Soutiens citoyens aux migrants
16h30
Citoyens engagés pour la préservation des terres et l’installation de paysans (Théâtre) Un droit au logement pour tous, en ville et en zone rurale Vers un mouvement de masse pour la justice climatique

Dimanche, tous les débats 2/2

Chapiteau 7 Chapiteau 9 Chapiteau 10 COPAIN Chapiteau 8
« L’utopie ou la mort »
Solidarité ouvrière et paysanne Le temps, la terre et Nous. Que faire après la victoire à NDDL ? Violences policières, antiracismes (suite)
Le long chemin vers l’abandon des projets de centrales nucléaires au Pellerin et au Carnet (44) de 1975 à 1997 17 ans de lutte à Notre-Dame-des-Landes FILM « En rade » de Roy Lekus (53 mn) Luttes foncières dans les années 70-80 dans la région Histoire du Zad Social Rap
Rencontre des Comités de soutien (2/2) Résistances paysannes et invention de la démocratie directe Mai 1968 à Nantes

Dimanche, clôture du rassemblement

De nos terres à la Terre

Ce rassemblement à Notre-Dame-des-Landes a été organisé par La coordination des opposants au projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes. Cette coordination fut créée par 14 organisations opposées au projet d’aéroport en septembre 2003, afin de préparer en commun un courrier au Premier Ministre (M. Raffarin) et au ministre des transports (M. de Robien), avant la décision de mise à l’étude du projet. Depuis, ces organisations se réunissent mensuellement pour échanger sur le dossier et mettre en place des actions communes.
Aujourd’hui, plus de 60 organisations – associations, syndicats, mouvements politiques et collectifs – composent cette Coordination.

Plus d’informations:

ACIPA – https://www.acipa-ndl.fr/
CéDpa – http://aeroportnddl.fr/
Naturalistes en lutte – https://naturalistesenlutte.wordpress.com/
Comités de Soutien – http://comites-ndl.blogspot.fr/
Paroles de campagne – http://parolesdecampagne.blogspot.fr/
ZAD – http://zad.nadir.org/

Vidéo:

François NICOLAS – http://mingata.eu/

[VIDEO] Revenu de base inconditionnel et capitalisme

Vendredi 24 mars 2017, invité par le collectif « Bouguenais avec Hamon » à causer du revenu universel d’existence de Benoît Hamon, François NICOLAS en a profité pour évoquer la décroissance, le capitalisme, l’exploitation, l’emploi,…

De la nécessaire part socialisée des revenus.

Les cotisations sociales sont utiles. C’est étrange de devoir l’écrire.

Les médias parlent de « charges sociales » et non de cotisations. La pensée unique nous répètent sans relâche que les cotisations sociales sont des charges insupportables pour les entreprises. Cette vision étrange est devenue une vérité dans tous nos esprits.

Pourtant, une société privée n’emploie pas un salarié par charité, pour lui donner un salaire, mais pour capter le travail de ce salarié et ne lui attribuer qu’une part de ce que ce travail lui rapporte, sinon, elle licencie. De même, quand une société privée a une activité dans un pays, elle en exploite les avantages matériels (routes, hôpitaux, communication, écoles, sécurité, stabilité politique, ressources naturelles…) ou humains (qu’ils soient travailleurs ou consommateurs) et ne lui rend qu’une part de ses profits, sinon, elle fait faillite ou change de pays.

Les activités d’une entreprise dépendent de son environnement. C’est un fantasme que d’imaginer des entreprises qui n’auraient besoins de personne, qui ne profiteraient pas des infrastructures, qui ne profiteraient pas de tous ce qu’on fait leurs prédécesseurs et de tous ce que font leurs contemporains. Toute entreprise profite de ces écoles qui ont permis à leurs dirigeants, dirigeantes, salariés et salariées d’acquérir quelques savoirs ou de ses hôpitaux et cliniques qui leurs permettent de rester en vie. A minima, toute entreprise a besoin de clients et clientes en capacité d’acheter les biens et services produits.

Les cotisations sociales sont utiles à la société qui permet l’existence des entreprises mais les entreprises produisent de plus en plus de richesses avec de moins en moins de salariés. Ainsi, les cotisations sociales sont de moins en moins bien distribuées et de moins en moins comprises et acceptées. Même des dirigeants et dirigeantes auto-proclamés socialistes cherchent à les diminuer. Il nous faut inventer d’autres moyens complémentaires et acceptés par toutes et tous pour continuer à vivre ensemble. Un revenu de base inconditionnel est un de ces moyens complémentaires potentiels.

En établissant le droit de toutes et de tous de vivre décemment, un revenu de base inconditionnel prend en compte la richesse de toutes et de tous, la nécessité, pour le bon fonctionnement de notre économie, de permettre à toutes et à tous de vivre décemment.

S’il faut parler « économie de droite », un revenu de base inconditionnel est de nature à stabiliser « le marché intérieur » et « l’employabilité ».

S’il faut parler « économie de gauche » un revenu de base permettrait à toutes et à tous d’enfin bien vivre, serait de nature à redonner du sens à nos sociétés, à notre désir de vivre ensemble.

S’il faut parler écologie, un revenu de base permettrait d’en finir avec les travaux dangereux pour la survie de l’homme sur Terre, travaux qui ne trouvent de travailleurs que par l’obligation d’avoir un emploi pour avoir un revenu.

Face aux délitement de nos sociétés, à la multiplication des crises économiques structurelles, il faut rapidement inventer d’autres manières de vivre ensemble. Il faut compléter notre « contrat social ». Luttons pour la mise en place rapide d’un revenu de base suffisant. C’est juste nécessaire, vite.

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Lorient 2016, revivre les journées d’été des écologistes

Accès directs aux vidéos

Quelques extraits
Pour un revenu de base inconditionnel
En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs
Redonner du sens à la vie de toutes et de tous
Penser avant d'agir
EELV à la pointe de l'innovation
Toutes les plénières
Ouverture des journées d’été des écologistes
Réinventons-nous!
Année noire pour la défense des droits humains?
Pour une autre loi travail!
Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?
Clôture des journées d'été des écologistes
Quelques ateliers
La transition écologique dans les territoires ruraux
Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?
Politiques environnementales : bilan et propositions
Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?
Les rassemblements aux régionales... et après ?
Changer l’économie pour transformer les territoire
Le droit de l’environnement

Descriptions

Quelques extraits

Pour un revenu de base inconditionnel

Qu’est-ce qu’un revenu de base inconditionnel? Y-a-t-il eu une expérimentation passée à retenir? Puisqu’en redonnant aux salarié-e-s la possibilité de négocier leurs conditions et horaires de travail, en sécurisant les parcours professionnels des agriculteurs, des artisans, des petit entrepreneurs ou des travailleurs indépendant, un revenu de base inconditionnel élevé incite à travailler, n’y-a-t-il pas un risque de croissance trop forte?…  Quelques débuts de réponses par François Nicolas durant la plénière organisée par les jeunes écolos.

En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs

Détricoter les fantasmes économiques dominants pour proposer des mesures adaptées à la survie de l’humanité. Une intervention d’Yves Cochet pour la décroissance du PIB.

Redonner du sens à la vie de toutes et de tous

Mobilisation citoyenne, travail permanent au niveau européen, un nouveau monde est en marche qui nécessite l’implication de toutes et de tous et ne réussira que si la politique sait s’effacer et faciliter. Une intervention de Yannick Jadot durant l’écolocamp, la veille des journées d’été des écologistes.

Penser avant d’agir

Par l’évocation de son utilisation des outils numériques, Cécile Duflot nous invite à maîtriser les nouvelles technologie sans en devenir les esclaves.

EELV à la pointe de l’innovation

Le bureau exécutif d’Europe Écologie – Les Verts, avec David Corman, Julien Bayou,  Sandra Regol et Marine Tondelier, dévoile notre future stratégie numérique.

Toutes les plénières (extraits du programme officiel)

Ouverture des journées d’été des écologistes
PLéNièRE AGRICULTURE

Vers une agriculture des solutions : alimentation, biodiversité, climat

Animée par René Louail, paysan. Avec Brigitte Allain, députée de Dordogne ; Michelle Rivet, agricultrice, conseillère régionale du Centre ; Gilles Luneau, journaliste ; Gérard Choplin, expert européen (Bruxelles).

Réinventons-nous !

Occupy, Indignados, Nuit debout, le Mouvement des Parapluies à Hong-Kong, le Mouvement Tournesol des Étudiants à Taïwan. Partout, des initiatives citoyennes émergent et remettent au centre du jeu une question fondamentale : la démocratie comme projet. Initiatives qui nous amènent à nous interroger sur le devenir des partis politiques traditionnels, leurs projets, leurs pratiques. Partout, l’écologie des alternatives gagne les consciences, progresse sous les radars, ce qui doit nous amener à nous interroger sur comment lui offrir un débouché qui fasse fi des lobbies, rentes et conservatismes. Comment réinventer le mouvement de l’écologie politique en France et en Europe ? Quelles leçons tirer des divers mouvements qui ont éclos à travers l’Europe et le monde ? En démontrant notre capacité à faire de la politique autrement, en s’ouvrant aux initiatives diverses issues de la société civile, en nous réinventant collectivement. Cette plénière sera l’occasion de faire un retour d’expérience, de débattre de cette soif de démocratie et des formes multiples que celle-ci prend aujourd’hui dans nos sociétés.

Animée par Aurélie Brochard et Julien Bayou, membres du Bureau exécutif d’EÉLV et référent.es “réinvention”. Avec Audrey Tang, programmeuse taïwanaise de logiciels libres ; Caroline de Haas, militante féministe et politique, initiatrice de la pétition “Loi travail : non merci !”  ; Gaël Brustier, polito­logue, conseiller politique ; Julie de Pimodan, reporter, fondatrice de Fluicity Bluffe.

Droits des étrangers, rétention des mineurs, crise des réfugiés, déchéance de nationalité : année noire pour la défense des droits humains ?

L’année qui vient de s’écouler restera marquée par les attentats qui ont ensanglanté Paris puis Bruxelles, Bagdad, Istanbul, Beyrouth, Bamako, Tunis, Tel-Aviv… et déstabilisé le monde entier. Elle restera celle d’une crise migratoire sans précédent, la guerre civile syrienne et l’aggravation du conflit en Lybie ayant jeté sur les mers et sur les routes des millions de personnes tentant de gagner l’Europe dans des conditions dramatiques. Le Parlement a été amené à se prononcer sur des réformes attendues depuis longtemps par la gauche, au premier rang desquelles la réforme du droit des étrangers et celle du droit d’asile. On peut s’interroger sur les conséquences du contexte international sur ces lois qui ont été très loin de répondre aux attentes des défenseurs des droits fondamentaux. D’autres réformes étaient, quant à elles, beaucoup moins attendues. Constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, textes toujours plus sécuritaires, sacrifice des libertés individuelles, tout ce qui pouvait être considéré comme le socle des valeurs de gauche a volé en éclat. Dans ce contexte et après des mois passés sous le régime de l’état d’urgence, que reste-t-il de la défense des droits humains ? Peut-on parler d’une année noire en la matière ? À la veille d’une année d’élections majeures pour notre pays, il est nécessaire d’en dresser un bilan précis et rigoureux.

Animée par Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne. Avec Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty International France ; Damien Carême, maire de Grande-Synthe; François Gemenne, chercheur à l’université de Liège et à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), auteur de l’Atlas des migrations environnementales; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’homme; Antoine Comte, avocat.

Pour une autre loi travail!

La loi El Khomri de réforme du Code du travail contient de nombreuses atteintes aux droits des salarié.es, renverse la « hiérarchie des normes » et instaure un code du travail, non pas simplifié, mais dangereusement libéralisé. Après de multiples mobilisations, une loi travail du passé a été adoptée par 49.3 le 20 juillet 2016. Pourquoi continuer sur un modèle qui a fait les preuves de son inefficacité ? Nous pensons qu’une autre vision du travail est possible, mais qu’elle est surtout souhaitable ! Notre loi travail permettrait à tou.tes de s’émanciper du salariat avec un revenu de base et une réduction du temps de travail. Notre loi travail prendrait sérieusement en compte les questions de formations, d’égalité et des diverses discriminations. Notre loi travail défendrait totalement un autre modèle social.
Alors, le temps d’une plénière et au-delà, nous développerons notre loi travail et laisserons les vieilles recettes au passé.

Animée par Oriane Pigache et Benjamin Kaufman, des Jeunes écologistes. Avec Pouria Amirshahi, député et ancien président de l’UNEF ; David Cormand, secrétaire national d’EéLV ; Karima Delli, eurodéputée et membre de la Commission emploi et affaires sociales ; Jean Desessard, sénateur et membre de la Commission des affaires sociales ; Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du Parti communiste français ; François Nicolas, du Mouvement français pour un revenu de base; un.e membre de la coopérative d’entrepreneures rennaise Oxalis ; Barbara Romagnan, députée PS frondeuse ; Eva Sas, députée EéLV vice-présidente de la Commission des finances ; Claire Serre-Combe, porte-parole d’Osez Le Féminisme.

Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?

Le Brexit rend indispensable le sursaut de l’Union européenne et de ses états-membres : le
projet européen n’a plus l’adhésion des peuples. Crise des dettes européennes, flux massif de réfugié.es, montée des nationalismes et des extrémismes… Les chocs se multiplient et pourraient bien enterrer le projet européen de paix et d’union dans la diversité. Pour les écologistes, l’Union européenne reste la voie pour faire face aux défis du XXI e  siècle : celui d’une démocratie accrue face aux pouvoirs financiers transnationaux, celui de la protection des ressources naturelles et du climat, celui du vivre ensemble et de la paix. Une refondation profonde est nécessaire, à laquelle le couple franco-allemand doit contribuer.

Organisée en partenariat avec la Fondation Heinrich Böll. Animée par Guillaume Duval, d’Alter­natives économiques. Avec Reinhard Butikofer, eurodéputé allemand, porte-parole du Parti Vert européen (PVE) ; Florent Marcellesi, eurodéputé espagnol ; Eva Joly, eurodéputée française ; Nathalie Benett, leader des Verts d’Angleterre et du Pays de Galles.

Clôture des journées d’été des écologistes

Le projet écologiste confronté aux enjeux de 2017

2017 sera une année électorale chargée. Entre l’élection présidentielle, les législatives et les sénatoriales, les écologistes auront l’occasion de défendre leur projet porteur de solutions pour notre pays et pour l’Europe. Alors que ces Journées d’été ont été l’occasion d’approfondir de nombreux champs de réflexion, il s’agit dans cette plénière de s’arrêter sur deux problématiques incontournables, et sur lesquelles les écologistes défendent une approche et des orientations différentes de celles proposées aujourd’hui par une majorité de la classe politique, en panne d’idées neuves.

Première table ronde, faire sans la croissance : face à la finitude de nos ressources, aux défis climatiques et sociaux, nous savons que la croissance est un mirage. Mais entre greenwashing, new deal vert et décroissance, quels sont les fondements d’une société post-croissance ? Une prospérité sans croissance est-elle possible ? À quelles conditions ? Animée par Sandra Regol. Avec Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives
économiques ; Yannick Jadot, eurodéputé.

Deuxième table ronde, faire face au terrorisme: depuis plusieurs mois, la France est malmenée par une série d’attentats qui fragilisent notre pacte social. Face à cette situation, la classe politique française ne cesse de surenchérir dans le “tout sécuritaire”, au détriment de l’analyse et des fondements de la démocratie. Comment appréhender le terrorisme et ses causes ? Comment faire face aux besoins légitimes de sécurité tout en évitant les simplifications “politiciennes” ? Animée par Alain Coulombel. Avec Marie Cousein, psychanalyste ; Cécile Duflot, députée de Paris ; Geoffroy de Lagasnerie, sociologue ; Raphaël Liogier, sociologue et philosophe.

Quelques ateliers (extraits du programme officiel)

La transition écologique dans les territoires ruraux

La transition écologique dans une France périphérique sacrifiée semble la solution la plus enthousiasmante. Quelles sont les stratégies les plus efficaces pour susciter une résilience rurale : par le haut et/ou par le bas.

Animé par Corinne Desfosses, référente ruralité de la Commission agriculture. Avec Ronan
Dantec, sénateur de Loire-Atlantique ; Julien Durand, porte-parole de l’ACIPA ; Yvette Clément, maire du village de Tremargat, ; Michel Briand, représentant du programme Domino ; Patrick et Brigitte Baronnet, de La Maison Autonome – écohameau du Ruisseau.

Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?

Entre ressources limitées, ou que l’on devrait s’interdire, et les expériences en cours telles les territoires en transition, l’économie de la fonctionnalité et de la coopération ou les différentes initiatives locales, quelle société est possible et acceptable par nos concitoyen.nes pour demain ?

Avec Sébastien Boucq, ingénieur-géographe spécialisé industrie et aménagement durable du territoire ; Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Christelle de Crémiers, enseignante en Master 2 d’ingénierie financière.

Politiques environnementales : bilan et propositions

Cet atelier vise à faire dans un premier temps le bilan des politiques environnementales des cinq années qui viennent de s’écouler. La deuxième partie sera consacrée à la perspective d’un bing-bang fiscal en faveur de l’envi­ronnement.

Avec Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France ; Yves Verilhac, directeur France de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Matthieu Glachant, directeur du Centre d’économie industrielle et professeur à MINES ParisTech, présentera le fruit de ses travaux avant de participer à un échange avec la salle.

Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?

Pourquoi des cas de harcèlement et d’agressions peuvent perdurer durant longtemps au sein des organisations ? Qu’est ce que le harcèlement, qu’est ce qu’une agression ? Comment l’institution peut-elle agir et réagir en pareil cas ? Comment éviter que cela ne se produise : une responsabilité collective.

Avec Elen Debost, Annie Lahmer, Sandrine Rousseau, Florence Pelissier, Vanessa Jérome, Caroline De Haas.

Les rassemblements aux régionales… et après ?

Dans quatre grandes régions, les écologistes ont présenté des listes de rassemblements à la gauche du PS aux Régionales. Aujourd’hui, certains sont dans une majorité (LRMP), d’autres dans l’opposition (AURA) et d’autres ne sont pas représentés (PACA, NPDCP). Un an après, que reste-t-il de ces rassemblements ? Quel bilan en tirent les anciennes têtes de liste écolos?

Animé par Fanny Dubot. Avec Jean-Charles Kohlhaas, tête de liste en Auvergne-Rhône-Alpes; Sandrine Rousseau, tête de liste en NPDCP ; Jean-Laurent Felizia, de PACA ; un.e représentant.e de la liste Nouveau Monde, LRMP.

Changer l’économie pour transformer les territoire

Relocalisation, collectivités anti-TAFTA, économie sociale et solidaire, circulaire, collaborative… les territoires se réapproprient leur devenir en s’appuyant sur les nouvelles économies et la résistance à l’économie mondialisée. Ces nouvelles économies sont aussi un outil pour réinventer les relations entre territoires, entre les villes et les campagnes.

Animé par Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris en charge de l’économie sociale, solidaire et circulaire. Avec Ludovic Lamant, journaliste à Mediapart; Éric Piolle, maire de Grenoble; Sven Siegold, eurodéputé.

Le droit de l’environnement

L’environnement a bon dos. Frein à l’innovation, à la création d’emplois, à la croissance; mais aussi source de croissance pour les entreprises qui savent se réapproprier le discours environnemental et anticiper les changements des habitudes. Tour de vue des enjeux : des atteintes environnementales internationales aux luttes locales en passant par le socle juridique national ou les services publics du XXI e  siècle.

Animé par Marie Toussaint, membre du Bureau exécutif d’EÉLV. Avec Samanta Novella, de NatureRights ; Jacques Boutault, maire du II e arr. de Paris ; Marine Calmet, de Notre affaire à tous.

"Nous vivons sur un monde fini.
Ce qu'on prend en trop,
les autres ne l'ont pas."
François NICOLAS, REZE(44)
www.mingata.eu

Comprendre les enjeux et dangers de l’état d’urgence

En quatre vidéos, l’intégralité d’un débat organisé par le collectif nantais sortir de l’état d’urgence (observatoirelibertesnantes@rezocitoyen.­net) avec, après une introduction par Anne BOUILLON, les interventions Serge PORTELLI et Henri LECLERC.
(Vidéos: François NICOLAS, REZE(44), http://mingata.eu/)


Introduction par Anne BOUILLON:


Intervention de Serge PORTELLI:


Intervention de Henri LECLERC:


L’intégralité du débat:


Signez la pétition : « pour nous, c’est définitivement non! »
http://www.nousnecederonspas.org/
Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.
Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.
Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.


 

Nous ne céderons pas !

Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.

C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.

 

Paris, le 25 novembre 2015

 

Premiers signataires :

AC ! Agir ensemble contre le chômage !, AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Alofa Tuvalu, Altertour, L’Appel des appels, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association Avocats pour la défense des droits des détenus, Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association générale des étudiants de Paris-Sorbonne (Ageps), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip),  Attac, Cadac, Cedetim, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CISPM/ Maroc, Collectif 3C, Collectif des 39,Collectif des associations citoyennes, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif La Chapelle debout !, Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE),  Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP),Collectif Memorial 98, Collectif des musulmans de France (CMF), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif Ouiouioui, Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Confédération générale du travail (CGT), CGT-Finances publiques, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Conseil des Migrants  Subsahariens au Maroc, Conseil national des arts vivants (Synavi), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination contre le racisme  et l’islamophobie (CRI), Coordination nationale Pas sans nous, Droits devant !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs France, Emmaüs International, Espace Marx, Fédération des associations des travailleurs et des jeunes (DIDF-France), Fédération des CRICs, Fédération française des motards en colère (FFMC), Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes Solidaires, Filles et fils de la République (FFR), Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Fondation sciences citoyennes, Genepi, Génération libre, Ipam, Jinov International, La Cimade, La Ligue de l’enseignement, La Quadrature du Net, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amis de la terre France, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Marche des femmes pour la dignité (Mafed), Médecins du monde, Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Négajoule!, Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Organisation de femmes égalité, Osez le féminisme !, Participation et spiritualité musulmanes (PSM), Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD),SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, SNUEP-FSU, SNUITAM-FSU, Solidarité laïque, Sud Intérieur, SUPAP-FSU, Survie, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat national des arts vivants (Synavi), Syndicat national des journalistes (SNJ), Unef, Une Autre voix juive (UAVJ), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union rationaliste, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires.

Associations locales et autres :

AC ! Trégor, Asti 93, Clamart-Citoyenne,Collectif 07 stop au gaz et huile de schiste, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici Tours 37, Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif lyonnais jamais déchue, Collectif Maquis de Corrèze, Collectif Romeurope 94, Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo, Espace franco-algérien, Faucheurs volontaires de la Loire, Halte OGM 07, la revue Inprecor, le journal Regards, Réseaux citoyens Saint-Etienne, Revue Mouvements, Vigilance OGM 18.

 

Appel unitaire signé par 127 associations et 19 syndicats.

Droites dures et capitalisme

Comme il y a une quantité limité de matières premières, pour s’approprier de plus en plus de ressources, les plus riches doivent priver les plus pauvres des ressources nécessaires à leur survie.

Ainsi, les mécanismes d’augmentation sans limite des richesses des moins pauvres, comme, par exemple, les boucliers fiscaux, conduisent mécaniquement à l’augmentation des pénuries.

En période de pénurie, il y a principalement deux directions possibles :

  • partager équitablement les ressources mais ceci nécessitent de diminuer les égoïsmes des plus riches,
  • ou, augmenter les compétitions, les luttes à mort pour les ressources, mais ceci nécessite de diminuer les libertés individuelles, de renforcer les frontières, de conduire des guerres…

Les gouvernements soit-disant modérés, ceux-là même supposés vouloir préserver les valeurs républicaines, sont aveuglés par le fantasme d’une croissance infinie dans notre monde fini alors, mécaniquement, pour sauvegarder les plus riches, ils en viennent à diminuer les libertés individuelles, à renforcer les frontières, à conduire des guerres…

En trente ans de petits reculs démocratiques pour soutenir à bout de bras la croissance du PIB, ils transforment progressivement notre république et font la part belle aux droites les plus dures. Il aident par leurs aveuglements productivistes à crédibiliser le nationalisme, les compétitions fratricides, la xénophobie,…

Ces dogmes sont aujourd’hui « la pensée unique » :

  • il est plus facile de se dire nationaliste qu’altermondialiste,
  • il est difficile de faire entendre l’évidence : toute compétition est mécaniquement une machine à fabriquer des perdants, une machine à broyer,
  • il est plus facile de tenir des propos xénophobes que de défendre des humains de  nationalité étrangère,

Agfa, BASF, Bayer, Général motors, Opel, IBM, Krupp, Porsche , Volkswagen, (*) … Quelques exemples qui montrent que les droites les plus extrêmes sont les alliés objectifs des plus plus grands groupes capitalistes. Les multinationales sont ravies de trouver dans les régimes autoritaires des débouchés commerciaux captifs et des travailleurs aux libertés individuelles très diminuées tandis que les régimes les plus autoritaires, par leur fascination pour la centralisation des pouvoirs, sont ravis de concentrer les capitaux dans quelques  mains amies.

Il est toujours temps de changer de direction, il est toujours temps d’en finir avec la volonté de favoriser une croissance infinie dans un monde fini, d’en finir avec le toujours plus vite, toujours plus haut, toujours plus injuste, toujours plus exploité, toujours moins de démocratie, toujours moins d’humanité.

Il est toujours temps de choisir une autre voie, celle du partage des ressources, celle du partage du travail, celle de la diminution des frontières, celles des échanges, celle de la démocratie, celle de l’équilibre, celle de la prospérité.

 

Décroissance,

 

François NICOLAS, REZÉ(44), http://mingata.eu

 

(*)

Agfa, BASF, Bayer , … « Durant la guerre, IG Farben soutient le gouvernement nazi qui veut l’associer dès 1940 à l’Ordre économique nouveau, en lui permettant de bénéficier d’une main d’œuvre peu chère (début 1941, IG employait 12 360 étrangers, dont 2 162 prisonniers de guerre 6) et d’un « bloc économique allant de Bordeaux à Sofia »7, et tout en poursuivant une stratégie de cartel visant à dominer le marché mondial de la chimie des colorants de l’après-guerre8. Durant cette période de conflit, la direction de l’entreprise n’adhère pas totalement à la stratégie nazie qui envisageait notamment, une fois la guerre terminée, de délocaliser dans les pays périphériques la chimie allemande (…) De plus, l’une de ses filiales, la Degesch, produisant le gaz Zyklon B, initialement utilisé comme insecticide et raticide, en produira de grandes quantités pour les nazis qui les utiliseront dans les chambres à gaz de certains camps d’extermination. Pour satisfaire à la demande grandissante de main-d’œuvre, la société exploita aussi des travailleurs forcés dans plusieurs camps de travail. Au faîte de sa puissance, le conglomérat employa environ 190 000 personnes, dont 80 000 travailleurs forcés.  » (Source : https://fr.wikipedia.org/wiki/IG_Farben )

Général motors, Opel,… « Durant cette période, ses usines allemandes d’Opel (acquises en 1929) sont sous le contrôle du régime nazi, mais seulement en façade. Le gouvernement allemand avait compris qu’une ingérence trop grande risquait de faire baisser la production et ainsi nuire à l’effort de guerre allemand8. Durant cette période, GM continua d’engranger des bénéfices, en exploitant une main d’œuvre bon marché, qui pouvait effectuer jusqu’à 60 heures par semaine. Elle utilisa une partie de ses bénéfices pour investir en Allemagne, en faisant notamment l’acquisition d’une fonderie à Leipzig en 1942, fabriquant des blocs moteurs pour Opel. »(source : https://fr.wikipedia.org/wiki/General_Motors#1908_:_origines )

IBM… « Ce sont aussi ces recensements efficaces, contenant des données ethniques et religieuses, qui permirent aux nazis de se saisir rapidement et presque totalement des populations de Juifs et de Roms en Allemagne et, avec une efficacité plus variable, dans les autres pays sous domination allemande. Edwin Black, dans son livre intitulé IBM et l’holocauste publié d’abord en anglais en 2001 puis en français la même année, démontre que le système informatique vendu par la corporation IBM (surtout la machine Hollerith) et les cartes perforées imprimées aux États-Unis expliquent en grande partie l’efficacité du recensement des Juifs et des Roms sous le Troisième Reich ce qui donna à ces machines IBM, ainsi qu’aux experts qui les faisaient fonctionner, un rôle essentiel dans la Shoah. » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/International_Business_Machines#IBM_et_le_r.C3.A9gime_nazi )

Krupp « La société a considérablement profité du réarmement illégal allemand des années 1920 et 1930. Gustav Krupp, en dépit de son opposition initiale au parti nazi, lui a fait des dons personnels importants, avant l’élection de 1933, parce qu’il voyait les avantages du nazisme pour l’entreprise. Il avait notamment fondé, avec Martin Bormann, le fonds Adolf Hitler de l’économie allemande (en), don du patronat pour soutenir le NSDAP. » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Alfried_Krupp_von_Bohlen_und_Halbach )

Porsche , Volkswagen… « En 1933, Ferdinand Porsche répond à la demande de Hitler et développe un modèle d’automobile démocratique, qui sera commercialisé en 1938 sous le nom de « Volkswagen », « voiture du peuple ». Elle est connue en France sous le nom de Coccinelle. » (source : https://fr.wikipedia.org/wiki/Porsche )

Dire tout haut ce que toutes et tous pensent tout bas

Ce n’est une insulte pour personne que de dire tout haut le fond de la pensée de la majorité silencieuse. Le fond de la pensée de celles et de ceux qui aiment vivre la France comme un pays de libertés, de ripailles, de cultures populaires, un pays des droits humains, un pays d’abolition des privilèges, un pays de partage des ressources, un pays de construction d’un modèle de société protecteur des plus faibles.

Notre problème majeur est le manque de respect, par les pouvoirs économiques, pour les droits humains, pour la démocratie, pour l’abolition des privilèges, pour le partage des ressources, pour la construction d’un modèle de société protecteur des plus faibles.

Notre problème majeur est la capitulation face aux égoïsmes, aux xénophobies. La capitulation face au dogme majeur des droites et extrêmes-droites : le fantasme que tout irait mieux en donnant toujours plus à ceux qui ont déjà tout et toujours moins à ceux qui n’ont rien.

Les retours en arrière vers plus d’égoïsmes, de violences, de discriminations, plus de replis sur soi, plus de haines, n’ont rien d’une alternative au système actuel mais ne sont que la suite logique des politiques actuelles, ne sont que la poursuite du suicide collectif de l’humanité.

Les apports réels des personnes à l’humanité sont par définition inversement proportionnels à leurs comptes en banque. En effet, le pouvoir d’achat est un droit d’exploitation des ressources et du travail de toutes et de tous. Ainsi, plus on a de pouvoir d’achat, plus on peut prendre aux autres alors que nos revenus dépendent principalement de la loi du marché, de nos capitaux, de la finance et pas du tout de ce que l’on apporte vraiment aux autres… Glorifier la compétitivité n’est que glorifier l’exploitation des hommes, femmes et enfants, et, en dehors de ceci, ça ne sert à rien si ce n’est à nous appauvrir en nous opposant les uns aux autres tout en dilapidant les ressources de toutes et de tous au profit de quelques-uns.

Par sa seule existence, toute personne est une richesse. Ce ne sont jamais les billets de banque qui travaillent. Ce ne sont jamais les capitaux mais seulement les personnes qui transforment les ressources en richesse.  Par le simple fait de vivre, d’avoir des activités, de respirer, nous travaillons! Dans notre économie financiarisée l’utilité des emplois est souvent réduite à une répartition arbitraire des revenus alors qu’il serait bien plus simple, plus démocratique et plus viable économiquement d’attribuer inconditionnellement un revenu de base à toutes et tous. La richesse de l’humanité ne réside pas dans notre asservissement aux capitaux, aux pouvoirs centralisés, à nos papiers d’identités, à nos autorisations administratives de séjour. La richesse de l’humanité est dans les hommes, les femmes et enfants que nous sommes.

Il faut bien peu de réflexion pour croire que le problème, c’est l’autre, celui que, par sa naissance, sa pauvreté, sa religion, sa couleur de peau, la couleur de ses cheveux, son poids, sa taille ou ses opinions politique, j’identifie comme différent de moi.

C’est parfois difficile de s’ouvrir aux autres. L’amour est semé d’embûches, de difficultés, de mises en danger. Et alors ? Serions-nous des lâches baissant les bras aux moindres difficultés ? Des enfants qui se recroquevilleraient sur eux-même, entres-eux, préférant faire peur en montrant les crocs plutôt que d’esquisser des sourires? Il n’y a aucun avenir à préférer précipiter notre perte, à s’enfermer dans nos cauchemars plutôt que de poursuivre nos rêves.

Ce n’est une insulte pour personne que d’affirmer qu’être civilisé c’est apprendre à construire ensemble, toutes et tous ensemble, apprendre à tendre la main, apprendre à ne pas opposer nos différences mais à rechercher nos complémentarités, apprendre à fortifier ce qui nous rassemble.

Alternativement,

François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/

 

Bonheur Intérieur Brut?

C’est une séduisante idée que de calculer un Bonheur Intérieur Brut.

Chaque jour, nos hommes et nos femmes politiques nous jurent qu’ils et elles iront chercher « la croissance avec les dents », nous promettent de gagner 1 ou 2 points de croissance du produit intérieur brut et, au nom de ceci, ils et elles sacrifient tous nos acquis sociaux, tous nos biens communs, ils et elles sacrifient même la nature sans laquelle nous ne pouvons survivre.

Alors, pourquoi pas un Bonheur Intérieur Brut qui prendrait enfin en compte de ce qui nous tient à cœur?

Personnellement, j’ai comme un doute quand je pense à l’idée de mesurer de combien de centimètres nous progressons ou nous nous éloignons du bonheur, de nos rêves. J’ai plutôt tendance à croire que ce pourrait aussi être un moyen de nous faire avaler les pires décisions : « Puisque bla-bla-bla, grâce à l’exploitation des gaz de schiste, nous bla-bla-bla, et comme bla-bla-bla nous augmenterons de 5 centimètres le Bonheur intérieur Brut »…

Mais, surtout, ça ne changerait rien si nous ne changeons pas en profondeur notre économie.

C’est un piège que de débattre sur le P.I.B. en tant qu’indicateur: en tant qu’indicateur, comme tout indicateur, il est insuffisant, tout le monde est d’accord. Mais, le problème n’est pas son utilisation en tant qu’indicateur. Le problème est que notre système économique repose structurellement sur la croissance du P.I.B.

En effet, comme nous basons la création monétaire sur l’emprunt, il est nécessaire qu’il existe, au moment où nous rembourserons, une masse monétaire plus importante que celle qui existait au moment où nous avons emprunté : il faut avoir de quoi payer les intérêts.

Ainsi, structurellement, sans augmentation des sommes empruntées, notre système s’écroule, d’où la nécessité de la croissance du PIB.

Alors l’idée d’un Bonheur Intérieur Brut est séduisante mais ce n’est pas du P.I.B.comme indicateur dont il est vital de se libérer. Il est vital de se libérer de l’obligation structurelle d’augmenter la marchandisation de nos échanges.

Il y a de nombreuses manières de le faire, par exemple, en demandant aux banques centrales de ne plus financer indirectement  les banques privées mais de financer directement les états, ou encore mieux, en demandant aux banques centrales de ne plus équilibrer la masse monétaire en jouant sur les taux directeurs mais en donnant directement à l’ensemble des humains pour lesquels elles gèrent la masse monétaire disponible les sommes nécessaires à cet équilibre…

Bref, que des moyens qui entraînerait la fin de la toute puissance de celles et de ceux, personnes physiques ou morales, qui disposent des plus gros capitaux… D’où une capacité de résistance au changement extrêmement forte de la part des drogués de la « croissance du PIB »…

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu