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La violence entraine la violence

La violence entraine la violence

« Œil pour œil et le monde deviendra vite aveugle. » (Gandhi)

Au Rwanda, nous avions militairement formé certains acteurs du génocide alors que la nature raciste de ce régime était connue. Quelques années avant le génocide, nous étions intervenus directement pour sauver le futur régime génocidaire. Enfin, nous ne sommes finalement intervenus que quand l’armée de libération avait vaincue les génocidaires, pour protéger la fuite de ces derniers, leur permettant ainsi d’utiliser la population rwandaise en exode devant l’armée de libération comme bouclier humain… (*)

Aujourd’hui, sous le couvert de notre intervention en Centrafrique se sont déroulés les pires crimes (**).

Quand cesserons nous de croire qu’en dehors de la défense face à l’agression d’un état par un autre état, une action de guerre puisse être considérée comme une option envisageable et non une spirale infernale et mortifère si, auparavant, nous avons aider à la mise en place de conditions favorables aux pires crimes?

Cessons d’aider financièrement ou diplomatiquement les pires régimes politiques pour y imposer nos dogmes néo-libéraux (privatisation des services publics, interdiction des taxes, pillages des ressources,…), y acheter plus facilement nos énergies (pétrole, gaz, uranium…) et matières premières (coton, cacao, métaux précieux, minerais rares, …) ou, comme nous le faisons activement depuis une demi-douzaine d’années, pour simplement obtenir des accords bilatéraux utiles aux reconduites aux frontières si chères aux xénophobies, actives ou passives, de nos dirigeants.

Qui veut la paix, prépare la paix.

François NICOLAS, REZE(44)

PS: éviter de me répondre en parlant du Mali si vous ne vous êtes pas documenté sur le renforcement des dictatures africaines qu’ont entrainé les aides matérielles et financières que nous leurs avons attribuées pour leur implication dans cette guerre. (si vous n’y connaissez rien, un exemple de blog: http://makaila.over-blog.com/ )

(*)

(**)

De la corrida à la barbarie économique, les mots ont un sens.

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On nous dit qu’une corrida est une confrontation entre de dangereux taureaux de combat et de courageux toreros parés de magnifiques habits de lumière. Il n’y a aucune confrontation entre un torero et un taureau : ce dernier n’a rien demandé. L’idée d’une confrontation, d’un combat, est une escroquerie.

L’emploi de l’expression fantasmagorique de taureau de combat me met mal à l’aise: un taureau ne cherche à se défendre que par notre volonté, pour sa survie. Le seul fait d’utiliser l’expression « taureau de combat » nous prédispose à accepter ce monde imaginaire qui masque la glorification de notre soumission à la violence.

Cette instrumentalisation des mots n’est pas un phénomène isolé, c’est un principe global de conditionnement de nos comportements.

De même qu’on accepte plus facilement l’idée de torero que de boucher, nous préférons l’idée de combat à celle de crime, de dommages collatéraux à celles de victimes innocentes, l’idée de tomber pour défendre les victimes des pires barbaries à celle de mourir en s’entretuant entre inconnus au profit de puissants qui se connaissent, l’idée de n’être que des victimes de lois naturelles plutôt que des exploités d’un système barbare.

Ainsi, nous préférons croire en une nécessité de croissance du PIB, une nécessité d’augmentation de notre compétitivité, une nécessité de vaincre pour survivre, plutôt que de regarder en face notre allégeance à un système économique en roue libre qui augmente chaque jour le domaine de la barbarie.

L’emploi de l’expression fantasmagorique de compétition économique me met mal à l’aise: un travailleur ne cherche à écraser les autres travailleurs que par peur de se retrouver sans ressource, parce qu’on conditionne son revenu à son acceptation de l’exploitation de l’homme par l’homme. Le seul fait d’utiliser l’expression compétition économique nous prédispose à accepter ce monde imaginaire constitué d’une élite quasi-divine grâce à qui les richesses seraient produites et qui partagerait généreusement une part de ses biens, au lieu de regarder en face la sur-exploitation des humains et de nos avenirs, notre soumission à un système économique barbare qui nous broie.

Il n’y a aucune confrontation nécessaire entre travailleurs : nous subissons ces compétitions permanentes, inutiles et contre-économiques, sans réellement les désirer. Nous sommes prisonniers de l’illusion d’être forcés de lutter entre-nous pour obtenir un revenu. L’idée de compétition économique est une escroquerie.

J’aime l’imagination, la beauté de la pensée mais, je déteste qu’elle soit perpétuellement instrumentalisée pour justifier des pratiques qui, en favorisant l’auto-exploitation de l’humanité, entravent la construction d’un monde plus juste, moins violent, des pratiques qui pérennisent les violences physique ou économiques et cherchent à les faire apparaître comme consubstantielles à notre humanité.

Oui, l’humanité a été et est encore très violente mais ceci évolue, nous aspirons à être de moins en moins barbares, de plus en plus civilisés.

Ne masquons plus nos fragilités par des bravades, nos peurs par des violences.
Rassurons-nous en nous réconciliant plutôt qu’en nous massacrant, en nous protégeant plutôt qu’en nous entretuant.
Paix et Amour,

François NICOLAS, REZE(44)
http://www.festivalnikon.fr/video/2013/1394

Agissons!

Nous avons jusqu’au 14 janvier pour voter afin que l’Europe étudie la viabilité économique d’un revenu de base universel:
https://ec.europa.eu/citizens-initiative/REQ-ECI-2012-000…

Chaque voix compte pour changer ce monde qui ne nous correspond pas, pour que l’avenir se concrétise par la diminution des compétitions, des barbaries, par l’augmentation de la civilisation:
https://ec.europa.eu/citizens-initiative/REQ-ECI-2012-000…

PS: plus d’info sur le revenu de base:
http://revenudebase.info/

 

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Et si l’Europe se conjuguait avec l’avenir?

Nos dirigeants et dirigeantes croient pouvoir résoudre les crises écologiques, sociales et économiques avec les moyens qui ont créés ces crises. Ils et elles n’y arriverons pas. Ils et elles ne feront qu’aggraver les inégalités, qu’augmenter la fréquence et la violence des crises.

Ne nous étonnons pas qu’une part grandissante des hommes et des femmes de nos pays européens se tournent vers des idées qui rappellent les périodes les plus sombres de notre continent. Ce monde de frustration permanente ronge toute humanité. Cette folie d’utiliser les hommes et d’aimer les objets n’a aucun sens. Ce monde ne nous correspond pas. Les extrémismes qui s’annoncent n’en sont que les suites prévisibles. Il est de notre devoir d’ouvrir d’autres voies, de participer à la construction d’un avenir désirable.
Oublions le fantasme liberticide d’une Europe forteresse s’isolant de peuples plongés dans la misère par notre aveuglement. Oublions la transformation progressive de l’Europe en une grande fédération impérialiste. Oublions nos égoïsmes et nos peurs. Ne gaspillons plus les ressources de l’humanité à la préservation des intérêts de quelques exploiteurs. Préservons nos vies, préservons la vie.

Construisons une Europe fière de vivre et partager ses valeurs humanistes. Mobilisons-nous pour que tous les européens et toutes les européennes vivent décemment, pour que l’Europe participe à la construction d’un monde juste et durable.

Ensemble, redonnons du sens à la politique, redonnons du sens à la vie car là est notre originalité, notre motivation première : le respect de la vie.
Ce respect ne nécessite nul péril, nul menace. Il ne nous est pas utile de faire peur, de ressasser ce qui ne peut qu’arriver quand on scie la branche sur laquelle on est assis. L’envie de respecter de la vie est un plaisir, une joie qu’il nous faut partager, simplement.

Par l’écoute, par la remise en cause des dogmes établis, par l’exemple, reprenons le contrôle de nos vies.

François NICOLAS, Rezé(44)
http://mingata.eu