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Quel avenir la loi « sécurité globale » dessine-t-elle?

Les dirigeant·e·s économiques ou politiques désirent que les fonctionnaires de police, celles et ceux à qui le peuple donne le pouvoir de maintenir la paix, se méfient des images ou vidéos.

Ils les incitent à agir masqué·e·s et à user d’armes susceptibles de provoquer les pires mutilations.

Les pouvoirs politiques et économiques cherchent objectivement à interdire au fonctionnaires d’être fier·e·s de leurs missions et à les éloigner du reste de la population.

Ne vont-ils pas réussir à vider de sens leurs fonctions en les conduisant à ne plus avoir qu’un choix contraire aux valeurs démocratiques : défendre les détenteurs de pouvoirs contre le reste de la population?

François NICOLAS, REZE(44), 18 novembre 2020

Le cadavre sous la neige

Une personne a échappée aux guerriers à qui nous vendons nos armes. Une personne s’est évadée des dictatures qui nous fournissent nos matières premières. Une personne a fuit la misère que nos multinationales imposent dans son pays au nom des accords internationaux de libre échange. Une personne n’est pas morte dans le désert. Une personne n’est pas restée prisonnière d’un camp au Maghreb. Une personne ne s’est pas noyée en Méditerranée.

Nos députées criminalisent cette personne si elle n’a pas d’autorisation administrative de séjour ou d’entrée sur notre territoire.

Sans autorisation administrative, nos policiers lui bloquent l’accès aux frontières, ne lui laissant que le choix de risquer sa vie.

Ainsi, elle affrontera, sans équipement, la haute montage.

http://www.liberation.fr/france/2017/12/17/peut-etre-qu-au-printemps-on-retrouvera-des-corps-sous-la-neige_1617327

Ça ne te révolte pas qu’en notre nom les Alpes puissent se transformer en cimetière?

Les pays riches en devises fortes consomment des matières premières ou des produits manufacturés, extraites ou produits hors de leurs frontières. En effet, via leurs banques centrales et leurs banques, ils équilibrent la masse monétaire avec les richesses échangées : ils sont en mesure de créer l’argent nécessaires à leurs échanges. Ainsi, les apports de population n’entraînent pas de pénurie dans les pays riches. Au contraire, en fortifiant leurs marchés intérieurs et en augmentant la force de travail disponible, les apports de population augmentent les capacités de création monétaire des pays riches en devises, augmentent leur pouvoir sur les autres pays.

Ainsi, il n’y a aucune de réelle justification économique à cet acharnement contre les personnes sans autorisation administrative de séjour.

La militarisation de nos frontières ne se justifie que par le besoin de nos dirigeants politiques ou économiques de nous renfermer sur nous-même, de sorte que nous évitions de remettre en cause ce système qui broie notre humanité, notre raison de vivre, qu’ainsi nous ne contestions pas l’ordre établi, la soumission volontaire à des règles qui, pour répondre au mirage d’une croissance infinie des profits financiers des multinationales et des pouvoirs individuels de quelques individus, détruit toute vie, tout espoir d’avenir.

Ce choix contredit nos aspirations profondes, notre humanité. Alors, pour nous interdire de le remettre en cause, nos gardiennes, qu’elles soient députées, juges ou policières, menacent d’envoyer en prison les françaises qui choisissent d’aider les personnes en difficultés.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/une-de-nos-membres-poursuivie-pour-delit-de-solidarite

Personnellement, je ne rêve pas de cette société inhumaine que le durcissement des frontières construit. Est-ce ton cas ?

Je rêve qu’enfin nous ayons des politiques responsables, des politiques qui ne dresseraient pas les personnes les unes contre les autres, des politiques qui, prenant en compte les changements climatiques, sortiraient progressivement nos pays des compétitions suicidaires et aideraient à la construction d’un monde plus juste, plus désirable, plus durable.

 

Joyeux Noël,

 

François, NICOLAS, REZE(44)

Citoyen policier, réagit!

Citoyen policier, citoyen gendarme,

Tu t’es engagé pour protéger la république, la paix.

La constitution de la république française est parfaitement claire, les pouvoirs qui te sont accordés viennent du peuple: nos représentants politiques, comme toi, tiennent leurs pouvoirs du peuple. Comme nos représentants, ton devoir est de servir et protéger le peuple, les droits de chaque individu, les valeurs de notre république qui s’articulent autour des droits humains. Ton devoir est de protéger celles et ceux qui exercent leur droit d’exprimer leurs opinions, de débattre dans les lieux publics.

Tu t’es engagé pour que grâce à toi, à ton dévouement, nous restions en démocratie.

A toi d’agir, à toi de stopper celles et ceux qui, même à tes cotés, face au stress, aux insultes et aux violences, en oublient leurs devoirs et, insidieusement, transforment la nature de notre régime politique.

Il est facile, trop facile, de s’en prendre aux dirigeants politiques. Ceux-là ne tiennent pas la matraque, ceux-là ne gazent pas, n’emprisonnent pas et, n’obligent personne à le faire. Il n’y a pas d’ordre légal de « taper », de « se lâcher », ce ne sont là que des interprétations illégales, dirigées par la peur.

En toutes occasion tu gardes tes responsabilités, ton libre-arbitre, ton choix, ta volonté de protéger le peuple, la république, même contre celles et ceux qui oublient qu’ils ou elles portent un uniforme, qui oublient qu’ils ou elles n’ont de pouvoir que pour protéger, pas pour user de manière disproportionné de violences aux personnes.

La démocratie c’est aussi toi, ton dévouement, ton sang froid, ta probité. Elle ne survivra pas si tu l’oublies.

Servir.

François NICOLAS, REZE(44)