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Citoyen policier, réagit!

Citoyen policier, citoyen gendarme,

Tu t’es engagé pour protéger la république, la paix.

La constitution de la république française est parfaitement claire, les pouvoirs qui te sont accordés viennent du peuple: nos représentants politiques, comme toi, tiennent leurs pouvoirs du peuple. Comme nos représentants, ton devoir est de servir et protéger le peuple, les droits de chaque individu, les valeurs de notre république qui s’articulent autour des droits humains. Ton devoir est de protéger celles et ceux qui exercent leur droit d’exprimer leurs opinions, de débattre dans les lieux publics.

Tu t’es engagé pour que grâce à toi, à ton dévouement, nous restions en démocratie.

A toi d’agir, à toi de stopper celles et ceux qui, même à tes cotés, face au stress, aux insultes et aux violences, en oublient leurs devoirs et, insidieusement, transforment la nature de notre régime politique.

Il est facile, trop facile, de s’en prendre aux dirigeants politiques. Ceux-là ne tiennent pas la matraque, ceux-là ne gazent pas, n’emprisonnent pas et, n’obligent personne à le faire. Il n’y a pas d’ordre légal de « taper », de « se lâcher », ce ne sont là que des interprétations illégales, dirigées par la peur.

En toutes occasion tu gardes tes responsabilités, ton libre-arbitre, ton choix, ta volonté de protéger le peuple, la république, même contre celles et ceux qui oublient qu’ils ou elles portent un uniforme, qui oublient qu’ils ou elles n’ont de pouvoir que pour protéger, pas pour user de manière disproportionné de violences aux personnes.

La démocratie c’est aussi toi, ton dévouement, ton sang froid, ta probité. Elle ne survivra pas si tu l’oublies.

Servir.

François NICOLAS, REZE(44)

L’arme de destruction massive au service du capitalisme : la xénophobie.

Tu as fuis un pays où, du fait d’une guerre, d’une dictature, de catastrophes naturelles ou tout simplement de la misère, tu ne pouvais vivre décemment.

Dans ton long parcours vers la Grande Bretagne, tu as bravé mille dangers et, quand tu es arrivée à Calais, ce sont des conditions de survie peu enviables, des contrôles, des arrestations, des centres de rétention, que nous, la France, le pays des droits humains, nous t’offrons.

Citoyenne du monde, sœur en humanité, je te prie d’imaginer qu’individu par individu, nous ne sommes pas à l’image des dirigeantes économiques et politiques de nos pays riches en devise.

Je te prie de croire que nous sommes des millions à savoir que si certaines font la promotion de la compétitivité, des surconsommations et des gaspillages, à savoir que si certaines attisent les égoïsmes, les haines, les xénophobies, ni toi ni les ressources de nos pays ne sont en cause.

Ce n’est que pour servir docilement celles et ceux à qui la barbarie de « l’offre et de la demande », la loi de la jungle financière, attribue le privilège insensé de gaspiller les richesses créées par toutes et tous, que tu es si mal accueillie ici.

Ce n’est que pour mieux exploiter les classes moyennes et le prolétariat en divisant celles et ceux qui transforment les ressources en richesses que tu es stigmatisée.

Ce n’est que pour poursuivre, malgré l’appauvrissement des ressources, la croissance du pouvoir des plus riches en devise que notre droit de vivre dignement, toutes et tous ensemble, est ainsi bafoué.

Je te prie de croire que nous sommes des millions d’altermondialistes à militer pour qu’enfin nous partagions équitablement les ressources, pour qu’enfin nous puissions toutes et tous bien vivre, ensemble, partout où la vie est possible sur Terre.

Je te prie de croire que nous sommes des millions à militer pour qu’enfin la majorité des humains réalisent qu’il n’y a aucun avenir à s’accaparer plus de richesses qu’il n’en est nécessaire pour bien vivre.

Je te prie de croire que nous sommes de plus en plus d’hommes et de femmes à lutter pour qu’enfin l’évidence économique soit admise : il n’y a aucun avenir pour l’humanité si nous ne nous décidons pas massivement à « vivre simplement pour que le reste du monde puisse simplement vivre ».

François NICOLAS, REZE(44)

Vivre simplement pour que le reste du monde puisse simplement vivre
Vivre bien, ensemble

[VIDEO] « Pas de limite? (Une croissance infinie dans un monde fini.) »: https://www.youtube.com/watch?v=Sf_BxRTrm5s&list=PLYfjo3JyLy2R34NubRx9MxztCHLfKdQV4&index=1

 

Les statistiques ethniques sont des outils au service du racisme

Je me souviens d’un ami reçu au concours d’inspecteur de Police, il y a une vingtaine d’année. La première année, il nous disait: « je comprends qu’on dise que les noirs ou les arabes sont des voyous, ce sont les seuls qu’on contrôlent ». Dans ce cadre, une statistique ethnique ne lutterait pas contre le racisme mais l’amplifierait. En effet, ce sont toujours les raccourcis les plus direct que nous retenons. Nous retiendrions que si l’on contrôle « les noirs et les arabes », c’est qu’il y a une raison. Et, comme il n’est pas immédiat de comprendre ce qui nous a conduit à ces situations, la raison immédiatement retenue ne serait très probablement pas liée aux discriminations, aux rejets, aux racismes et, au contraire, une telle statistique permettrait à nos extrêmes droites de justifier à postériori le racisme et la xénophobie.

En France, il est heureusement interdit de tenir des propos stigmatisant tel ou tel groupe de personnes selon la couleur de la peau.

Ainsi, les racistes doivent s’exprimer par ellipse, par des expressions a priori légales mais qui sous-entendent des affirmations racistes, par des expressions qui, petit à petit, influencent chacun de nous, nous incitent à penser en associant aux couleurs de peau des caractéristiques sans rapport autre que statistiques.

La génétique a permis de prouver l’inexactitude des hypothèses racistes de la biologie du début du 20ième siècle: nous savons depuis quelques dizaines d’années que la couleur de la peau n’est directement associée à aucune autre caractéristique. Ce n’est pas l’absence de couleurs de peau mais cette vérité scientifique qu’affirment ceux qui clament qu’il n’existe pas plusieurs races humaines, que la notion de race n’est pas une catégorisation scientifique, juste une division des humains selon la couleur.

Ainsi, c’est une chance que le législateur interdise les statistiques ethniques: ceci permet de ne pas donner aux racistes des occasions de faire croire à l’association des couleurs avec des caractéristiques autres que… la couleur.

Combien de cadres supérieurs consommateurs d’une drogue dure, ou complices d’un délit financier, ne seront jamais contrôlés, dans les quartiers riches en argent, cette année? Combien de noirs parfaitement honnêtes seront contrôlés une dizaine de fois, dans les quartiers pauvres en argent, cette année? De même qu’il serait abusif de déduire de ce cercle vicieux un quelconque racisme des forces de police, d’attiser la haine contre celles et ceux qui travaillent pour le respect des lois, il est abusif d’en tirer des préjugés raciaux, d’attiser les plus vils haines, racismes et xénophobies.

 

Nous sommes une et une seule humanité.

 

François NICOLAS, REZE(44)

http://www.mingata.eu

Agir pour un peu de justice?

Extrait :

Cependant, cette décision de classement par le Parquet de Nantes a provoqué,dernièrement un communiqué alarmé signé le 5 mai dernier par la Ligue des droits de l’Homme, le Syndicat de la Magistrature et le Syndicat des avocats de France, affirmant notamment : « Quand une opération de maintien de l’ordre se termine par une atteinte corporelle irréversible, connaître les conditions dans lesquelles les forces de police ont opéré est légitime. C’est pourquoi nous demandons que la vérité soit établie sur les manières, circonstances et conditions dans lesquelles chacune des personnes blessées l’a été, que les responsabilités soient recherchées et par conséquent la justice rendue. (…) En outre, nous réaffirmons que pouvoir contester collectivement ce que l’on estime être injuste, c’est exercer une liberté publique fondamentale. Manifester publiquement est une des nombreuses formes d’expression de la citoyenneté et de la démocratie ainsi que de leur apprentissage. Elle ne doit pas conduire à une mise en danger. »

Plus d’info ici:

http://27novembre2007.blogspot.fr/2015/05/lettre-mme-taubira-garde-des-sceaux.html?utm_source=feedburner&utm_medium=email&utm_campaign=Feed:+27Novembre2007+%2827+novembre+2007%29

Nous construirons la paix

Depuis la fin du siècle dernier, les pouvoirs politiques ont baissé les bras face à la barbarie des marchés financiers. Les états n’assument pas convenablement leur rôle de répartition des richesses créés par toutes et tous. Nous ne pensons pas en termes de bien être, d’enrichissement humain, culturel ou scientifique mais en termes de compétitivité, de profits financiers et d’innovations technologiques. Ces moyens ne sont plus à notre service, ils sont devenus des objectifs puérils qui détruisent nos avenirs.

Les compétitions, les spéculations et les nouveautés techniques ont peut-être été des moyens efficaces mais, ce n’est plus le cas. La surconsommation des ressources naturelles réduit la compétitivité à des compétitions fratricides. Le partage des richesses produites, l’efficacité et l’émulation sont devenues anecdotiques face aux égoïsmes, aux gaspillages et aux concurrences destructrices. L’augmentation des inégalités financières a transformé les spéculations en spoliations. Le financement des activités  économiques est grandement freiné par la gloutonnerie des possédants de capitaux. Nos économies ne cherchent plus à répondre aux besoins mais à perpétuellement créer des frustrations. Les innovations technologiques transforment et dirigent nos avenirs sans objectifs humains, sans réponse à nos besoins, sans considération pour nos avenirs.

Faces à ces errements, nous nous déshumanisons. Nous nous réfugions massivement dans une fuite en avant, nous cherchons à posséder de plus en plus d’objets vite obsolètes. Nous nous réfugions dans nos murs, devant nos télés ou nos ordinateurs. Nous n’osons plus vivre en humain,  partager, vivre avec et non contre les autres. Dans ce monde sans conscience, nous nous réfugions dans le refus des différences, dans l’exclusion des autres. Nous nous berçons dans l’illusion que mépriser les autres (les « non croyants », les « non musulmans », les « non chrétiens », les « non juifs », les « non européens », les « non patriotes », les « non blancs », les « non nobles », les « non bourgeois », les « non ouvriers », les « non hétéros », les « non riches », les « non de droite », les « non travailleurs », les « non de gauche », les « non productifs », les « non écolos »…) pourrait redonner du sens à nos êtres. Mais nous sommes toutes et tous humains, et en rejetant les autres, nous rejetons une part essentielle de nos êtres. Mais nous sommes toutes et tous uniques alors, ce refus des différences est sans fin, si ce n’est la fin de l’humanité.

Ce refus, cette peur des différences conduit certaines ou certains d’entre-nous, sans distinction de dogmes, d’origine ou de culture, aux pires extrémités. Ainsi, le 22 juillet 2011, un assassin tue 77 personnes en Norvège et il justifie ses crimes par ses idées politiques d’extrême droite. Ainsi, en ce début janvier 2015, des assassins tuent 17 personnes en France en prétendant agir en accord avec leurs dogmes monothéistes. Ceci n’est pas nouveau. L’histoire de l’humanité est aussi une succession de combats fratricides, de xénophobies, d’intolérances et de violences.

Il reste possible que d’éventuels prochains crimes nous entraînent à nouveau dans des combats sans issues, des guerres fratricides imbéciles. Mais, ce n’est pas l’espoir porté par ces millions de personnes qui sont spontanément descendues dans les rues ou qui ont participé au rassemblement du 11 janvier 2014.

Dans une société en guerre, tous les moyens sont mobilisés pour détruire l’autre, sans considération pour l’avenir. Nous avons massivement fait savoir au monde qu’il y a une autre voie que celle de l’escalade des divisions, des intolérances et de la violence. Il y a une autre voie que celle de la guerre. Nous avons massivement fait savoir au monde que nous voulons vivre ensemble et en paix.

Nous ne sommes pas en guerre, nous désirons lutter contre tous les criminels et qu’ils soient traduits devant nos cours de justice mais nous nous avons mieux à faire que de donner à ces individus plus d’importance qu’ils n’en ont.

Nous voulons la paix, pas la guerre, nous n’accordons pas aux assassins, aux tueurs de libertés, aux dictateurs potentiels ou en exercice, le droit de limiter nos libertés, de diriger nos vies, nos sociétés, ni avec ni contre eux.

Nous construirons la paix, en cherchant à construire un monde plus juste, un monde viable et équilibré, un monde moins violent, un monde soucieux de l’avenir des femmes et des hommes, un monde plus fraternel, un monde plus humain.

 

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

La légitimité de la violence ?

Avoir peur de recevoir de coups. Avoir mal. Aller simplement exprimer son avis, son opposition à ce monde de haine et de destruction puis en sortir définitivement mutilé.

S’il peut sembler normal de céder à la tentation de la violence ceci ne sert que le camps de la peur, de la haine, de la barbarie, ceci donne des justifications à posteriori aux pires abus, aux pires privations de liberté, aux lois liberticides, aux fascistes de tous les bords, à ce monde de brutes capitalistes qui ne reconnaissent que la loi du plus fort, la loi de la jungle, la loi des multinationales, les violences, les haines, les communautarismes, les identités nationales qui par nature excluent et encouragent les divisions artificielles et humainement suicidaires.

Je crois que la seule violence acceptable est la légitime défense : quand on est directement agressé sans pouvoir fuir ou quand on défend un agressé qui ne peut pas fuir. Je crois qu’il n’y a de « contre-violence » que pacifique et fraternelle : toute autre « contre-violence » est une défaite de la civilisation, une victoire de ce monde néo-libéral inhumain que le grand capital nous impose.

Dans l’actualité des luttes des dernières années, je trouve que les diverses actions des brigades des clowns où, les actions de résistances passives « nues et désarmées », « enchaînées » ou encore « enterrées » sont de bonnes illustrations de ce que l’on peut faire pour lutter efficacement. Des actions qui ne transforment pas les oppresseurs en défendeurs de l’ordre. Des actions qui laissent le choix aux détenteurs de l’autorité publique de ne pas employer la force. Des actions qui laissent le choix aux détenteurs de l’autorité publique de choisir la vie et de ne plus défendre les puissants, les destructeurs d’humanité.

Nous ne gagnerons un monde plus juste, plus sain, plus civilisé, que lorsque les hommes et femmes de devoir n’auront plus aucune possibilité de croire qu’ils usent de violences pour le bien de toutes et tous et non pour la destruction de nos avenirs, pour une société de plus en plus autoritaire et liberticide.

Bien entendu, ceci demande un incroyable courage et une formidable clairvoyance.
Le courage d’être à la merci des quelques humains qui se cachent parmi les dépositaires de la force publiques et/ou les résistants pour conjurer leurs peurs et problèmes personnels en assouvissant leur soif de violence, violence rapidement contagieuse.
La clairvoyance de celles et de ceux qui sont persuadées qu’une lutte gagnée par la violence est une lutte perdue, une victoire des néo-conservateurs, des partisans de la loi du plus fort, une victoire des fascistes, contre l’humanisme, contre la civilisation.

Merci à l’incroyable courage et à la clairvoyance des militantes et militants pacifistes de toutes ces luttes pour la préservation de l’avenir de l’humanité et… Merci aux dépositaires de la force publique qui n’useront plus des moyens violents à leur disposition! Et si, en définitive, il y avait, également répartis de part et d’autre des barricades, d’une part le camps de la peur et de la violence, d’autre part le camps du courage et de l’humanité?

Paix et amour,

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu

Démission?

Quel intérêt de demander, avant la fin des enquêtes, la démission de celles ou ceux qui n’agissent que sur ordre, par devoir?

Est-ce un besoin de ne pas remettre en cause le peu d’intérêt de nos dirigeants économiques pour le respect de la vie, quand ils ont l’occasion de retirer quelques bénéfices financiers en détruisant, petit à petit, l’avenir de l’humanité?

Mort de Rémi Fraisse: Denis Favier, directeur général de la gendarmerie, invité de BFMTV

Est-ce un moyen d’éviter de condamner ces politiques de tous bords qui se nourrissent des divisions ou violences, entretiennent des fantasmes sécuritaires, exacerbent les haines et attitudes de défiances, préfèrent créer des situations ingérables militairement plutôt que de remplir leur mission de représentants du peuple: exposer et débattre honnêtement des raisons qui les poussent à engager tous ces Grand Projets Inutiles et Imposés?

Est-il besoin de demander des démissions d’hommes et de femmes de devoir quand tant de démissions ont déjà eu lieu?

Ne sont-ce pas ces précédentes démissions qui sont criminelles. Ces démissions face aux promesses électorales. Ces démissions face au respect de l’avenir. Ces démissions face aux pouvoirs financiers. Ces démissions face aux haines. Ces démissions face au devoir de respecter la vie. Ces démissions face aux valeurs fondamentales humanistes et universalistes de la Républiques Française?

François NICOLAS, REZE(44)
www.mingata.eu

Nous sommes la vie ou la mort

Pour détruire des vies, détruire la vie, nous dépensons l’énergie et les matières qui manqueront à nos descendants.

N’est-il pas temps de changer ?
Ne sommes-nous pas les maillons des chaînes qui nous oppriment?
N’avons nous pas le pouvoir d’immédiatement rendre notre monde vivable et humain?

N’est-ce pas notre choix que de détruire ou construire ?
N’est-ce pas notre choix que d’accumuler des ressources qui manquent à d’autres ou de laisser les autres vivre ?
N’est-ce pas notre choix que de vivre ou de courir le plus vite possible vers la mort?

Pour vivre, il te suffit de ne pas participer aux actes qui te semblent injustes ou cruels.
Partager, vivre et laisser vivre, décroissance.

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.mingata.eu/
PS, cette note a été écrite en réaction à la vidéo suivante:

Une armée européenne? Non merci!

Actuellement, même dans mon parti politique, beaucoup de pro-européen-ne-s souhaiteraient que l’UE se dote d’une armée européenne capable de conduire des opérations en dehors du territoire européen. Pour que l’Europe soit respectée ou pour faire des économies en mutualisant des moyens disent-elles/ils.

Ne serait-il pas dangereux de laisser à nos politiques nationaux le plaisir de se dédouaner des pires horreurs sur l’Europe? Ne le font-il pas déjà assez? J’imagine avec peu d’enthousiasme un monde où nos chefs d’état enverraient nos enfants risquer leurs vies pour tuer d’autres humains tout en se lavant les mains: c’est pas moi, c’est l’Europe…

Comment, si l’on tient compte de notre histoire, de l’histoire de tous les pays du monde, de l’histoire de toute l’humanité, peut-on raisonnablement penser que si l’Europe devient une puissance militaire alors qu’elle est déjà la première puissance économique mondiale, elle n’en abusera pas?

Je suis convaincu que nous devons apprendre à discuter, à partager. Je suis persuadé qu’être trop puissant ne permet pas d’être raisonnable, que la violence entraine la violence.

Nous devons apprendre à travailler avec le reste du monde, pas à le contraindre par la force. Ne pas apprendre à agir ainsi, c’est perdre toute chance d’augmenter le domaine de la  démocratie.
Nous ne vivons pas dans un monde pacifique, il n’est pas forcément déraisonnable de disposer de quoi se défendre mais si l’Europe dispose de quoi directement conduire des « opérations extérieures », l’Europe augmentera le niveau mondial de violence, de barbarie et…  enrichira les marchands de canon. Ces perspectives ne me séduisent pas.

 
François NICOLAS, REZE(44)
[Candidat de soutien (fin de liste) à Yannick Jadot : http://ouest.europe-ecologie.eu/ )]
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Que c’est-il passé à Nantes ce samedi?

Ce qui s’est passé EN MARGE de la manifestation

(EXTRAIT du communiqué de presse du 23 février 2014 | Collectif de Rezé contre le projet d’aéroport de Notre-Dame-des-Landes – col.reze.contre.aeroport.nddl@riseup.net )

« (…)Nantes en état de siège
Samedi, plusieurs heures avant le début de la manifestation, le centre-ville de Nantes est en état de siège : trois mille policiers mobilisés, des dizaines de rues barrées par des grilles, des canons à eau ultra-visibles, des fourgons alignés par dizaines, de place en place, des policiers en civil déjà en action, (…) Toute la journée, un hélicoptère survole la manifestation. Le soir, la ville est soumise à un véritable couvre-feu, les transports publics sont arrêtés. (…) la Préfecture (…) empêche le déroulement raisonné de la manifestation. (…) Raccourci de moitié, le trajet de la manifestation, pourtant longuement préparé par la coordination des opposants au projet, est devenu trop court pour accueillir les manifestants : plus de 50 000, la plus grosse mobilisation jamais organisée contre ce projet absurde. (…) saturation de la zone comprise entre la croisée des trams et la Petite Hollande. La Préfecture, après avoir interdit le centre-ville et l’Île de Nantes aux manifestants, laisse se construire des scènes de désordre. Des dizaines de policiers lourdement équipés sont à quinze mètres de la poignée de jeunes qui détruit le local de la TAN. Après avoir évacué la croisée des trams et les rues voisines, des centaines de policiers laissent le même groupe brûler des aubettes sans intervenir, ni faire intervenir les pompiers. Le choix de ce dispositif policier totalement extravagant conçu pour produire des images de désordre (…) Nous sommes en colère d’avoir dû manifester dans une ville soumise à l’état de siège et contre ces élus qui vantent la démocratie dite participative (…) Il n’est de pires sourds que ceux qui utilisent des grenades assourdissantes pour défendre l’indéfendable. »

LA VÉRITABLE MANIFESTATION contre la destruction du bocage de Notre-Dame-des-Landes

Hypnotisé par quelques humaines et d’humains qui, en dehors du parcours de la manifestation, ont détruit des biens matériels sans être interrompu durant ces actions, beaucoup de médias semblent avoir oublié de filmer ce qu’on fait les dizaines de milliers d’humaines et d’humains qui ont réellement participé à cette manifestation. Cette vidéo amateur vous le montrera :

Paix et amour,


François NICOLAS, REZE(44)
http://mingata.eu/