Archives du mot-clé terrorisme

Le cadavre sous la neige

Une personne a échappée aux guerriers à qui nous vendons nos armes. Une personne s’est évadée des dictatures qui nous fournissent nos matières premières. Une personne a fuit la misère que nos multinationales imposent dans son pays au nom des accords internationaux de libre échange. Une personne n’est pas morte dans le désert. Une personne n’est pas restée prisonnière d’un camp au Maghreb. Une personne ne s’est pas noyée en Méditerranée.

Nos députées criminalisent cette personne si elle n’a pas d’autorisation administrative de séjour ou d’entrée sur notre territoire.

Sans autorisation administrative, nos policiers lui bloquent l’accès aux frontières, ne lui laissant que le choix de risquer sa vie.

Ainsi, elle affrontera, sans équipement, la haute montage.

http://www.liberation.fr/france/2017/12/17/peut-etre-qu-au-printemps-on-retrouvera-des-corps-sous-la-neige_1617327

Ça ne te révolte pas qu’en notre nom les Alpes puissent se transformer en cimetière?

Les pays riches en devises fortes consomment des matières premières ou des produits manufacturés, extraites ou produits hors de leurs frontières. En effet, via leurs banques centrales et leurs banques, ils équilibrent la masse monétaire avec les richesses échangées : ils sont en mesure de créer l’argent nécessaires à leurs échanges. Ainsi, les apports de population n’entraînent pas de pénurie dans les pays riches. Au contraire, en fortifiant leurs marchés intérieurs et en augmentant la force de travail disponible, les apports de population augmentent les capacités de création monétaire des pays riches en devises, augmentent leur pouvoir sur les autres pays.

Ainsi, il n’y a aucune de réelle justification économique à cet acharnement contre les personnes sans autorisation administrative de séjour.

La militarisation de nos frontières ne se justifie que par le besoin de nos dirigeants politiques ou économiques de nous renfermer sur nous-même, de sorte que nous évitions de remettre en cause ce système qui broie notre humanité, notre raison de vivre, qu’ainsi nous ne contestions pas l’ordre établi, la soumission volontaire à des règles qui, pour répondre au mirage d’une croissance infinie des profits financiers des multinationales et des pouvoirs individuels de quelques individus, détruit toute vie, tout espoir d’avenir.

Ce choix contredit nos aspirations profondes, notre humanité. Alors, pour nous interdire de le remettre en cause, nos gardiennes, qu’elles soient députées, juges ou policières, menacent d’envoyer en prison les françaises qui choisissent d’aider les personnes en difficultés.

https://www.amnesty.fr/refugies-et-migrants/actualites/une-de-nos-membres-poursuivie-pour-delit-de-solidarite

Personnellement, je ne rêve pas de cette société inhumaine que le durcissement des frontières construit. Est-ce ton cas ?

Je rêve qu’enfin nous ayons des politiques responsables, des politiques qui ne dresseraient pas les personnes les unes contre les autres, des politiques qui, prenant en compte les changements climatiques, sortiraient progressivement nos pays des compétitions suicidaires et aideraient à la construction d’un monde plus juste, plus désirable, plus durable.

 

Joyeux Noël,

 

François, NICOLAS, REZE(44)

Lorient 2016, revivre les journées d’été des écologistes

Accès directs aux vidéos

Quelques extraits
Pour un revenu de base inconditionnel
En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs
Redonner du sens à la vie de toutes et de tous
Penser avant d'agir
EELV à la pointe de l'innovation
Toutes les plénières
Ouverture des journées d’été des écologistes
Réinventons-nous!
Année noire pour la défense des droits humains?
Pour une autre loi travail!
Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?
Clôture des journées d'été des écologistes
Quelques ateliers
La transition écologique dans les territoires ruraux
Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?
Politiques environnementales : bilan et propositions
Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?
Les rassemblements aux régionales... et après ?
Changer l’économie pour transformer les territoire
Le droit de l’environnement

Descriptions

Quelques extraits

Pour un revenu de base inconditionnel

Qu’est-ce qu’un revenu de base inconditionnel? Y-a-t-il eu une expérimentation passée à retenir? Puisqu’en redonnant aux salarié-e-s la possibilité de négocier leurs conditions et horaires de travail, en sécurisant les parcours professionnels des agriculteurs, des artisans, des petit entrepreneurs ou des travailleurs indépendant, un revenu de base inconditionnel élevé incite à travailler, n’y-a-t-il pas un risque de croissance trop forte?…  Quelques débuts de réponses par François Nicolas durant la plénière organisée par les jeunes écolos.

En finir avec les politiques qui détruisent nos avenirs

Détricoter les fantasmes économiques dominants pour proposer des mesures adaptées à la survie de l’humanité. Une intervention d’Yves Cochet pour la décroissance du PIB.

Redonner du sens à la vie de toutes et de tous

Mobilisation citoyenne, travail permanent au niveau européen, un nouveau monde est en marche qui nécessite l’implication de toutes et de tous et ne réussira que si la politique sait s’effacer et faciliter. Une intervention de Yannick Jadot durant l’écolocamp, la veille des journées d’été des écologistes.

Penser avant d’agir

Par l’évocation de son utilisation des outils numériques, Cécile Duflot nous invite à maîtriser les nouvelles technologie sans en devenir les esclaves.

EELV à la pointe de l’innovation

Le bureau exécutif d’Europe Écologie – Les Verts, avec David Corman, Julien Bayou,  Sandra Regol et Marine Tondelier, dévoile notre future stratégie numérique.

Toutes les plénières (extraits du programme officiel)

Ouverture des journées d’été des écologistes
PLéNièRE AGRICULTURE

Vers une agriculture des solutions : alimentation, biodiversité, climat

Animée par René Louail, paysan. Avec Brigitte Allain, députée de Dordogne ; Michelle Rivet, agricultrice, conseillère régionale du Centre ; Gilles Luneau, journaliste ; Gérard Choplin, expert européen (Bruxelles).

Réinventons-nous !

Occupy, Indignados, Nuit debout, le Mouvement des Parapluies à Hong-Kong, le Mouvement Tournesol des Étudiants à Taïwan. Partout, des initiatives citoyennes émergent et remettent au centre du jeu une question fondamentale : la démocratie comme projet. Initiatives qui nous amènent à nous interroger sur le devenir des partis politiques traditionnels, leurs projets, leurs pratiques. Partout, l’écologie des alternatives gagne les consciences, progresse sous les radars, ce qui doit nous amener à nous interroger sur comment lui offrir un débouché qui fasse fi des lobbies, rentes et conservatismes. Comment réinventer le mouvement de l’écologie politique en France et en Europe ? Quelles leçons tirer des divers mouvements qui ont éclos à travers l’Europe et le monde ? En démontrant notre capacité à faire de la politique autrement, en s’ouvrant aux initiatives diverses issues de la société civile, en nous réinventant collectivement. Cette plénière sera l’occasion de faire un retour d’expérience, de débattre de cette soif de démocratie et des formes multiples que celle-ci prend aujourd’hui dans nos sociétés.

Animée par Aurélie Brochard et Julien Bayou, membres du Bureau exécutif d’EÉLV et référent.es “réinvention”. Avec Audrey Tang, programmeuse taïwanaise de logiciels libres ; Caroline de Haas, militante féministe et politique, initiatrice de la pétition “Loi travail : non merci !”  ; Gaël Brustier, polito­logue, conseiller politique ; Julie de Pimodan, reporter, fondatrice de Fluicity Bluffe.

Droits des étrangers, rétention des mineurs, crise des réfugiés, déchéance de nationalité : année noire pour la défense des droits humains ?

L’année qui vient de s’écouler restera marquée par les attentats qui ont ensanglanté Paris puis Bruxelles, Bagdad, Istanbul, Beyrouth, Bamako, Tunis, Tel-Aviv… et déstabilisé le monde entier. Elle restera celle d’une crise migratoire sans précédent, la guerre civile syrienne et l’aggravation du conflit en Lybie ayant jeté sur les mers et sur les routes des millions de personnes tentant de gagner l’Europe dans des conditions dramatiques. Le Parlement a été amené à se prononcer sur des réformes attendues depuis longtemps par la gauche, au premier rang desquelles la réforme du droit des étrangers et celle du droit d’asile. On peut s’interroger sur les conséquences du contexte international sur ces lois qui ont été très loin de répondre aux attentes des défenseurs des droits fondamentaux. D’autres réformes étaient, quant à elles, beaucoup moins attendues. Constitutionnalisation de la déchéance de nationalité, textes toujours plus sécuritaires, sacrifice des libertés individuelles, tout ce qui pouvait être considéré comme le socle des valeurs de gauche a volé en éclat. Dans ce contexte et après des mois passés sous le régime de l’état d’urgence, que reste-t-il de la défense des droits humains ? Peut-on parler d’une année noire en la matière ? À la veille d’une année d’élections majeures pour notre pays, il est nécessaire d’en dresser un bilan précis et rigoureux.

Animée par Esther Benbassa, sénatrice du Val-de-Marne. Avec Cécile Coudriou, vice-présidente d’Amnesty International France ; Damien Carême, maire de Grande-Synthe; François Gemenne, chercheur à l’université de Liège et à l’Université de Versailles Saint-Quentin-en-Yvelines (UVSQ), auteur de l’Atlas des migrations environnementales; Françoise Dumont, présidente de la Ligue des droits de l’homme; Antoine Comte, avocat.

Pour une autre loi travail!

La loi El Khomri de réforme du Code du travail contient de nombreuses atteintes aux droits des salarié.es, renverse la « hiérarchie des normes » et instaure un code du travail, non pas simplifié, mais dangereusement libéralisé. Après de multiples mobilisations, une loi travail du passé a été adoptée par 49.3 le 20 juillet 2016. Pourquoi continuer sur un modèle qui a fait les preuves de son inefficacité ? Nous pensons qu’une autre vision du travail est possible, mais qu’elle est surtout souhaitable ! Notre loi travail permettrait à tou.tes de s’émanciper du salariat avec un revenu de base et une réduction du temps de travail. Notre loi travail prendrait sérieusement en compte les questions de formations, d’égalité et des diverses discriminations. Notre loi travail défendrait totalement un autre modèle social.
Alors, le temps d’une plénière et au-delà, nous développerons notre loi travail et laisserons les vieilles recettes au passé.

Animée par Oriane Pigache et Benjamin Kaufman, des Jeunes écologistes. Avec Pouria Amirshahi, député et ancien président de l’UNEF ; David Cormand, secrétaire national d’EéLV ; Karima Delli, eurodéputée et membre de la Commission emploi et affaires sociales ; Jean Desessard, sénateur et membre de la Commission des affaires sociales ; Pierre Laurent, sénateur et secrétaire national du Parti communiste français ; François Nicolas, du Mouvement français pour un revenu de base; un.e membre de la coopérative d’entrepreneures rennaise Oxalis ; Barbara Romagnan, députée PS frondeuse ; Eva Sas, députée EéLV vice-présidente de la Commission des finances ; Claire Serre-Combe, porte-parole d’Osez Le Féminisme.

Après le Brexit, quel futur pour l’Europe ?

Le Brexit rend indispensable le sursaut de l’Union européenne et de ses états-membres : le
projet européen n’a plus l’adhésion des peuples. Crise des dettes européennes, flux massif de réfugié.es, montée des nationalismes et des extrémismes… Les chocs se multiplient et pourraient bien enterrer le projet européen de paix et d’union dans la diversité. Pour les écologistes, l’Union européenne reste la voie pour faire face aux défis du XXI e  siècle : celui d’une démocratie accrue face aux pouvoirs financiers transnationaux, celui de la protection des ressources naturelles et du climat, celui du vivre ensemble et de la paix. Une refondation profonde est nécessaire, à laquelle le couple franco-allemand doit contribuer.

Organisée en partenariat avec la Fondation Heinrich Böll. Animée par Guillaume Duval, d’Alter­natives économiques. Avec Reinhard Butikofer, eurodéputé allemand, porte-parole du Parti Vert européen (PVE) ; Florent Marcellesi, eurodéputé espagnol ; Eva Joly, eurodéputée française ; Nathalie Benett, leader des Verts d’Angleterre et du Pays de Galles.

Clôture des journées d’été des écologistes

Le projet écologiste confronté aux enjeux de 2017

2017 sera une année électorale chargée. Entre l’élection présidentielle, les législatives et les sénatoriales, les écologistes auront l’occasion de défendre leur projet porteur de solutions pour notre pays et pour l’Europe. Alors que ces Journées d’été ont été l’occasion d’approfondir de nombreux champs de réflexion, il s’agit dans cette plénière de s’arrêter sur deux problématiques incontournables, et sur lesquelles les écologistes défendent une approche et des orientations différentes de celles proposées aujourd’hui par une majorité de la classe politique, en panne d’idées neuves.

Première table ronde, faire sans la croissance : face à la finitude de nos ressources, aux défis climatiques et sociaux, nous savons que la croissance est un mirage. Mais entre greenwashing, new deal vert et décroissance, quels sont les fondements d’une société post-croissance ? Une prospérité sans croissance est-elle possible ? À quelles conditions ? Animée par Sandra Regol. Avec Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives
économiques ; Yannick Jadot, eurodéputé.

Deuxième table ronde, faire face au terrorisme: depuis plusieurs mois, la France est malmenée par une série d’attentats qui fragilisent notre pacte social. Face à cette situation, la classe politique française ne cesse de surenchérir dans le “tout sécuritaire”, au détriment de l’analyse et des fondements de la démocratie. Comment appréhender le terrorisme et ses causes ? Comment faire face aux besoins légitimes de sécurité tout en évitant les simplifications “politiciennes” ? Animée par Alain Coulombel. Avec Marie Cousein, psychanalyste ; Cécile Duflot, députée de Paris ; Geoffroy de Lagasnerie, sociologue ; Raphaël Liogier, sociologue et philosophe.

Quelques ateliers (extraits du programme officiel)

La transition écologique dans les territoires ruraux

La transition écologique dans une France périphérique sacrifiée semble la solution la plus enthousiasmante. Quelles sont les stratégies les plus efficaces pour susciter une résilience rurale : par le haut et/ou par le bas.

Animé par Corinne Desfosses, référente ruralité de la Commission agriculture. Avec Ronan
Dantec, sénateur de Loire-Atlantique ; Julien Durand, porte-parole de l’ACIPA ; Yvette Clément, maire du village de Tremargat, ; Michel Briand, représentant du programme Domino ; Patrick et Brigitte Baronnet, de La Maison Autonome – écohameau du Ruisseau.

Post-croissance, décroissance, quelle société pour demain?

Entre ressources limitées, ou que l’on devrait s’interdire, et les expériences en cours telles les territoires en transition, l’économie de la fonctionnalité et de la coopération ou les différentes initiatives locales, quelle société est possible et acceptable par nos concitoyen.nes pour demain ?

Avec Sébastien Boucq, ingénieur-géographe spécialisé industrie et aménagement durable du territoire ; Yves Cochet, président de l’Institut Momentum ; Christelle de Crémiers, enseignante en Master 2 d’ingénierie financière.

Politiques environnementales : bilan et propositions

Cet atelier vise à faire dans un premier temps le bilan des politiques environnementales des cinq années qui viennent de s’écouler. La deuxième partie sera consacrée à la perspective d’un bing-bang fiscal en faveur de l’envi­ronnement.

Avec Jean-François Julliard, directeur de Greenpeace France ; Yves Verilhac, directeur France de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO). Matthieu Glachant, directeur du Centre d’économie industrielle et professeur à MINES ParisTech, présentera le fruit de ses travaux avant de participer à un échange avec la salle.

Harcèlement : pourquoi? Comme l’éviter?

Pourquoi des cas de harcèlement et d’agressions peuvent perdurer durant longtemps au sein des organisations ? Qu’est ce que le harcèlement, qu’est ce qu’une agression ? Comment l’institution peut-elle agir et réagir en pareil cas ? Comment éviter que cela ne se produise : une responsabilité collective.

Avec Elen Debost, Annie Lahmer, Sandrine Rousseau, Florence Pelissier, Vanessa Jérome, Caroline De Haas.

Les rassemblements aux régionales… et après ?

Dans quatre grandes régions, les écologistes ont présenté des listes de rassemblements à la gauche du PS aux Régionales. Aujourd’hui, certains sont dans une majorité (LRMP), d’autres dans l’opposition (AURA) et d’autres ne sont pas représentés (PACA, NPDCP). Un an après, que reste-t-il de ces rassemblements ? Quel bilan en tirent les anciennes têtes de liste écolos?

Animé par Fanny Dubot. Avec Jean-Charles Kohlhaas, tête de liste en Auvergne-Rhône-Alpes; Sandrine Rousseau, tête de liste en NPDCP ; Jean-Laurent Felizia, de PACA ; un.e représentant.e de la liste Nouveau Monde, LRMP.

Changer l’économie pour transformer les territoire

Relocalisation, collectivités anti-TAFTA, économie sociale et solidaire, circulaire, collaborative… les territoires se réapproprient leur devenir en s’appuyant sur les nouvelles économies et la résistance à l’économie mondialisée. Ces nouvelles économies sont aussi un outil pour réinventer les relations entre territoires, entre les villes et les campagnes.

Animé par Antoinette Guhl, adjointe à la maire de Paris en charge de l’économie sociale, solidaire et circulaire. Avec Ludovic Lamant, journaliste à Mediapart; Éric Piolle, maire de Grenoble; Sven Siegold, eurodéputé.

Le droit de l’environnement

L’environnement a bon dos. Frein à l’innovation, à la création d’emplois, à la croissance; mais aussi source de croissance pour les entreprises qui savent se réapproprier le discours environnemental et anticiper les changements des habitudes. Tour de vue des enjeux : des atteintes environnementales internationales aux luttes locales en passant par le socle juridique national ou les services publics du XXI e  siècle.

Animé par Marie Toussaint, membre du Bureau exécutif d’EÉLV. Avec Samanta Novella, de NatureRights ; Jacques Boutault, maire du II e arr. de Paris ; Marine Calmet, de Notre affaire à tous.

"Nous vivons sur un monde fini.
Ce qu'on prend en trop,
les autres ne l'ont pas."
François NICOLAS, REZE(44)
www.mingata.eu

#PokémonGo the #Syrian version.

L’actualité des forces révolutionnaires syriennes:
https://rfsmediaoffice.com/en/category/news/

 

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           SYRIA

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         SAVE ME

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Il y a eu les printemps arabes, cette vague de manifestations pacifiques qui ont secoué certaines dictatures. En Syrie, les dirigeants économiques et politiques se sont défendus par les armes contre ces adolescent-e-s, ces citoyen-ne-s qui, par leur seules revendications pacifiques, menaçaient la manne financière que représente l’asservissement de tout un peuple. Les opposant-e-s ont été massivement arrêté-e-s, torturé-e-s, tué-e-s.

Ça n’a pas suffit, le peuple a fini par s’armer contre sa propre police et sa propre armée qui le massacrait. La dictature n’allait pas pouvoir tenir.

Sauf que… Sauf que ça n’arrangeait ni les autres dictatures, ni les dirigeant-e-s économiques qui, grâce à ces autres dictatures, s’approvisionnent en matières premières et énergies fossiles et craignent avant toutes autres choses l’émergence de démocraties qui risqueraient de ne plus vouloir se laisser piller.

Du coup, l’auto-proclamé État Islamique, cet ennemi des peuples, cet allié temporaire de tous les régimes autoritaires et de tous les dirigeants économiques qui trouvent en celui-ci l’excuse idéale pour consolider leurs combats contre la liberté, l’égalité et la fraternité, du coup, disais-je, l’État Islamique est entré dans cette guerre civile et le peuple syrien s’est retrouvé pris en enclume entre l’armée de la dictature en place et l’armée de la dictature islamique en devenir.

Aujourd’hui, l’État Islamique est en perte de vitesse et les dirigeants syriens, avec l’aide de l’armée russe, profitent de l’affaiblissement des forces révolutionnaires syrienne, usées par cette guerre contre l’auto-proclamé État Islamique, pour, de bombardement en sièges, d’emprisonnement en exécutions sommaires, amplifier le massacre de ces femmes, hommes et enfants qui chérissent l’idée de vivre libres.

Aujourd’hui, les révolutionnaires de Syrie nous appelle à l’aide. Loin des « objectifs atteints » et « dommage collatéraux » il nous donne à voir ces enfants pour qui ils se battent, celles et ceux qui meurent sous les bombes ou d’être affamé-e-s par l’armée de leur propre pays et vont continuer de mourir si nous continuons à leur fermer la porte.

Alors que la France était bien moins riche, nous nous sommes mobilisés en faveur des réfugiés du Viet-Nam,  mobilisons-nous pour les réfugiés Syrien, ne les laissons plus mourir à notre porte.

François NICOLAS, REZE(44)
www.mingata.eu

Comprendre les enjeux et dangers de l’état d’urgence

En quatre vidéos, l’intégralité d’un débat organisé par le collectif nantais sortir de l’état d’urgence (observatoirelibertesnantes@rezocitoyen.­net) avec, après une introduction par Anne BOUILLON, les interventions Serge PORTELLI et Henri LECLERC.
(Vidéos: François NICOLAS, REZE(44), http://mingata.eu/)


Introduction par Anne BOUILLON:


Intervention de Serge PORTELLI:


Intervention de Henri LECLERC:


L’intégralité du débat:


Signez la pétition : « pour nous, c’est définitivement non! »
http://www.nousnecederonspas.org/
Non au projet de déchéance de la nationalité, non à une démocratie sous état d’urgence, non à une réforme constitutionnelle imposée sans débat, en exploitant l’effroi légitime suscité par les attentats.
Nous n’acceptons pas la gouvernance de la peur, celle qui n’offre aucune sécurité mais qui assurément permet de violer nos principes les plus essentiels.
Notre rejet est absolu. Nous appelons tous ceux et celles qui partagent une autre idée de la France à le manifester.


 

Nous ne céderons pas !

Ceux qui, au nom de Daech, ont fait subir à Paris et à Saint-Denis un moment d’inhumanité absolue ne nous feront pas céder. Rien ne peut justifier ces assassinats, ici ou ailleurs. Chacune des victimes vit en nous parce que nous appartenons à la même humanité. Notre solidarité à leur égard et à l’égard de leurs familles est totale. Ce crime est immense mais c’est en continuant à vivre librement et fraternellement que notre réponse sera à la hauteur.

Nous ne sommes pas naïfs : nous savons que ces actes de terrorisme appellent des réponses à la mesure du danger qu’ils représentent. Comme nous savons que le rôle des forces de l’ordre et de la justice est essentiel pour protéger nos libertés. Mais cela ne doit pas nous empêcher de réfléchir aux réponses que notre société doit apporter à ces actes et à celles déjà mises en œuvre.

C’est la démocratie qui est mise à mal quand le Parlement est appelé à délibérer d’un jour à l’autre, sous la pression de l’émotion et les assauts de démagogie de responsables politiques qui cultivent la peur.

Après la prorogation de l’état d’urgence et l’extension des pouvoirs de police, d’autres mesures sont encore annoncées par le président de la République.

Il nous paraît essentiel de rappeler que rien ne doit nous faire sortir de l’Etat de droit et nous priver de nos libertés. L’état d’urgence ne peut devenir un état permanent et les conditions de sa mise en œuvre ne sauraient entraver la démocratie sociale, l’exercice de la citoyenneté et le débat public.

Depuis 1986, les lois accordant plus de pouvoirs aux forces de l’ordre, organisant une justice d’exception et restreignant nos libertés, au prétexte de lutter contre le terrorisme, s’empilent. L’adoption d’autres dispositifs législatifs, y compris d’ordre constitutionnel, exige de poser la question de leur efficacité et de l’atteinte supplémentaire aux libertés qu’ils constituent. Avant de modifier la loi et de conférer à l’Etat des pouvoirs accrus, il faut que celui-ci s’interroge sur ce qui n’a pas permis d’éviter une telle abomination. La réponse des autorités se veut martiale, elle n’est pas une assurance de sécurité et ne garantit en rien le respect de nos libertés.

Vouloir priver de leur nationalité jusqu’aux personnes nées françaises, c’est délivrer une nouvelle fois le message d’une France divisée. Le silence du président de la République, lors de la réunion du Parlement, sur l’indispensable engagement de l’Etat en faveur de l’égalité des droits, de la justice sociale, sur le développement des services publics, contre toutes les discriminations et contre toutes les manifestations de racisme accroît dramatiquement le sentiment d’exclusion que vit toute une partie de notre peuple. Il donne ainsi un peu plus corps à la stigmatisation croissante qui s’exerce mettant en péril notre volonté de vivre ensemble.

Nous voulons que ces dramatiques événements soient, au contraire, l’occasion de construire un autre chemin que celui qui nous est proposé. Un chemin qui refuse de désigner des boucs émissaires et qui refuse que la France soit en guerre contre elle-même. Un chemin qui donne à la paix et à l’égalité des droits toute leur place et qui s’engage en faveur d’une France solidaire, ouverte à l’autre, accueillante, libre et fraternelle.

Pour nos libertés, pour une société où la fraternité a toute sa place, nous ne céderons pas à la peur dans laquelle veulent nous faire vivre ceux et celles qui font de la mort leur raison de vivre.

Nous appelons les femmes et les hommes de ce pays à rester solidaires et à lutter contre toute forme de racisme. Nous appelons aussi à la défense des libertés car nous ferons prévaloir en toutes circonstances notre liberté d’information, d’expression, de manifestation et de réunion. Nos organisations construiront, partout en France, ces lieux qui nous permettront de débattre et nous exercerons une vigilance permanente afin que nos droits et libertés soient préservés et que nul ne soit victime de discriminations.

 

Paris, le 25 novembre 2015

 

Premiers signataires :

AC ! Agir ensemble contre le chômage !, AFD International, Agir pour le changement démocratique en Algérie (Acda), Alofa Tuvalu, Altertour, L’Appel des appels, Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (Acort), Association Avocats pour la défense des droits des détenus, Association démocratique des Tunisiens en France (ADTF), Association française des juristes démocrates (AFJD), Association France Palestine solidarité (AFPS), Association générale des étudiants de Paris-Sorbonne (Ageps), Association Grèce France Résistance, Association interculturelle de production, de documentation et de diffusion audiovisuelles (AIDDA), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale d’assistance aux frontières pour les étrangers (Anafé), Association nationale des pieds-noirs progressistes et leurs amis (ANPNPA), Association pour la reconnaissance des droits et libertés aux femmes musulmanes (ARDLFM), Association des travailleurs maghrébins de France (ATMF), Association des Tunisiens en France (ATF), Association des universitaires pour le respect du droit international en Palestine (Aurdip),  Attac, Cadac, Cedetim, Centre islamique Philippe Grenier (CIPG), Centre de recherche et d’information pour le développement (Crid), CISPM/ Maroc, Collectif 3C, Collectif des 39,Collectif des associations citoyennes, Collectif CGT Insertion-Probation (UGFF-CGT), Collectif La Chapelle debout !, Collectif contre l’islamophobie en France (CCIF), Collectif des féministes pour l’égalité (CFPE),  Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP),Collectif Memorial 98, Collectif des musulmans de France (CMF), Collectif national pour les droits des femmes (CNDF), Collectif national des Faucheurs volontaires, Collectif Ouiouioui, Collectif Stop le contrôle au faciès, Comité pour le développement et le patrimoine (CDP), Comité pour le respect des libertés et des droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Commission islam et laïcité, Confédération syndicale des familles (CSF), Confédération générale du travail (CGT), CGT-Finances publiques, Conseil national des associations familiales laïques (Cnafal), Confédération nationale du logement (CNL), Confédération paysanne, Conseil des Migrants  Subsahariens au Maroc, Conseil national des arts vivants (Synavi), Coordination de l’action non-violente de l’Arche (Canva), Coordination contre le racisme  et l’islamophobie (CRI), Coordination nationale Pas sans nous, Droits devant !, Droit au logement (Dal), Droit solidarité, Emancipation Tendance intersyndicale, Emmaüs France, Emmaüs International, Espace Marx, Fédération des associations des travailleurs et des jeunes (DIDF-France), Fédération des CRICs, Fédération française des motards en colère (FFMC), Fédération internationale des Ligues des droits de l’Homme (FIDH), Fédération nationale de la Libre pensée, Fédération des Tunisiens citoyens des deux rives (FTCR), Femmes Solidaires, Filles et fils de la République (FFR), Fédération syndicale unitaire (FSU), Fondation Copernic, Fondation sciences citoyennes, Genepi, Génération libre, Ipam, Jinov International, La Cimade, La Ligue de l’enseignement, La Quadrature du Net, Le Gisti, Le Mouvement de la paix, Les Amis de la terre France, Les Amoureux au ban public, Les Céméa, Liberpensula Frakcio de Sat, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Maison des potes, Mamans toutes égales (MTE), Marche des femmes pour la dignité (Mafed), Médecins du monde, Minga-agir ensemble pour une économie équitable, Mouvement pour une alternative non-violente (Man), Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (Mrap), Négajoule!, Observatoire citoyen du CRA de Palaiseau, Observatoire international des prisons (OIP) – section française, Organisation de femmes égalité, Osez le féminisme !, Participation et spiritualité musulmanes (PSM), Planning familial, Pôle de renaissance communiste en France (PRCF), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RaidH), Réseau éducation sans frontières (RESF), Réseau euromaghrébin culture et citoyenneté (REMCC), Réseau Euromed France (REF), Réseau Immigration Développement Démocratie (IDD),SNJ-CGT, SNPES-PJJ/FSU, Snuclias-FSU, SNUEP-FSU, SNUITAM-FSU, Solidarité laïque, Sud Intérieur, SUPAP-FSU, Survie, Syndicat des avocats de France (Saf), Syndicat français des artistes interprètes (SFA), Syndicat de la Médecine Générale, Syndicat national des arts vivants (Synavi), Syndicat national des journalistes (SNJ), Unef, Une Autre voix juive (UAVJ), Union juive française pour la paix (UJFP), Union nationale lycéenne (UNL), Union rationaliste, Union des travailleurs immigrés tunisiens (Utit), Union syndicale de la psychiatrie (USP), Union syndicale Solidaires.

Associations locales et autres :

AC ! Trégor, Asti 93, Clamart-Citoyenne,Collectif 07 stop au gaz et huile de schiste, Collectif BDS Saint-Etienne, Collectif D’ailleurs nous sommes d’ici Tours 37, Collectif Justice & Libertés (Strasbourg), Collectif lyonnais jamais déchue, Collectif Maquis de Corrèze, Collectif Romeurope 94, Collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo, Espace franco-algérien, Faucheurs volontaires de la Loire, Halte OGM 07, la revue Inprecor, le journal Regards, Réseaux citoyens Saint-Etienne, Revue Mouvements, Vigilance OGM 18.

 

Appel unitaire signé par 127 associations et 19 syndicats.

#COP21 – Une démobilisation serait-elle responsable?

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Serait-il responsable de renoncer à

vivre libre dans le respect de l’avenir?

Partout en France, les mobilisations de personnes non résignées ce sont multipliées.

Illustration à Nantes ce samedi :

J’ai pu lire deux types de remises en cause de ces mobilisations. Les extraits ci-dessous les résument :

– « je trouve cela assez irresponsable. Même si sur le fond je soutiens le propos »

– « ok ça fout les boules mais une manif ne fait pas vivre des gens (économiquement parlant)alors que des touristes ou autres si. »

Est-ce irresponsable que de lutter pour qu’enfin l’avenir de l’humanité sur Terre ne soient plus une variable d’ajustement des profits financiers ?
Si, du fait de l’état d’urgence, il n’est plus possible de se regrouper en France, mais alors pourquoi continuer à autoriser les compétitions sportives, les concerts ou les foires commerciales et interdire les regroupements politiques alors que ceux-ci ont toujours concernés moins de personnes? Est-ce parce qu’au mépris des valeurs fondamentales de la république française, la liberté d’expression serait moins importante que la liberté d’applaudir une équipe sportive ou de consommer? Les libertés individuelles et collectives seraient-elle devenues moins importantes que le plaisir de se faire manipuler par les propagandes commerciales ? Tous ce qu’il nous resterait du « vivre ensemble » se résumerait au plaisir de soutenir une équipe de foot pour qu’elle écrase une autre équipe de foot ? L’irresponsabilité n’est-elle pas du coté de celles et de ceux qui considèrent que « le pain et le jeu » sont plus importants que les libertés?
Est-il responsable de considérer que nos libertés sont acquises, qu’on peut les bafouer et qu’il n’est pas nécessaire d’exprimer notre attachement à celles-ci ?
N’est-il pas incongru que puisqu’un petit groupe de criminels (nous sommes 7 milliards, ces criminels représentent quoi?) veut, par le sang, fragiliser nos démocraties, nous décidions de détruire nos libertés avant qu’ils n’y parviennent ? L’irresponsabilité n’est-elle du coté de la masse silencieuse qui de tous temps, en tous pays, accepte tout et n’importe-quoi ?

N’est-il pas évident que notre empressement à détruire nous-même nos libertés, à mépriser nos libertés d’expressions pour mieux favoriser le pain et les jeux est le signe d’autre chose ? N’est-ce pas le signe que nous avons toutes et tous conscience que les crises causées par nos égoïsmes et nos sur-consommations nous offrent deux choix contradictoires:

  • une poursuite de l’augmentation des inégalités, des replis sur soi, des guerres économiques et classiques, en somme un suicide collectif, dans la haine et le malheur,
  • ou un changement de modèle économique pour la construction d’un monde plus juste, plus humain, d’un monde où il fait bon vivre, un monde que, de la révolution à la déclaration universelle des droits de l’homme, le peuple français a commencé à construire?

La guerre, la limitation des libertés, la xénophobie, les nationalismes, sont du coté des terroristes, des criminels, des exploiteurs.

Pour construire un monde où il fera bon vivre, pour lutter efficacement contre les terrorismes, qu’ils soient capitalistes, politiques, nationalistes ou religieux, il nous faut, avant toutes autres choses, beaucoup, beaucoup, beaucoup, beaucoup d’amour.

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu/

 

PS: Si tU n’As Pas cOMprIs PourQuoi Tu DevRAis tE MobIliser, reGardE Ce court DocUmentaiRe:

Socialiste?

Validation du principe de surveillance généralisée de toutes et de tous sans autorisation préalable par la justice?

Augmentation des possibilités de travailler le dimanche sans forte contre-partie?

Diminution des emplois dans la fonction publique donc diminution des productions de richesses au bénéfice de toutes et de tous?

Exonération de cotisations sociales donc augmentation de l’individualisme et diminution du « vivre ensemble »?

Grenade dans le dos d’un manifestant en dehors de toute légitime défense?

Diminution de la protection des salariés, pour dévaloriser le travail?

Mandat aux négociateurs du traité transatlantique de placer la libre concurrence internationale au-dessus des lois protégeant l’environnement?

Viser la tête de personnes qui ne devraient pas se plaindre de perdre un œil puisqu’elles osent manifester?

Poursuite de la production massive de déchets nucléaires?

Programmation de diminution du personnel dans les hôpitaux?

Gaz lacrymogènes en direction de journalistes?

Pas de diminution du temps de travail légal proportionnellement des gains de productivité?

Socialiste?

 

François NICOLAS, REZE(44)
www.mingata.eu

Nous construirons la paix

Depuis la fin du siècle dernier, les pouvoirs politiques ont baissé les bras face à la barbarie des marchés financiers. Les états n’assument pas convenablement leur rôle de répartition des richesses créés par toutes et tous. Nous ne pensons pas en termes de bien être, d’enrichissement humain, culturel ou scientifique mais en termes de compétitivité, de profits financiers et d’innovations technologiques. Ces moyens ne sont plus à notre service, ils sont devenus des objectifs puérils qui détruisent nos avenirs.

Les compétitions, les spéculations et les nouveautés techniques ont peut-être été des moyens efficaces mais, ce n’est plus le cas. La surconsommation des ressources naturelles réduit la compétitivité à des compétitions fratricides. Le partage des richesses produites, l’efficacité et l’émulation sont devenues anecdotiques face aux égoïsmes, aux gaspillages et aux concurrences destructrices. L’augmentation des inégalités financières a transformé les spéculations en spoliations. Le financement des activités  économiques est grandement freiné par la gloutonnerie des possédants de capitaux. Nos économies ne cherchent plus à répondre aux besoins mais à perpétuellement créer des frustrations. Les innovations technologiques transforment et dirigent nos avenirs sans objectifs humains, sans réponse à nos besoins, sans considération pour nos avenirs.

Faces à ces errements, nous nous déshumanisons. Nous nous réfugions massivement dans une fuite en avant, nous cherchons à posséder de plus en plus d’objets vite obsolètes. Nous nous réfugions dans nos murs, devant nos télés ou nos ordinateurs. Nous n’osons plus vivre en humain,  partager, vivre avec et non contre les autres. Dans ce monde sans conscience, nous nous réfugions dans le refus des différences, dans l’exclusion des autres. Nous nous berçons dans l’illusion que mépriser les autres (les « non croyants », les « non musulmans », les « non chrétiens », les « non juifs », les « non européens », les « non patriotes », les « non blancs », les « non nobles », les « non bourgeois », les « non ouvriers », les « non hétéros », les « non riches », les « non de droite », les « non travailleurs », les « non de gauche », les « non productifs », les « non écolos »…) pourrait redonner du sens à nos êtres. Mais nous sommes toutes et tous humains, et en rejetant les autres, nous rejetons une part essentielle de nos êtres. Mais nous sommes toutes et tous uniques alors, ce refus des différences est sans fin, si ce n’est la fin de l’humanité.

Ce refus, cette peur des différences conduit certaines ou certains d’entre-nous, sans distinction de dogmes, d’origine ou de culture, aux pires extrémités. Ainsi, le 22 juillet 2011, un assassin tue 77 personnes en Norvège et il justifie ses crimes par ses idées politiques d’extrême droite. Ainsi, en ce début janvier 2015, des assassins tuent 17 personnes en France en prétendant agir en accord avec leurs dogmes monothéistes. Ceci n’est pas nouveau. L’histoire de l’humanité est aussi une succession de combats fratricides, de xénophobies, d’intolérances et de violences.

Il reste possible que d’éventuels prochains crimes nous entraînent à nouveau dans des combats sans issues, des guerres fratricides imbéciles. Mais, ce n’est pas l’espoir porté par ces millions de personnes qui sont spontanément descendues dans les rues ou qui ont participé au rassemblement du 11 janvier 2014.

Dans une société en guerre, tous les moyens sont mobilisés pour détruire l’autre, sans considération pour l’avenir. Nous avons massivement fait savoir au monde qu’il y a une autre voie que celle de l’escalade des divisions, des intolérances et de la violence. Il y a une autre voie que celle de la guerre. Nous avons massivement fait savoir au monde que nous voulons vivre ensemble et en paix.

Nous ne sommes pas en guerre, nous désirons lutter contre tous les criminels et qu’ils soient traduits devant nos cours de justice mais nous nous avons mieux à faire que de donner à ces individus plus d’importance qu’ils n’en ont.

Nous voulons la paix, pas la guerre, nous n’accordons pas aux assassins, aux tueurs de libertés, aux dictateurs potentiels ou en exercice, le droit de limiter nos libertés, de diriger nos vies, nos sociétés, ni avec ni contre eux.

Nous construirons la paix, en cherchant à construire un monde plus juste, un monde viable et équilibré, un monde moins violent, un monde soucieux de l’avenir des femmes et des hommes, un monde plus fraternel, un monde plus humain.

 

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Charlie n’est pas mort, il bande encore.

Ce midi, nous avons participé massivement à un moment de recueillement. Je suis reconnaissant au président de notre république d’avoir décrété une journée de deuil national ce 8 janvier 2015. Je suis ravi qu’en honorant la mémoire des plus rebelles, des plus libertaires, des plus tendres, des moins politiquement disciplinés, des moins soumis à l’ordre établi, nos représentants affirment avec détermination leur volonté que nous restions un pays où la liberté d’expression n’est pas négociable, un pays où nous refusons les divisions artificielles, les violences, les intolérances. Un pays où le plus haut niveau de l’état tient à se que chacun et chacune reste libre de se railler des puissants, de se moquer de nos contradictions, de ne pas accepter l’inacceptable, de bousculer nos idées bien pensantes.

Maintenant c’est à nous toutes et tous de pleurer, de crier, de rire, de vivre. Nos frères mal comprenant en humanité n’ont de prise que sur nos corps, ils n’ont aucun moyen de « tuer Charlie Hebdo ». Ils continuerons à assassiner et ils peuvent aligner nos corps, mais ils ne peuvent toucher nos êtres.

Il n’y a pas de justice, de bonté divine naturelle, de guerre, de loi de la jungle qui épargnerait les plus justes, de loi du marché qui n’assassinerait pas les moins égoïstes. Le monde n’est ni cruel ni juste, ni bon ni mauvais. Il est ce que nous faisons de lui et pour supporter ce qui ne nous y ressemble pas, le rire et l’irrévérence sont des armes salutaires.

Pleurons, rigolons, ripaillons et profitons de chaque instant pour célébrer la vie, la liberté.

Nous pensons nos utopies et construisons nos rêves, nous disons nos rêves pour les vivre, nous sommes des êtres d’imagination, d’intelligence.

Laissons-les jouer sans nous ces tristes damoiseaux et demoiselles, qu’ils ou elles soient folles d’un Dieu, d’un drapeau, de leur pouvoir spirituel, économique ou politique. Laissons-les jouer sans nous ces promoteurs de guerres fratricides cherchant à imposer leurs fantasmes liberticides par les plus abjectes crimes. Laissons-les jouer sans nous ces promoteurs de sociétés sécuritaires cherchant à augmenter leurs atteintes à nos libertés par les restrictions de nos droits. Ne leur prêtons pas des pouvoirs qu’ils n’ont pas. Ne leur prêtons pas le pouvoir de définir qui nous sommes.

Pour faire de la place à nos rêves, pour éloigner nos cauchemars, ne pas les fortifier en leur prêtant un sérieux qu’ils ne méritent pas, continuons à les railler, à pointer leurs incohérences, à mettre en évidence leur ridicule. Restons irrévérencieux pour ne pas leur laisser de prise.

N’ayons pas peur de relire et rire des blagues des disparus, de reprendre leurs combats, de continuer à rire de tous et de toutes, à commencer par rire de nous-mêmes, à rire de nos propres démons car, en somme, il n’y a qu’une terre et qu’une seule humanité.

Allez, amusons-nous, dansons, chantons et rigolons : « Charlie n’est pas mort, il bande encore. »

 

Liberté, égalité, fraternité et déconnade,

 

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu

Fusillade à Charlie Hebdo : unité et dignité contre l’obscurantisme et la barbarie

Communiqué de presse – 7 janvier 2015

 
Fusillade à Charlie Hebdo : unité et dignité contre l’obscurantisme et la
barbarie

 
EELV Pays de la Loire fait part de sa profonde émotion à la suite de l’attaque du siège du journal Charlie Hebdo et apporte tout son soutien aux journalistes, aux salariés du journal, aux policiers ainsi qu’à leurs familles.

 

Cet acte de guerre porte atteinte aux valeurs fondamentales de la démocratie et aux principes de la République, et notamment à la liberté d’expression et à la liberté de la presse incarnées ici par Charlie Hebdo. Le premier temps de recueillement doit se faire dans l’unité, la dignité et la réaffirmation des valeurs de solidarité et de tolérance, qui sont les meilleures réponses à apporter à l’obscurantisme et à la barbarie.

 

Les écologistes des Pays de la Loire forment le vœu qu’aucun amalgame ne soit fait avec quelque communauté que ce soit.

 

 

Europe Écologie – Les Verts Pays de la Loire

Nous sommes soumis à une menace terroriste extrêmement grave

Parlant des islamistes, je viens d’entendre à la radio « nous sommes soumis à une menace terroriste extrêmement grave ».

Nous percevons ainsi le danger réel dont nous menace les intégristes politiques prenant prétexte d’un ordre divin qui, comme par hasard, les désigneraient comme les seuls détenteurs de la vérité, le seul peuple élu.

Mais alors comment qualifier les intégrismes politiques qui prennent prétexte de différences d’origine ou de nationalité qui, comme par hasard, donneraient plus de droits, aux groupes des intégristes politiques qui les exacerbent ? Ces intégrismes politiques qui divisent l’humanité et préparent d’artificiels combats fratricides suicidaires ?

Mais alors comment qualifier les intégristes néo-libéraux qui prennent prétexte des pénuries artificielles que génèrent nos compétitions économiques pour stigmatiser et culpabiliser celles et ceux qui subissent cette loi de la jungle ? Ces intégristes néo-libéraux qui condamnent la population mondiale aux misères les plus insoutenables alors que nous produisons plus de richesses que nécessaire au bien être de toute l’humanité?

Mais alors comment qualifier les dirigeants économiques ou politiques qui prennent prétexte des fantastiques découvertes scientifiques passées pour continuer à favoriser des politiques qui produisent plus de déchets que la Terre ne peut en absorber?

J’ai la désagréable sensation qu’en focalisant nos informations sur les menaces terroristes, les médias participent de notre lavage de cerveau. Ce lavage de cerveau qui nous conduit à ne pas remettre en cause les dogmes économiques productivistes qui suicident l’humanité.

Et, si, au lieu d’instrumentaliser les peurs, frustrations et gaspillages, nous cherchions à nous débarrasser du culte de la compétition qui conduit un nombre de plus en plus faible à s’accaparer les ressources vitales à un nombre de plus en plus important ?

 

Modération, paix, amour et décroissance du PIB

 

 

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu